Trouver la « switch »

Bobby Ryan a connu son meilleur match de... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Bobby Ryan a connu son meilleur match de l'année 2017 lors de l'ouverture de la série face aux Bruins, mercredi soir.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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CHRONIQUE / Sérieusement ? C'est aussi simple que ça ?

CHRONIQUE / Sérieusement ? C'est aussi simple que ça ?

Après le premier match des séries, tard mercredi soir, Bobby Ryan traînait dans le vestiaire des Sénateurs. Il venait de connaître, de loin, son meilleur match de l'année 2017. Avec deux ou trois collègues, j'essayais de comprendre ce qui avait bien pu se passer.

Candide comme toujours, Ryan a répondu que tout a simplement commencé par une bonne prise de conscience.

«Je me suis dit que j'avais l'opportunité de repartir à neuf en séries», a-t-il conclu.

Je vais me répéter, mais... Sérieusement, Bobby ? C'est aussi simple que ça ?

Des entraîneurs et des athlètes nous répètent depuis toujours que le succès dans le sport ne peut être instantané. La réussite est donnée à ceux qui se préparent méticuleusement, qui s'alimentent bien, qui prennent soin de leur corps et de leur esprit, qui mettent le paquet à l'entraînement...

Toi, t'as simplement trouvé l'interrupteur ? La bonne vieille «switch», comme on dit ?

«Peut-être, mais c'est pas si simple que ça. La switch, j'ai essayé de l'allumer cinq ou six fois dans la dernière année. Ça n'avait encore jamais fonctionné», m'a-t-il répondu.

Ça fait bientôt quatre ans qu'on côtoie ce Ryan. Quatre années marquées de moments frustrants, durant lesquelles il n'a pas toujours répondu aux attentes placées en lui.

Je ne peux pas vous dire que je comprends.

En fait, je crois vous avoir récemment fait part de mes appréhensions. Je me demande s'il est vraiment aussi bon qu'on pensait. Je me demande si ses statistiques en début de carrière ont été dopées par Ryan Getzlaf, le fabricant de jeu d'exception qui l'alimentait chez les Ducks d'Anaheim.

Je suis toutefois incapable d'adhérer à la théorie selon laquelle il est indifférent.

Les dirigeants de USA Hockey l'ont tenu à l'écart de leur équipe nationale aux Jeux olympiques de Sotchi parce qu'il est amorphe, lâche, éteint.

Mes contacts avec lui m'ont plutôt révélé qu'il a le coeur gros comme le Centre Canadian Tire.

Une nouvelle preuve nous a été fournie, encore une fois, durant la conversation du vestiaire, tard mercredi soir.

La foule qui s'est déplacée jusqu'à Kanata pour assister au premier match des séries était particulièrement énergique. J'y pense, je me dis que c'était à un niveau jamais vu depuis la finale de la coupe Stanley, en 2007.

Ryan, comme les autres joueurs, a tôt fait de le remarquer.

La foule était à ce point enthousiaste qu'elle s'est même rangée derrière lui quand il a commencé à prendre contrôle de la rencontre.

Des «Bobby ! Bobby ! Bobby !» ont commencé à se faire entendre dans les gradins.

Ça aussi, ça faisait longtemps.

«Et ça faisait vraiment chaud au coeur. Les partisans de cette ville ne m'ont jamais lâché», a-t-il commencé, avant de s'arrêter sec dans son élan.

Plus tôt cet hiver, à force de se faire harceler par certains trolls sur Internet, il a pris la décision de disparaître des réseaux sociaux.

«Eh bien, en tous cas, je n'ai jamais croisé sur la rue un seul partisan qui s'est montré désagréable envers moi», a-t-il conclu.

Porté par les encouragements de la foule, Ryan a disputé son meilleur match en 2017.

J'ai sursauté, plus tard, en apprenant qu'il avait passé tout juste 12 minutes sur la glace. Pour toutes les fois où on l'a remarqué, il a pratiquement créé de belles choses à l'attaque lors de chaque présence sur la glace.

Faudra maintenant voir s'il peut répéter ce type de performance.

Tout en dominant le match numéro un, les Sénateurs ont vite compris qu'ils auront besoin de marquer plus de buts pour venir à bout du duo Patrice Bergeron/Brad Marchand.

On continue de suivre pour vous les séries éliminatoires dans la LHJMQ. Thomas Chabot et les Sea Dogs de Saint-Jean ont assez facilement au carré d'as, en balayant les honneurs de leur série contre les Foreurs de Val-d'Or.

Dans cette série, les Dogs ont décoché 226 tirs vers le filet adverse. Une moyenne de 56,5 lancers par partie !

Chabot n'est plus le meilleur marqueur du circuit. Avec ses 13 points en huit matches, il partageait jeudi matin le troisième rang du classement.

On continue de penser qu'il complétera sa saison de rêve à Windsor, au tournoi de la Coupe Memorial.




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