Une seule façon de gagner

Le plus grand mensonge des séries 2017 nous... (Archives, Agence France-Presse)

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Le plus grand mensonge des séries 2017 nous a possiblement été raconté par l'entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan.

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CHRONIQUE / (Pittsburgh) Je vous ai entendus. Dans les minutes qui ont suivi le match numéro deux de la finale de l'Association Est, lundi soir, vous avez eu le goût de sombrer dans la panique.

Certains d'entre-vous, du moins.

C'est bien beau, la défensive. Mais trop, c'est comme pas assez...

« On » ne gagnera pas trop souvent si « on » continue de jouer comme ça...

J'ai toujours été fasciné par ces partisans qui s'expriment à la première personne, comme s'ils faisaient partie de l'équipe. « On » a gagné, « on » a perdu, « on » a joué comme une bande de cabochons...

Mais bon. On s'en reparlera un autre jour, si vous le voulez bien.

Pour l'instant, je veux simplement vous dire que je ne suis pas d'accord avec vous.

Je suis même d'avis contraire. 

Si les Sénateurs ont une petite chance de survivre à cet affrontement contre les Penguins, ils doivent continuer de faire, très exactement, ce qu'ils ont fait dans les deux premières parties.

Il s'agit vraiment, à mon sens, de la seule façon pour eux de s'en sortir.

On ne se racontera pas d'histoires. Je continue de croire que les Penguins vont l'emporter. Le talent est juste trop grand.

Je dis, tout simplement, que la meilleure façon de vaincre un club plus talentueux, au hockey, c'est de l'étouffer.

Et les Sénateurs ont fait ça de manière admirable, ce week-end, à Pittsburgh.

Le plus grand mensonge des séries 2017 nous a possiblement été raconté par l'entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan.

Son équipe venait de signer une victoire dans la série. Dans son point de presse, les journalistes ne voulaient pas vraiment en parler. Toutes les questions, ou presque, portaient sur les nombreuses sautes d'humeur des stars Phil Kessel et Evgeni Malkin durant la soirée.

« Vous autres, les médias... Vous avez toujours tendance à sortir les événements de leur contexte. Vous exagérez l'importance de certaines histoires. Des chicanes entre coéquipiers, c'est courant. De bonnes conversations viriles, entre hommes, c'est juste bon pour l'esprit d'équipe. »

Minute, papillon.

Si c'était quelque chose de courant, on le saurait. Les réseaux de télévision se feraient une joie de nous relayer les affrontements musclés entre coéquipiers, au banc des joueurs. Les geeks en tireraient de courtes vidéos qui circuleraient en boucle sur les réseaux sociaux.

Je serais davantage porté à croire que l'explosion de Kessel a davantage à voir avec la façon dont il est surveillé. Se pourrait-il que, dans le deuxième match d'une série qui pourrait en compter sept, il en ait déjà ras-le-bol de ce sytème de jeu éteignoir de l'adversaire ?

Si c'est le cas, le pauvre type n'est pas au bout de ses peines. Il n'a même pas encore foulé la patinoire du Centre Canadian Tire, où l'entraîneur Guy Boucher pourra lui opposer les joueurs qu'il veut.

L'entraîneur-chef des Sénateurs doit savoir tout ça. Il s'est quand même montré prudent quand est venu le temps d'en parler. « Je ne peux pas parler pour l'autre club. Si vous voulez savoir comment ils se sentent, il faut leur demander », a-t-il répondu.

Tom Pyatt, ce vétéran qu'il aime tant, n'a pas la même retenue.

« Les gens parlent. On sent la frustration grimper chez eux. C'est une bonne chose », croit-il.

***

Il y a bien deux ou trois choses, par contre, que les Sénateurs pourraient faire mieux, ou différemment, pour améliorer leurs chances de reprendre le contrôle de la série, mercredi soir.

Il doit forcément y avoir moyen de prendre avantage d'une brigade défensive adverse, surtout si elle doit être privée de ses trois meilleurs éléments.

Il faudrait commencer à en parler avec le plus dangereux marqueur du groupe.

Mike Hoffman a marqué deux buts dans les deux dernières parties de la série contre les Rangers de New York. C'est à se demander comment il s'y est pris.

On a parfois l'impression qu'il a égaré sa boussole interne. Quand il traverse la ligne bleue adverse, il se dirige n'importe où... sauf, peut-être, vers le filet.

Il a obtenu la meilleure chance de marquer de son équipe, dans la dernière minute de jeu, mardi. Il se faisait un peu tard.




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