Deux milliers de sièges vides

Jeudi, dans cette victoire de 2-1, le constat... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Jeudi, dans cette victoire de 2-1, le constat final est assez facile à dresser. Une foule annoncée de 16 744 spectateurs.

Etienne Ranger, Le Droit

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CHRONIQUE / Je peux concevoir que les performances plus ou moins inspirantes de la dernière décennie ont fini par avoir un impact négatif sur la vente de billets de saison.

Dans ce contexte, je comprends qu'il peut être difficile de remplir le gros building à pleine capacité durant la saison régulière. Une petite foule pour un match présenté un mardi soir d'octobre, contre les Coyotes de l'Arizona ? Pas de problème. Ça s'explique.

Après 20 ans, les road trips à Kanata, en plein mois de janvier, ne vous font plus rigoler. C'est correct. Vous voulez me parler du système de paie Phénix et de ses ratées ? Bof. Perso, j'ai toujours trouvé qu'il avait un peu le dos large. Mais si vous insistez...

Tout ça pour dire que les difficultés aux guichets, en saison régulière, ça peut toujours passer. 

Rencontrer les mêmes problèmes en séries éliminatoires, ça m'apparaît bien plus sérieux.

Jeudi soir, les excuses habituelles ne tenaient pas la route.

Jeudi, il faisait beau. Jeudi, ils n'affrontaient pas un club moribond. Le mois de mai se pointe le bout du nez et toutes les équipes de la LNH, sauf huit, sont en vacances.

Dans les réseaux sociaux, vous m'avez parlé des bouchons de circulation sur la 417.

Dans une série de mauvaises excuses, c'était, de loin, la pire. Que doit-on penser d'un fan qui n'est même pas capable de s'imposer une petite demi-heure de « pare-choc à pare-choc » pour venir encourager son club favori à cette période de l'année ?

Jeudi, dans cette victoire de 2-1, le constat final est assez facile à dresser. Une foule annoncée de 16 744 spectateurs. Au moins, ceux qui étaient présents ont fait leur travail. Ils étaient bruyants.

Malheureusement, on se souviendra surtout des 2000 sièges laissés vides par autant de partisans qui ont choisi de rester dans leurs confortables salons à Barrhaven, Nepean, Fallingbrook, Aylmer...

Ces 2000 personnes ont raté un méchant beau party.

La deuxième ronde des séries éliminatoires de la coupe Stanley, mes amis. Au Canada.

C'est un peu gênant.

Ah, et puis non. Je me corrige. Ce n'est pas juste « un peu » gênant.

Encore une fois, Pierre Dorion a été d'une honnêteté un tantinet déconcertante.

Le directeur général était de passage dans les studios de TSN 1200, jeudi matin, pour faire le bilan de la première ronde. Parmi les questions qu'il fallait absolument lui poser... Le jeu de puissance, Pierre ? Que se passe-t-il avec le jeu de puissance ?

« Je vais commencer par vous offrir une réponse politically correct. Contre les Bruins, notre jeu de puissance a trouvé le moyen de marquer des buts quand c'était absolument nécessaire », a-t-il répondu aux animateurs.

« Je dois toutefois vous avouer que, parfois, notre jeu de puissance est pour moi source de frustrations », a-t-il rapidement ajouté.

Eh bien, la deuxième ronde a débuté exactement comme la première a fini. Les Sénateurs n'ont pas été capables de profiter de leurs trois opportunités d'attaquer à cinq contre quatre en première période.

Ils ont réussi à faire mouche au moment où ça devenait sérieux. Ryan Dzingel, qui n'est pas un habitué des unités spéciales, a réussi à créer l'égalité avant l'entracte.

Dzingel n'est pas un habitué, mais il pourrait le devenir. Nous n'avons pas trop souvent parlé de lui jusqu'ici, et pourtant, il montre de belles choses. Il s'affiche de plus en plus comme un joueur qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Et je ne suis pas tout seul à voir ça.

« C'est un gars qui a beaucoup de vitesse. Je pense que, durant la saison, il a obtenu 34 échappées. Sa vitesse lui permet de faire des points, mais je pense qu'en séries, il a réussi à acquérir du toughness. Physiquement, il s'est beaucoup impliqué depuis le début des séries. Il est devenu un gars de playoffs », a résumé Guy Boucher après la partie.

Un autre signe fort positif. Dzingel aurait pu passer la soirée à célébrer son premier but, en carrière, dans les séries. Avant de quitter le CCT, il m'a plutôt dit qu'il pensait faire des cauchemars à propos deuxième qu'il a raté de peu quelques minutes plus tard.




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