Daigle, Sénateur pour toujours

Alexandre Daigle était de retour à Ottawa, jeudi,... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Alexandre Daigle était de retour à Ottawa, jeudi, pour une activité des anciens Sénateurs.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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CHRONIQUE / Il est de retour.

On ne pensait le revoir un jour. Pourtant, le revoici. Alexandre Daigle est de retour.

Dix-neuf années ont passé depuis le jour où les Sénateurs ont choisi de se défaire de lui. 

Dans une transaction majeure, le 17 janvier 1998, le directeur général Pierre Gauthier a obtenu deux jeunes attaquants -- Vaclav Prospal et Pat Falloon -- ainsi qu'un choix de deuxième ronde en l'échangeant aux Flyers de Philadelphie.

Daigle a bien visité la capitale à trois ou quatre occasions, depuis. 

Il a séjourné dans le vestiaire des visiteurs du Centre Canadian Tire avec les Flyers de Philadelphie, avec les Rangers de New York, avec les Penguins de Pittsburgh, avec le Wild du Minnesota...

Cette fois, c'est différent. Daigle participe, pour la toute première fois de sa vie, à une activité de l'Association des Anciens des Sénateurs. Il participe à la Coupe des célébrités Molson Canadian, un tournoi dans lequel des fans font équipe avec des gloires du passé.

J'ai eu le goût de lui demander. Pourquoi avoir laissé autant de temps passer avant de revenir.

« C'est facile. Je serais bien revenu plus tôt, mais personne ne m'a invité auparavant », m'a-t-il répondu avec le même sourire un peu suffisant qui a fait sa renommée, dans l'temps.

Il s'empresse d'apporter une précision. « Je suis à la retraite depuis à peu près cinq ans. C'est quand même assez récent. »

Ça n'avait pas laissé beaucoup de temps aux Sénateurs pour renouer avec lui.

C'est le bon vieux Chris Phillips, toujours aussi rassembleur, qui lui a lancé l'invitation. Daigle n'a pas été dur à convaincre. Il a répondu au courriel avec empressement. Vous pouvez compter sur moi.

Les autres anciens qui étaient réunis dans un hôtel de Kanata pour un cocktail de Kanata, jeudi soir, semblaient très contents de le revoir.

Un repêchage a été organisé, durant ce cocktail. Chacun leur tour, les capitaines des équipes inscrites à la Coupe ont pu sélectionner un ancien des Sénateurs pour compléter leur formation.

Cette fois, Daigle n'a pas été le premier choix.

Cet honneur a plutôt été accordé à un Suédois, un dénommé Alfredsson...

Daigle, 42 ans, fait maintenant carrière dans le monde du cinéma. Il essaie d'attirer des productions à MTL Grandé, un studio installé quelque part dans la région métropolitaine.

Il jure qu'il s'y plaît, que sa vie le comble, qu'il ne s'ennuie pas du hockey.

Pourtant, dans les derniers mois, il a fait surface un peu partout.

On l'a d'abord revu à Victoriaville. L'équipe avec laquelle il a brillé dans la LHJMQ, a retiré son chandail.

On l'a ensuite vu au petit écran. Il a choisi de raconter sa « vraie » histoire à l'animateur Louis Jean. L'entrevue a fait l'objet d'une émission spéciale à TVA Sports.

Le voilà maintenant à Ottawa, avec les Sénateurs.

Tourner le dos au hockey est visiblement plus facile à dire qu'à faire...

« Non, assure l'ancien numéro 91. C'est vraiment pas si difficile que ça. »

« J'ai assez donné. J'ai commencé à jouer au hockey quand j'avais huit ans. Il était temps pour moi de faire autre chose. »

C'est vraiment la fin de semaine des fils prodigues dans l'organisation des Sénateurs. Ça se passe à tous les niveaux.

La petite ville de Binghamton possède son propre Temple de la renommée du hockey. Chaque année, deux ou trois personnalités qui ont marqué la petite histoire locale y sont intronisées.

La cérémonie du printemps 2017 aura lieu ce vendredi, avant un match contre le Crunch de Syracuse.

Ray Emery sera un des trois invités d'honneur.

Sans blague.

Avant de foutre royalement le bordel chez les Sénateurs à Ottawa, Emery a connu un début de carrière prometteur dans les mineures.

Il a établi des records d'équipe en jouant 156 matches, en signant 77 victoires et en réalisant 10 jeux blancs avec les Senators de la Ligue américaine.

À deux occasions, il a représenté Binghamton au Match des étoiles.

Quand j'ai vu ça passer, en début de semaine, j'ai envoyé un mot à mes contacts de Bingo. J'aurais bien aimé bavarder avec Rayzor, qui est à la retraite depuis maintenant un an.

« On va voir ce qu'on peut faire pour toi », m'a-t-on répondu.

Il paraît qu'il pourrait me faire signe dans les prochaines heures.




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