Nathalie «l'Instagrameuse»

Le compte Instagram de Nathalie Boucher est de... (Courtoisie)

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Le compte Instagram de Nathalie Boucher est de plus en plus suivi.

Courtoisie

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CHRONIQUE / Au départ, l'été dernier, Nathalie Boucher n'était pas particulièrement entichée. Son copain, Mika Zibanejad, venait d'être échangé aux Rangers. Cette jeune femme franco-ontarienne devait se résoudre à quitter la ville où elle a grandi et son cercle social au grand complet.

« En plus, la construction de notre nouvelle maison venait à peine de se terminer, m'a-t-elle rappelé. On vivait dedans depuis une semaine. On était loin de se douter qu'une transaction pouvait survenir... »

Rapidement, de bons amis lui ont fait comprendre qu'elle était chanceuse dans sa malchance. New York, lui a-t-on rappelé, était possiblement la meilleure ville où elle pouvait aboutir.

Férue de mode, elle venait de passer deux années sur les bancs de l'Académie Richard Robinson.

Futée et passionnée, elle a rapidement su en tirer profit.

Zibanejad me parlait justement de tout ça, la semaine dernière, entre les deux premiers matches de la série entre les Sénateurs et les Rangers, à Kanata. Il me parlait avec un brin d'admiration de son compte Instagram, de plus en plus suivi. Ça fonctionne au point où certains grands designers ont commencé à lui faire des « cadeaux » en espérant les voir apparaître dans ses photos.

« Tant qu'elle est heureuse, je suis heureux », qu'il me dit.

Quand la dame est heureuse, l'homme peut facilement se concentrer sur son boulot. Ça donne ce qu'on voit. Zibanejad fut, de loin, le joueur le plus efficace sur la patinoire dans le troisième match de la série. Il a décoché six tirs vers le filet de Craig Anderson. Il a préparé le but de son coéquipier Mats Zuccarello.

Il demeure, après neuf parties, le meilleur marqueur de son club en séries éliminatoires.

Zibanejad ne peut pas être complètement satisfait. Sa première saison à New York n'a pas été parfaite. Il y a eu des hauts, mais aussi des bas.

Sa copine n'est pas comblée, non plus. Exercer une certaine influence dans les réseaux sociaux, c'est bien agréable. C'est un point de départ. Elle vise plus haut. Elle cherche ces jours-ci à obtenir un visa de travail qui lui permettra de faire carrière, à son tour, au pays de l'Oncle Sam.

En attendant, elle alimente aussi son blogue. Elle réalise des petits projets de couture personnels. Elle accepte des petits contrats, habillant ses amis dans des occasions spéciales.

Quand les Rangers partent en voyage, il lui arrive de se tourner les pouces. « New York, c'est une super ville où s'ennuyer », me dit-elle.

Une de ses clientes venait de la quitter quand elle m'a passé un coup de fil, mercredi.

Elle souhaite bien sûr une victoire des Rangers. Elle n'a pas eu trop de mal à faire son deuil des Sénateurs, l'équipe qu'elle soutenait depuis toujours.

« Je suis convaincue, plus que jamais, que tout arrive pour une raison. »

***

Le Montréalais Michael Farber fut un des meilleurs journalistes sportifs de son époque. 

Il est toujours un des meilleurs, en fait, sauf qu'il passe beaucoup moins de temps qu'avant à traîner dans les vestiaires et dans les galeries de presse.

Bon vétéran, il a quand même choisi de répondre à l'appel de ses vieux amis de Sports Illustrated. Le réputé magazine lui a commandé un long papier sur Erik Karlsson.

Le texte vient d'être publié. Il circule un peu partout sur le web.

Même ceux qui ont presque tout lu ce qui a été écrit sur le numéro 65 dans la dernière décennie y apprendront de nouvelles choses. Par exemple ? Cette intéressante comparaison du dépisteur européen des Sénateurs, Anders Forsberg, à la veille du repêchage amateur de 2008.

Karlsson, a-t-il expliqué au directeur général Bryan Murray, ressemblait en tous points à Sergei Zubov... les cigarettes en moins.

Avec le recul, on peut constater que la comparaison n'était pas parfaite. En 15 saisons dans la LNH, Zubov a joué 1068 matches et inscrit 771 points.

En maintenant son rythme de production actuel, s'il parvient à disputer 1068 parties, Karlsson pourrait facilement récolter une centaine de points de plus.

Dans le moment présent, le match numéro trois de mardi nous a une fois de plus rappelé à quel point Karlsson détient la clé du succès à Ottawa. S'il n'est pas à son meilleur, les Sénateurs n'ont pas la moindre chance de l'emporter.




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