Vingt minutes d'angoisse

Craig Anderson repousse le tir de Jesper Fast.... (Agence France-Presse)

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Craig Anderson repousse le tir de Jesper Fast.

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(New York) CHRONIQUE / Alors... Comment on se sent après avoir éliminé ses anciens coéquipiers, Derick Brassard ?

« C'est complètement dément. Mais... »

Mais quoi ?

« La troisième période. Je te jure. Je pense que je viens de jouer les 20 plus longues minutes de hockey de toute ma carrière. »

Brassard, un joueur qui carbure à l'émotion, ne connaissait qu'une façon d'aborder cette série face aux Rangers. Il a plongé dedans tête première, malgré tous les dangers que cela comportait.

Chaque petit échec devenait très personnel. Les défaites n'étaient pas faciles à digérer.

On peut donc facilement comprendre ce qu'il veut dire quand il parle des « 20 plus longues minutes de sa carrière », à regarder Craig Anderson se démener pour empêcher les Rangers de créer l'égalité.

Brassard a vécu deux longues périodes d'angoisse, en fait, dans ce match ultime. En première période, il s'est retrouvé au banc des pénalités pour avoir asséné un coup de bâton (complètement accidentel) au visage de son meilleur ami à New York, Mats Zuccarello.

Parce que le Norvégien a saigné, les arbitres lui ont même décerné une pénalité mineure double.

Si la troisième période était la plus longue de toute sa vie, que dire de ces quatre minutes passées en isolement ?

« J'en dois une grosse aux gars qui ont travaillé pour nous durant cette infériorité numérique », a-t-il poussé dans un grand soupir.

« Il faut que je fasse plus attention. C'est un accident, mais je dois faire plus attention quand même. J'aurais pu y aller à deux mains. Quand tu y vas d'une seule main, tu ne peux pas vraiment contrôler ton bâton et il revole partout. Je ne me sentais pas super gros au banc, mais bon. Ce sont des choses qui arrivent, des fois. »

Brassard est un gars émotif, qu'on vous disait. Les gens émotifs ont parfois tendance à se montrer trop durs envers eux-mêmes.

Brassard n'était pas nécessairement heureux de quitter New York l'été dernier. 

Il était bien dans cette ville. 

Il se sentait chez lui avec les Rangers, une formation avec laquelle il a connu beaucoup de succès.

Il a quand même trouvé, dans le vestiaire des Sénateurs, quelques très bons alliés. De bons amis, même.

« C'est clair que ça doit lui faire plaisir d'avoir battu son ancienne équipe. En fin de compte, il doit se dire qu'il a joué toute une série pour nous. Surtout son but dans le match numéro cinq. Nous aurions pu nous retrouver dans une position fort différente s'il n'avait pas marqué ce but-là », a rappelé l'un d'eux, Alexandre Burrows.

« Même quand il ne marque pas, il nous aide défensivement. Il est bon dans les mises en jeu. Il a toujours de bons match-ups contre lui. En somme, il a fait du super bon travail. »

***

On ne s'ennuie jamais à New York. JA-MAIS.

Dans un immense marché médiatique où 11 équipes des cinq circuits sportifs professionnels majeurs jouent du coude, il y a toujours un scandale en préparation, une crise à couvrir, un feu à éteindre.

Cette semaine, ce sont les Mets qui alimentent les tabloïds.

Matt Harvey, l'ancien as de la rotation, vient de purger une suspension de trois jours. Il a « oublié » de se présenter au boulot, samedi, sans au préalable prévenir ses patrons.

La raison de son absence ? C'est ici que ça se brouille. À l'extérieur des bureaux de Citi Field, personne ne sait. Sauf que toutes sortes d'histoires circulent.

On dit que Harvey a trop fêté Cinco de Mayo. Aux prises avec un sale mal de bloc, il n'a simplement pas été capable de se lever à temps.

Dans les dernières heures, on a également pris le temps de nous rappeler que Harvey est un grand amateur de hockey. Un fan des Rangers, tout particulièrement.

Dans un quotidien réputé, mardi, on a même avancé une théorie selon laquelle le lanceur aurait voyagé jusqu'à Ottawa pour assister en personne au match de ses favoris, samedi.

On a bien pris soin de préciser que cette histoire n'avait pas été confirmée.

Quelqu'un peut nous aider ? A-t-on croisé la vedette des ligues majeures dans la Zone Rouge ? En file chez Tim Horton's ? Sur le bord de la baie vitrée pour suivre de plus près la course des premiers ministres ?

Quelqu'un ?




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