Tout se passera bien... probablement

Avec trois attaquants n'aura jamais été dans le... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

Agrandir

Avec trois attaquants n'aura jamais été dans le vrai pétrin. Elle n'aura jamais été véritablement en danger de rater les séries. Les défenseurs, ça, c'est une autre histoire.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / Les Sénateurs savent ce qu'ils font. Il le faut.

Après tout ce temps, ils n'auraient jamais permis à Clarke MacArthur de reprendre sa place dans la formation débutante sans d'abord obtenir toutes les garanties qu'il en était capable.

Le gars n'a pratiquement pas joué au cours des deux dernières années. Même s'il était « une vraie de vraie star » dans les séances d'entraînement, il était écrit dans le ciel qu'il aurait du mal à s'adapter à la vitesse d'exécution d'un véritable match.

Il a passé neuf minutes et 44 secondes sur la patinoire, mardi. Il ne devrait pas jouer davantage dans les trois dernières parties de la saison. Il serait farfelu de lui en demander davantage.

On ne mettrait pas la sécurité, la santé, la vie d'un homme en danger pour lui permettre de jouer un rôle si effacé.

On va donc se fier aux « nombreux » médecins indépendants qui ont examiné MacArthur dans les dernières semaines. Ils savent aussi ce qu'ils font.

On va quand même faire une petite prière. On va se croiser les doigts pour que tout se passe bien.

Les derniers mois ont un peu confirmé ce qu'on pensait à propos des soi-disant attaquants de top-6 dans la Ligue nationale de hockey.

En gros, ils sont importants, mais pas tant que ça.

Une formation peut fort bien se tirer d'affaire avec un noyau formé de quatre ou cinq attaquants doués, dans la mesure où les sept ou huit plombiers qui les soutiennent sont prêts à suivre un rigoureux plan de match.

Avant le match inaugural, Pierre Dorion jubilait. Il jetait un regard froid sur son équipe et arrivait à la conclusion qu'il comptait sur neuf joueurs capables de marquer 20 buts ou plus. En fin de compte, au terme de la 82e partie, seulement trois joueurs auront atteint ce plateau: Kyle Turris, Mike Hoffman et Mark Stone.

Les autres, pour toutes sortes de raisons, n'ont pas été à la hauteur.

Et puis après ?

Avec trois attaquants n'aura jamais été dans le vrai pétrin. Elle n'aura jamais été véritablement en danger de rater les séries.

Les défenseurs, ça, c'est une autre histoire.

Les derniers jours et les dernières semaines nous ont confirmé ce qu'on pensait. Sans quatre solides soldats à la ligne bleue, une formation ne peut aller nulle part.

Ça commence avec le général. Privés d'Erik Karlsson, la semaine dernière au Minnesota, les Sénateurs semblaient tout simplement perdus. Depuis son retour dans la formation, ils ont récolté trois points sur une possibilité de quatre. Il a marqué un but que seuls les joueurs comme lui peuvent marquer en début de soirée. 

Lorsque Craig Anderson a complété son jeu blanc, c'est devenu son cinquième but victorieux de la saison.

Karlsson est revenu et c'est tant mieux, puisque tout passe par lui.

Faut-il s'inquiéter de ne toujours pas avoir reçu de nouvelles encourageantes de son faire-valoir ?

Deux semaines ont passé depuis le coup de bâton de Sidney Crosby à Marc Méthot. Dans les heures qui ont suivi l'incident, le Franco a effectué une brève apparition sur Twitter, le temps de remercier tous les partisans qui lui souhaitaient du bien. Depuis, c'est le silence. Et la direction n'en dit pas plus. Dorion aura « peut-être » des nouvelles à nous transmettre avant le départ pour Boston, dans quelques heures. Peut-être.

Le portrait se précise. Ces trois points obtenus contre Détroit placent les Sénateurs en belle position. Un retour de la Bataille de l'Ontario semble de plus en plus plausible. Ça vous fait peur ?




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer