Le temps de Derick Brassard

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Brassard, selon toute vraisemblance, continuera de patiner entre Alexandre Burrows et Viktor Stalberg.

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CHRONIQUE / Sa production de buts a chuté de presque 50 %. Il a récolté une vingtaine de points de moins. Non, la dernière saison n'a pas été la plus glorieuse de la carrière de Derick Brassard.

Elle n'a pas été un échec sur toute la ligne. Pour ce que ça vaut, les spécialistes des statistiques avancées nous disent qu'il a été un des meilleurs attaquants de toute la LNH en matière de possession de rondelle.

Guy Boucher et Pierre Dorion ont repris cet argument, lors de leur conférence de presse de lundi. Ce n'est pas banal. C'est bien la première fois qu'on les entendait parler de ce genre de choses.

Des gens qui ont une approche plus traditionnelle soutiennent qu'il a été un des bons soldats, d'un point de vue défensif, dans le système hermétique de Guy Boucher.

Ces gens-là soulignent cependant qu'il a manqué de constance à l'attaque. Ses carences ont surtout paru lors des attaques massives, là où les Sénateurs ont connu des ennuis non-stop.

Le consensus demeure quand même le suivant. Brassard peut faire mieux.

La bonne nouvelle, c'est qu'il va sans doute faire mieux.

On l'a écrit dès le départ, dans les jours qui ont suivi son acquisition dans une transaction.

Une statistique clé définit le Hullois à mes yeux. Elle ne saute pas nécessairement aux yeux.

Son ancienne équipe, les Rangers de New York, ont participé aux séries dans chacune des quatre dernières saisons. Brassard a été leur meilleur marqueur en 2013, 2015 et 2016.

On ne devient pas le meilleur marqueur de son équipe en séries trois fois en quatre ans par accident.

Il est le premier à le reconnaître.

« C'est le temps de la saison où le caractère et la passion te guident sur la patinoire. Tu ressens l'énergie dans les buildings. Dans ce temps-là, tu essaies juste de jouer avec l'émotion de la game », dit-il.

« Cette année, je vais juste essayer de jouer de la même façon que j'ai joué dans les dernières années. Je n'ai rien à changer. »

J'ai pris une dizaine de minutes pour discuter avec Brassard, samedi après-midi, après le dernier match de la saison régulière au Centre Canadian Tire.

Il venait de marquer son 14e et dernier but de la saison aux dépens de son ami Henrik Lundqvist. Ce but mettait un terme à une séquence de 10 parties sans marquer.

« Je ne savais même pas ça faisait combien de temps. On va espérer que ça me donne confiance », a-t-il répondu.

Pour le reste, il m'a dit grosso modo ce que j'attendais.

Sa baisse de production est imputable, entre autres, à une période d'adaptation plus difficile que prévu.

Pour le reste, il rappelle qu'une bonne poignée de joueurs ont connu une baisse de production, à Ottawa, en 2016-17. Erik Karlsson est passé de 82 à 71 points dans la dernière année. Il demeure, malgré tout, un sérieux candidat au trophée Norris.

« L'année dernière, les gars n'avaient pas de misère à marquer des buts à Ottawa. Ils ne gagnaient pas trop souvent. Cette année, on marque moins, on gagne plus. Je serai toujours prêt à sacrifier quelques points en échange de quelques victoires », affirme-t-il.

Connaître du succès, en séries, n'a jamais été une simple question de buts et de mentions d'aide.

Brassard pourrait connaître un autre gros printemps sans pour autant remplir le filet contre les Bruins.

Avec les Rangers, sous Alain Vigneault, il était toujours flanqué d'ailiers doués offensivement.

Cette année, ça semble se présenter autrement.

On verra dans les prochaines heures à quoi ressembleront les combinaisons de Boucher.

Les déclarations des derniers jours nous laissent croire que l'autre centre gatinois des Sénateurs, Jean-Gabriel Pageau, héritera des deux ailiers les plus doués, les plus dangereux.

Brassard, selon toute vraisemblance, continuera de patiner entre Alexandre Burrows et Viktor Stalberg.

Ils ont tous les deux franchi le plateau des 40 points. La dernière fois, c'était en 2011-12.

« Stalberg gagne beaucoup de bagarres pour le contrôle de la rondelle. Il demeure très rapide pour son gabarit. Burrows, son sens de hockey est toujours très aiguisé. On verra bien ce que ça va donner, dit Brassard. En séries, on a toujours besoin de quatre bons trios. »




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