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Claude Giroux passera les prochaines semaines en France... (Agence France Presse)

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Claude Giroux passera les prochaines semaines en France pour participer au Championnat mondial de hockey.

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CHRONIQUE / Claude Giroux a une fois de plus répondu à l'appel de Hockey Canada. Il passera les prochaines semaines en France pour participer au Championnat mondial de hockey.

Tant mieux. Le changement d'air ne pourra que lui faire du bien.

La saison qui se termine fut tout, sauf facile pour l'ancienne gloire des Olympiques de Gatineau. Elle a débuté à Toronto, durant une Coupe du monde où il fut essentiellement réduit à un rôle de spectateur. Il a été laissé de côté par l'entraîneur canadien Mike Babcock lors de tous les matches, sauf un.

Les mois qui ont suivi n'ont pas été de tout repos non plus.

Pour une quatrième année consécutive, sa production offensive a diminué. Il marqué seulement 14 buts, ce qui constitue son plus bas total dans une saison complète.

On ne sait pas trop où il s'est réfugié après l'élimination des Flyers. On imagine qu'il ne peut ignorer complètement les critiques qui lui sont dirigées à Philadelphie.

La presse, là-bas, semble avoir entrepris une campagne de dénigrement en règle. En début de semaine, au retour du long congé de Pâques, un columnist du Philadelphia Daily News a cherché à lui faire porter à peu près tous les problèmes de ce club qui ne progresse pas.

Les Flyers ne peuvent pas continuer à suivre un leader aussi peu constant, écrit Sam Donnellon. L'homme poursuit son analyse en comparant Giroux à Eric Lindros ainsi qu'à Mike Richards. Décidément, cette organisation a le don d'accorder le titre de capitaine à des joueurs trop jeunes qui n'ont pas eu le temps de développer les qualités nécessaires.

Le scribe se demande si le temps n'est pas venu pour Giroux de quitter l'organisation dans laquelle il a grandi.

En vérité, conclure une transaction impliquant le « Magicien Franco-Ontarien » ne serait pas simple. Son contrat deviendrait rapidement un obstacle. Il commande un salaire annuel astronomique de 8,275 millions $ US. Petit, mais important détail : il est aussi sous contrat jusqu'en 2022.

Giroux tient surtout le gros bout du bâton. Son pacte le liant aux Flyers est muni d'une clause ferme de non-mouvement.

S'il ne veut pas partir, il ne partira pas.

À sa place, on profiterait quand même des prochaines semaines passées en Europe pour bien réfléchir à la suite des choses.

Les chroniqueurs qui lui cassent du sucre sur le dos depuis une dizaine de jours n'ont peut-être pas tort sur toute la ligne.

Le rôle de capitaine ne lui convient peut-être pas.

Giroux n'a connu que Philadelphie, une ville américaine qui n'a pas grand-chose à envier aux grands marchés canadiens.

Le niveau de passion des partisans est assez dur à battre. Pour exister parmi eux, mieux vaut avoir la couenne dure.

Les critiques qui ont commencé à se faire entendre ne risquent pas de se calmer. Pas tant que les Flyers n'auront pas connu quelques bonnes saisons victorieuses consécutives. Ça pourrait donc devenir long. Et lassant.

Giroux pourrait être dur à échanger, mais il est certainement échangeable. Surtout à l'approche d'un repêchage d'expansion qui devrait, selon ce qu'on dit, provoquer une série de transactions à travers la LNH.

Un changement d'air pourrait certainement lui faire du bien.

Le règne de Tim Murray est déjà terminé à Buffalo. L'homme de Shawville aura passé trois années à diriger les Sabres.

On ne saura peut-être jamais à quel point Jack Eichel a joué un rôle dans son congédiement. Moi, je préfère me demander si Murray n'a pas été l'artisan de son propre malheur.

Il s'est peut-être montré trop gourmand. Il a peut-être voulu gagner trop vite.

À l'hiver 2014, quand il a décidé de relever le défi, son prédécesseur Darcy Regier lui avait légué une imposante banque de choix de repêchage. Un cadeau exceptionnel pour un homme qui, comme lui, s'était bâti une réputation d'exceptionnel dépisteur.

Or, dans les mois qui ont suivi, Murray s'est dépêché d'échanger à nouveau ces choix un peu partout, pour faire l'acquisition de joueurs d'expérience qui traînaient des réputations parfois douteuses.

Les résultats obtenus par les Sabres au cours des trois dernières saisons nous laissent croire qu'il n'a jamais été capable de rassembler ces vétérans pour former une véritable équipe.




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