Ligue du vieux poêle, en 2017

Entre deux spectacles, depuis quelques mois, David Beaucage... (Martin Roy, Le Droit)

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Entre deux spectacles, depuis quelques mois, David Beaucage anime le podcast Drette su'l tape.

Martin Roy, Le Droit

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CHRONIQUE / David Beaucage n'a pas l'air d'un chroniqueur sportif. Il n'a pas non plus l'intérêt de faire sa place à RDS pour aller débattre avec les éminences grises de l'Antichambre, deux ou trois fois par semaine.

Sa passion première, c'est l'humour. Et ce jeune Montréalais commence à faire parler de lui dans le monde du show-business. Il a passé les derniers jours à faire la première partie de Katherine Levac, sur les planches de la salle Odyssée. 

David vit quand même une véritable passion pour le hockey. Et il est assez bon pour en parler. Entre deux spectacles, depuis quelques mois, il anime le podcast Drette su'l tape . Il vient de compléter une première saison de 22 épisodes, durant laquelle il a rencontré et interviewé autant de joueurs, entraîneurs et autres intervenants du monde du hockey.

Tant qu'à passer dans l'Outaouais, il a décidé de faire un petit arrêt au bar Le Troquet, dimanche. Dans le cadre du festival Transistor, qui célébrait l'émergence de la radio numérique, il a livré une première prestation devant public.

J'y étais. Si vous voulez savoir, ce qu'il fait est vachement intéressant.

Sachant que le voyage à Gatineau était proche, une collaboratrice de David, la très allumée Valérie Larose, m'a contacté au début du mois d'avril. Elle cherchait à booker un invité « de la place » qui accepterait de se prêter au jeu.

J'ai tout de suite pensé à Jean-Gabriel Pageau. Un gars juste assez jeune et assez dégourdi pour comprendre le phénomène de la baladodiffusion. En plus, difficile de trouver plus « local » que ça. Il a grandi à moins de cinq minutes de la rue Laval.

Seul problème, ai-je dit. Il existe une petite possibilité que Pageau soit toujours actif dans les séries de la coupe Stanley, début mai.

Finalement, Pageau était TRÈS actif dans les séries, la fin de semaine dernière.

Alexandre Picard, un des joueurs professionnels de l'Outaouais dont on ne parle pas assez, a pris la relève de façon plus qu'adéquate.

En les écoutant jaser pendant presque une heure, on a vite compris que le jeune humoriste détonne. D'abord, on sent qu'il n'aime pas le hockey comme la plupart des Québécois aiment le hockey.

C'est à peine s'il a parlé à Picard de son passage avec le Canadien de Montréal. Il s'est attardé bien plus longuement à la vie qu'il mène aujourd'hui en Europe.

Sans rien divulgâcher, quand l'épisode sera mis en ligne, je vous suggère d'aller l'écouter. Ne serait-ce que pour entendre Picard raconter la fois où il a subi une intervention chirurgicale à une épaule dans un hôpital tchèque.

Beaucage se démarque aussi par sa volonté de prendre son temps. À une époque où on demande aux journalistes de tout raconter dans des clips de 20 secondes ou dans des micromessages de 140 caractères, il lui arrive de déposer sur Internet des émissions de 90 minutes !

Quelque part, ça doit plaire à quelqu'un. En mars, ses émissions ont été écoutées plus de 10 000 fois.

À n'en point douter, ce fut un week-end qui marquera l'histoire sportive de l'Outaouais. 

Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin, qui n'est pas un grand amateur de hockey et qui préfère ouvertement le Canadien aux Sénateurs, a même senti le besoin d'intervenir, samedi.

Le deuxième match de la série contre les Rangers venait de prendre fin. Une partisane à l'enthousiasme débordant et au sens de l'humour très aiguisé a senti le besoin d'interpeller les édiles.

« En 2013, j'avais demandé à ce que le boulevard Saint-Joseph devienne le boulevard Jean-Gabriel-Pageau. Où sommes-nous rendus ? », a-t-elle demandé, sur Twitter.

Le maire lui a gentiment rappelé que les règles générales de toponymie sont strictes. Les personnalités honorées doivent « être mortes depuis au moins un an ».

« On va attendre », a-t-il gazouillé.

La partisane avait un plan B. Recevoir une statue de son vivant, ça se peut ?

On attend la réponse.

Il faudrait sérieusement y songer. Un autre utilisateur de Twitter nous a appris que Pageau a établi un nouveau record Guiness, ce week-end. Il est devenu le plus petit homme de l'histoire... à en tirer 19 autres sur ses épaules.

Si c'est sur Twitter, c'est forcément vrai.




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