Anciens amis, nouveaux amis

La photo de Derick Brassard et Mats Zuccarello... (Courtoisie)

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La photo de Derick Brassard et Mats Zuccarello sur le compte Instagram de ce dernier est accompagnée du mot-clic: #werethetwobestfriendsthatanyonecouldhave.

Courtoisie

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CHRONIQUE / Les deux dernières semaines auront au moins permis à tous les partisans des Sénateurs de s'entendre sur un truc. Derick Brassard est bel et bien à son meilleur lorsque débutent les séries éliminatoires.

Certains doutaient, avant l'affrontement contre les Bruins. Les statistiques des quatre dernières années ne les avaient pas convaincus. Ils voulaient voir de leurs yeux.

C'est fait. En six matches, contre les Bruins, les Sénateurs ont marqué 15 buts. Brassard a trouvé le moyen d'amasser huit points.

Quand les matches deviennent plus intenses, certains joueurs ont naturellement tendance à s'effacer. D'autres, comme le Hullois, en profitent pour s'affirmer. Ça s'explique difficilement. C'est comme ça, c'est tout.

Huit points contre les Bruins, c'est excellent. Reste à voir comment il pourra se comporter, dans quelques heures, lorsque débutera la deuxième ronde contre les Rangers de New York.

Je ne peux pas vraiment savoir ce qui se passe dans sa tête. C'est drôle, si j'étais à sa place, toute l'attention qui sera portée à son duel contre Mika Zibanejad ne m'affecterait pas tant que ça.

Je n'aimerais pas, en revanche, affronter tous mes anciens amis dans une série qui s'annonce longue, ardue, émotive.

Brassard a complété quatre saisons à New York. Chaque fois, il est allé «à la guerre», en séries, avec les Blueshirts.

Tu ne peux pas jouer 59 matches de séries en quatre ans au sein d'un groupe sans tisser des amitiés durables. À l'ère des réseaux sociaux, ces amitiés sont plus difficiles à cacher.

Le terme «bromance» prend toute sa signification lorsqu'on consulte le compte Instagram de Mats Zuccarello. Brassard y apparaît constamment. La plus récente photo où les deux hockeyeurs apparaissent date de l'été dernier. On peut les voir, sur leur 36. En guise de bas de vignette, un très long mot-clic: #werethetwobestfriendsthatanyonecouldhave.

Lors de notre dernière vérification, 19 613 internautes y avaient apposé la mention «j'aime».

«Nous sommes de très bons amis, mais à la fin de la journée, nous sommes ici pour jouer au hockey. Mats se donne toujours à fond. J'ai l'intention de faire la même chose», a-t-il déclaré, après l'entraînement de mercredi.

Brassard était quand même heureux de voir Zuccarello et ses autres «anciens» amis triompher du Canadien en première ronde.

On comprend, ici, que les Sénateurs ne sont pas fâchés de ne pas avoir à se taper les autoroutes 417 et 40, en autobus, dans les prochaines semaines.

«J'ai envoyé un texto pour féliciter Mats de sa victoire. J'en ai profité pour lui dire qu'on se reparlerait dans quelques semaines...»

Zuccarello l'a pris au pied de la lettre.

«C'est qui, ça, Brassard? Je ne le connais pas», a-t-il répondu à nos collègues new-yorkais, jeudi.

Ouch.

L'entraîneur-chef des Rangers, le Hullois Alain Vigneault, a utilisé les médias pour passer son message. À notre collègue Marc Brassard, il a indiqué plus tôt cette semaine connaître de bons moyens pour ralentir son ancien centre.

«Je ne sais pas trop quoi répondre à ça, a répliqué Derick Brassard. Je vais essayer de jouer mon match. S'ils essaient d'être durs contre moi... Dans le passé, j'ai prouvé dans les playoffs que si on me pique, je vais répondre. Ça ne me dérange pas du tout.»

La saison qui se termine en fut une d'adaptation pour Brassard. Il semble cependant avoir trouvé sa place à Kanata.

Il a connu ses meilleurs moments lorsqu'il s'est retrouvé au centre d'un trio tout neuf, entre Clarke MacArthur et Bobby Ryan.

C'est ironique, quand on y pense. Quand il s'est assis l'été dernier pour réfléchir à son nouveau job, dans son chalet du Bas-du-Fleuve, c'est un des premiers trios que Guy Boucher a couché sur papier.

Pour les raisons qu'on sait, ce trio si prometteur sur papier n'a pas pu commencer la saison.

«Ils ont joué ensemble au début du camp. C'était, de loin, la meilleure ligne au camp. Ils étaient dominants. Quand Clarke s'est blessé, ça été une catastrophe. Les blessures de Bobby ont ralenti sa production. Il est libéré, maintenant. Ça nous donne maintenant trois joueurs qui jouent à leur meilleur», note maintenant Guy Boucher.




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