Les Rangers ont-ils vraiment compris?

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Les Rangers ont connu un gros début de match.

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CHRONIQUE / De retour chez lui, à New York, Alain Vigneault avait déclaré que ses adjoints avaient enfin compris. En visionnant les vidéos des deux premières parties de la série, ils avaient isolé les tendances des Sénateurs.

Ce n'était pas de la frime.

Il fallait s'attendre à ce que les Rangers connaissent un gros début de match. C'est généralement le cas des équipes qui rentrent à la maison après avoir joué les deux premières parties d'une série sur la route. On pouvait difficilement s'imaginer qu'ils domineraient à ce point.

Les Rangers ont complété le premier tiers avec une quinzaine de tirs au but. J'avais l'impression qu'ils en avaient obtenu encore davantage.

À les regarder patiner à leur guise en territoire offensif, on avait l'impression qu'ils avaient passé une bonne partie de l'engagement en supériorité numérique. Les arbitres n'avaient pourtant pas décerné une seule pénalité mineure de l'engagement.

L'analyste de CBC a souligné, à un certain moment, que Henrik Lundqvist n'avait pas eu à effectuer un seul arrêt en plus de 10 minutes. Ça, ce n'était vraiment pas dur à croire.

Les Rangers ont-ils vraiment compris des choses ? Les nouvelles clés qu'ils détiennent leur permettront-ils de reprendre vie ?

Qu'ont-ils compris, au juste ?

Ils semblent avoir bien réalisé que chaque sortie de Craig Anderson derrière son filet est susceptible de se transformer en aventure.

Michael Grabner a enfin réussi à profiter d'une de ces sorties pour marquer. L'attente valait la peine. Son but, marqué à mi-chemin en première période, a cassé les reins aux Sénateurs.

Les Rangers ont peut-être compris qu'il n'était pas impossible de sortir Erik Karlsson de sa zone.

Le capitaine des Sénateurs a été frappé dans le match de mardi comme il n'avait pas encore été frappé depuis le début des séries.

Même Mika Zibanejad s'en donnait à coeur-joie contre son vieil ami. Ce n'est pas peu dire, parce que Zibanejad n'est pas généralement celui qui use le plus ses épaulettes. Vigneault ferait même bien de lui faire revoir ses faits saillants. Le Zibanejad qui frappe est aussi un Zibanejad qui se démarque. Il a possiblement joué son meilleur match des séries.

Karlsson, lui, était possiblement indisposé par toute cette attention. Il a été responsable de quelques buts de l'adversaire.

Le leader des Sénateurs aura maintenant quelques heures pour comprendre à son tour certaines choses. Parce que les Sénateurs ne sont pas dans le trouble. Du moins, pas encore.

On ne remet peut-être pas assez de trophées, chaque année, lors du banquet de fin de saison de la LNH à Las Vegas.

Les responsables de rédaction d'InGoal Magazine, une publication destinée aux gardiens de but, ont certainement l'air de penser qu'on pourrait en ajouter quelques-uns.

Cette année, ils décerneront pour la première fois le prix Bunny-Larocque, afin de récompenser celui qui s'est le plus illustré dans un gardien numéro deux dans la LNH.

Ça nous interpelle parce que Michel « Bunny » Larocque était un « p'tit gars de Hull ». Plusieurs de ses descendants vivent encore dans le coin.

Aaron Dell, Scott Darling et Antti Raanta sont leurs trois finalistes. Mike Condon a été disqualifié d'emblée. On voulait récompenser un gardien qui a joué entre 15 et 30 parties cette saison.

Les gens d'InGoal Magazine ont baptisé ce prix en l'honneur de Larocque, parce qu'on disait de lui qu'il était le meilleur second de son époque.

Ils n'ont possiblement pas réalisé à quel point le timing est bon. M. Larocque est décédé en 1992. Ça fera 25 ans, cette année.




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