Anderson a fait le dernier arrêt

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CHRONIQUE / On connaîtra lundi soir les trois finalistes pour l'obtention du trophée Masterton. On peut facilement concevoir que Craig Anderson fera partie du groupe. On peut même s'imaginer qu'il quittera Las Vegas avec le trophée du joueur le plus persévérant de la LNH dans ses valises, à la fin du mois de juin.

Ce serait parfaitement mérité. Quitter son équipe pendant deux mois pour veiller sur son épouse alors qu'elle combat un cancer, puis revenir et trouver un moyen de compléter la saison avec un taux d'efficacité de 92,6 %. On ne reverra pas ça de sitôt.

Les Anderson ont mené ce combat loin des projecteurs, si bien qu'on ne sait pas exactement comment se porte Nicholle. On se réjouit d'apprendre qu'elle va suffisamment bien pour continuer de soutenir son homme. Dimanche après-midi, dans un gazouillis, elle a laissé savoir qu'elle était la seule personne à porter un chandail rouge à l'intérieur du TD Garden.

D'ailleurs, un beau moment a été capté en fin de match par les caméras du NHL Network. Anderson a retiré son équipement rapidement, au vestiaire, tandis que la foule se dissipait. Il est revenu au banc des joueurs une fois le Garden vide pour enlacer sa fan numéro un.

Quand Anderson saura pour le Masterton, il devra se poser une sérieuse question. Cet honneur individuel sera-t-il le point saillant de son année ?

Il faut lui rendre ce qui lui revient. Il n'a pas connu un début de saison exceptionnelle, mais il a su se racheter dans les matches les plus importants.

Ça n'a pas été une série parfaite pour lui. Si les Sénateurs avaient échappé ce sixième match, on lui aurait remis sur le nez le mauvais retour de lancer qui a mené au but égalisateur de Patrice Bergeron, en troisième période.

On n'aurait pas pu lui mettre cette série-là au grand complet sur le dos. On aurait aussi pu montrer du doigt l'attaque massive, qui a raté trois - TROIS !!! - occasions de marquer, en début de match. Les Bruins ont envoyé trois - TROIS !!! - rondelles dans les gradins en première période.

On aurait pu ramasser tous les joueurs dans le même panier, par la suite, pour cette drôle d'idée de s'asseoir une fois de plus sur une mince avance d'un but alors qu'il restait 30 minutes à jouer.

Au sommet de la liste des joueurs qui n'ont pas brillé dans ce match numéro six, il aurait fallu placer Mike Hoffman. Celui qui avait été si dangereux dans les parties précédentes a donné l'impression qu'il ne savait plus où se trouvait le filet adverse sur la patinoire.

Mais bon. Pas besoin de trop s'attarder sur tout cela. Anderson a fait le dernier arrêt. Quand tout fut terminé, il a déclaré, comme un bon vétéran, qu'il n'a jamais douté de ses coéquipiers.

« Je crois que les Bruins se sont emparés du momentum en début de troisième période. Ils n'ont jamais lâché le morceau par la suite. Nous avons plus ou moins survécu à la tempête. Quand nous sommes rentrés au vestiaire, nous avons repris nos sens. Nous avons réalisé que ce match était toujours à notre portée. Nous avons simplement recommencé à travailler », a-t-il résumé.

Du même souffle, Anderson a dit que les prochains jours « offriront aux Sénateurs une occasion de réfléchir à ce qui n'a pas fonctionné jusqu'ici. »

Le gardien ferait peut-être bien de regarder un peu devant, aussi. Son prochain vis-à-vis, Henrik Lundqvist, vient quand même de battre de façon convaincante le soi-disant meilleur gardien de but sur la planète.

Ç'aurait été une fin de semaine spéciale de toute façon. Notre collègue et ami Martin Comtois célébrait dimanche son 40e anniversaire de naissance.

C'est rapidement devenu un week-end inoubliable.

Voyez-vous, Martin a développé ces dernières années une passion pour le coaching. Le mot « passion » est peut-être même un peu faible. Ses émotions ont été plus fortes, cet hiver, quand il a pu diriger ses deux fils, Gabriel et Thomas.

Le clan Comtois (c'est l'expression de Martin) et leurs amis des Voiliers d'Aylmer ont remporté la médaille de bronze au championnat provincial de hockey atome BB.

Il s'agirait de la meilleure performance d'un club d'Aylmer en 15 ans. Il paraît aussi que les Voiliers occupaient le 58e rang à l'échelle provinciale avant le début de la compétition.

Je travaille avec Martin depuis bientôt 20 ans. Rien de cela ne me surprend.




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