Trop d'opportunités ratées

Les Sénateurs obtenaient une autre chance de briser... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Les Sénateurs obtenaient une autre chance de briser les reins à leurs adversaires. Ils ne l'ont pas saisie.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE/ Avant le début des séries, j'étais convaincu que l'unité de désavantage numérique constituait le talon d'Achille des Sénateurs. Jusqu'à maintenant, ça va plutôt bien. Après cinq parties, le taux de réussite se maintient au-dessus du seuil psychologique de 80 %.

Vendredi soir, c'est plutôt le travail en avantage numérique qui a fait défaut.

Dominic Moore qui prend le chemin du banc des pénalités alors qu'il restait cinq minutes à écouler en troisième période. Pour la raison la plus bête qui soit, en plus. Il a lancé la rondelle dans les gradins.

Les Sénateurs devaient saisir cette incroyable opportunité pour marquer. Ils ne l'ont pas fait.

Moore venait à peine de quitter le banc que les Bruins ont été une fois de plus pris en défaut. Une autre pénalité stupide: trop d'hommes sur la glace.

Les Sénateurs obtenaient une autre chance de briser les reins à leurs adversaires. Ils ne l'ont pas saisie.

Comme si ce n'était pas suffisant, les Sénateurs ont obtenu une troisième supériorité numérique avant la fin de la soirée. Patrice Bergeron a été chassé pour obstruction au tout début de la deuxième période de prolongation.

Les arbitres de la LNH ne décernent JAMAIS de pénalités pour obstruction en prolongation!

Si on fait le compte, ça donne aux Sénateurs trois opportunités d'attaquer à cinq contre quatre en fin de match.

Ils n'ont pas su en profiter.

C'est pour ça que les Bruins sont toujours en vie.

Durant son point de presse d'après-match, Guy Boucher a cherché à minimiser l'affaire.

«Nous aurions aimé marquer durant nos suppériorités numériques. Je suis convaincu que les Bruins auraient aimé le faire aussi. Les joueurs qui ont joué en infériorité numérique, d'un côté comme de l'autre, ont fait du solide travail», a-t-il réagi.

Derick Brassard, même s'il avait l'air exténué au point d'être presque abattu, a dit pratiquement, mot pour mot, la même chose.

«Nous avons eu de très bonnes opportunités en fin de troisième période... Nous n'avons pas réussi à en profiter. Eux non plus. Ce match-là s'est joué à cinq contre cinq.»

L'attaque massive des Sénateurs n'a pas fonctionné en cette première soirée où Erik Karlsson n'a pas été capable de faire de la magie.

Le capitaine a franchi le plateau des 40 minutes passées sur la patinoire dans ce match. Il a bien essayé, décochant 17 lancers vers le filet adverse. Seulement quatre d'entre-eux ont atteint Tuukka Rask. Sept ont raté la cible. Six ont été bloqués par des patineurs.

On verra s'il aura le temps de se remettre de cette grosse soirée. Le match numéro 6 sera disputé dimanche après-midi, à Boston.

Consolation, des joueurs ont été surtaxés dans le camp des Bruins, également.

Toutes ces blessures à la brigade défensive des Bruins ont obligé Zdeno Chara à jouer beaucoup plus qu'il devrait, et ce, depuis le tout début.

Il ne se plaint jamais.

Pendant un moment, vendredi matin, j'ai même cru que je passerais un mauvais quart d'heure, dans le vestiaire, quand j'ai eu l'idée de lui parler de son âge.

«On dirait que vous revenez constamment là-dessus. Quand tu arrives à un certain point, dans ta carrière, pour une raison que je n'arrive pas à m'expliquer, on dirait qu'on s'intéresse davantage à ton âge qu'à ta façon de jouer», a-t-il répondu.

«Écoute... Certains joueurs accrochent leurs patins tôt. Certains joueurs choisissent de jouer le plus longtemps possible. On ne devrait pas évaluer leurs performances en fonction de leur âge.»

Je l'avais pourtant abordé de façon bien innocente. Je lui parlais de son bon ami Alfie qui, dans les dernières années de sa carrière, vivait une relation d'amour-haine avec la chaîne stéréo du vestiaire.

Alfie disait, en somme, qu'il n'appréciait pas toujours la musique que ses jeunes coéquipiers faisaient jouer. Il aimait, en revanche, l'énergie qui se dégageait d'un vestiaire où elle jouait à tue-tête.

«Il y a parfois un fossé entre les générations. Ça, je ne peux pas le nier. La technologie, Twitter, Snapchat... Tout ça, c'est le monde dans lequel vivent les jeunes. Moi, j'apprends la patience.»

«Je peux cependant t'assurer que la musique qui joue dans le vestiaire ne me dérange jamais, a-t-il conclu avec un clin d'oeil. Au contraire. J'aime tout.»




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