Deux mauvaises présences ?

L'entraîneur des Sénateurs, Guy Boucher, attribue la défaite... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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L'entraîneur des Sénateurs, Guy Boucher, attribue la défaite à deux mauvaises présences sur la patinoire.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / Personne n'a été surpris. Quand la troisième période a commencé, on a tout de suite senti le danger.

En deuxième période, les Bruins n'avaient pas obtenu un seul petit tir au but.

En première, leur attaque massive leur avait permis de connaître quelques bons moments. À forces égales, ils n'étaient pas dans le coup. Il n'y avait qu'une formation sur la patinoire.

L'avance, dans le contexte, était bien mince. Un but. Pas très confortable.

Guy Boucher attribue ce revers de 2-1 des Sénateurs à deux mauvaises présences sur la patinoire. Je ne suis pas certain de partager sa vision des choses.

Boucher croit que son équipe a suffisamment bien joué, sinon, pour protéger son avance.

Encore une fois, je ne suis pas d'accord.

On a passé beaucoup de temps à parler des joueurs qui manquent à l'appel, chez les Bruins, alors que débutent les séries. On a peut-être oublié que les plus importants sont toujours là.

Bobby Ryan, Clarke MacArthur et Derick Brassard ont survolé la patinoire pendant une bonne partie de la soirée.

En fin de match, quand le score était serré, Patrice Bergeron et Brad Marchand ont fait juste ce qu'il fallait.

Petite visite dans le vestiaire des Sénateurs, en fin de soirée, pour constater qu'au moins, ce revers n'a pas trop affecté le moral des troupes.

Il y a dans cette pièce une poignée de vétérans qui se feront un devoir de rappeler aux plus jeunes que, pour gagner une série, il faut être prêt à jouer jusqu'au bout du septième match.

Certains l'ont appris à la dure. Contre les Bruins, justement.

« Merci. C'est vraiment gentil de me rappeler cet épisode de ma vie », avait d'ailleurs lancé Clarke MacArthur quelques heures avant la partie.

Je venais d'évoquer le souvenir d'une catastrophe.

Dans le septième match de leur série contre Boston, en mai 2013, MacArthur et ses coéquipiers des Leafs semblaient en parfait contrôle. Ils menaient 4-1 avec 14 minutes à écouler en troisième période.

Nathan Horton a marqué pour réduire l'écart. Puis, en marquant le troisième but des Bruins, Milan Lucic a rendu les choses soudainement plus intéressantes. 

Patrice Bergeron a complété la remontée dans la dernière minute du troisième tiers... avant de compléter son doublé en prolongation.

Une catastrophe. Il n'y a pas d'autres mots.

« C'est drôle... Avec les commotions, j'ai oublié un paquet de choses. Ce souvenir, pour une raison que j'ignore, refuse de s'effacer », a complété MacArthur, spécialiste de l'autodérision.

Tous ses coéquipiers ne sont pas capables de raconter cette histoire avec humour.

Dion Phaneuf était le capitaine des Leafs en 2013. Lorsqu'on lui a parlé de cette partie, il s'est contenté de jeter un regard noir.

« Ça fait... très longtemps », a-t-il fini par répondre.

« Nous sommes sur le point d'entreprendre une toute nouvelle série. J'appartiens à une équipe différente. Ce qui appartient au passé devrait rester dans le passé. »

Mike Condon n'a pas de mauvais souvenirs associés aux Bruins.

Pour lui, c'est tout le contraire. Il a grandi dans la région de Boston. Les équipes sportives de la Nouvelle-Angleterre, qu'il encourageait quand il était petit, lui ont plutôt donné l'occasion d'assister à de nombreux défilés.

Ses amis d'enfance n'ont pas changé d'allégeance. Certains pourraient ressentir le besoin de lui faire passer un mauvais quart d'heure.

Ceux qui voudraient perturber le sommeil du gardien numéro deux d'Ottawa avec un coup de fil anonyme à trois heures du matin seront cependant déçus.

« Mon fournisseur Internet a débranché mon téléphone le 1er avril », lance-t-il, amusé.

Pardon ?

« J'utilisais trop de données. J'ai reçu un message m'annonçant que mon téléphone serait débranché. Dans le contexte actuel, ce n'est pas une mauvaise chose. Je prends le temps de magasiner un forfait qui me convient mieux. Je survis en me branchant sur des bornes Wi-Fi de temps en temps. »

Quand la série se transportera chez lui, la semaine prochaine, il fera comme tous les autres. Il se barricadera dans sa chambre d'hôtel quand il voudra la paix.




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