Pas de réponses chez les Panthers

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Après avoir remporté huit de leur neuf matches entre le 26 janvier et le 20 février, les Panthers sont tombés en chute libre.

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CHRONIQUE / À plusieurs occasions, durant la courte entrevue, Jason Demers a semblé mal à l'aise.

On lui demandait d'offrir son interprétation. Les Panthers de la Floride semblaient en pleine ascension, il y a 12 mois. Que s'est-il passé depuis ?

« Vraiment, c'est dur à expliquer », a-t-il répondu à deux ou trois occasions.

« Il est évident que nous sommes tous déçus par la tournure des événements. C'est ma première année ici. Quand je suis arrivé, j'étais convaincu que nous avions tout ce qu'il fallait pour faire les séries. Je crois que les attentes étaient élevées pour tout le monde dans l'organisation », a-t-il offert, en guise de réponse plus complète, un peu plus tard.

Le printemps dernier, à pareille date, les Panthers mettaient un terme à la saison la plus satisfaisante de leur existence. Leurs 47 victoires leur ont permis de franchir le plateau des 100 points pour la toute première fois. Ils ont causé la plus belle surprise dans l'Association Est en remportant le championnat de la section Atlantique. 

Ils ont perdu en première ronde des séries. Il n'y avait pas lieu d'en faire tout un plat. Ils avaient joué de malchance, encaissant trois de leurs quatre revers en prolongation.

Les jeunes joueurs de l'organisation retiendraient certainement quelques leçons de cette expérience. En ajoutant quelques vétérans habiles sur patins à la ligne bleue, les choses ne pouvaient qu'aller en s'améliorant.

Durant de brèves séquences, avec Demers et Keith Yandle, les Panthers ont formé une équipe dominante, cette saison.

Ils ont signé huit victoires en neuf matches, entre le 26 janvier et le 20 février.

Après ? Plus rien ! C'est comme si les réservoirs étaient vidés. Ils ont remporté une seule de leurs neuf parties suivantes.

Ils n'ont jamais été capables de s'en remettre. Ce lundi, alors qu'ils amorçaient la dernière semaine de leur saison face au Canadien de Montréal, ils essayaient de mettre un terme à une séquence de quatre défaites.

« Nous avons réussi à coller cinq victoires consécutives à l'étranger, se souvient Demers. Des fois, quand tu gagnes des matches sur la route, comme ça, ça donne confiance. Après, nous sommes revenus à la maison. Nous avons perdu un match que nous aurions dû gagner. La confiance s'est vite évaporée. Dans une division comme la nôtre, des fois, une petite séquence de trois défaites peut te sortir du portrait des séries », croit Demers.

L'ancien des Sharks de San Jose et des Stars de Dallas est d'avis que plusieurs joueurs auront un examen de conscience à faire durant la saison morte. « Faudra revenir avec une attitude plus agressive pour entreprendre la prochaine saison. »

En cette fin de saison difficile, plusieurs joueurs connaissent des moments difficiles.

En principe, Jonathan Audy-Marchessault devrait atteindre le plateau des 30 buts. Il ne lui en manquait qu'un lorsqu'il s'est présenté au BB&T Center, lundi matin. Le dernier est souvent le plus difficile à obtenir.

« Comme tous les marqueurs, il connaît de bonnes et de moins bonnes séquences », souligne le jeune défenseur originaire du West Island, Michael Matheson.

Comme la plupart des jeunes défenseurs, Matheson connaît aussi des hauts et des bas. Il avait été limité à deux petits points - un but et une mention d'aide - en 27 rencontres.

« Honnêtement, il deviendra un joueur extraordinaire, croit Jason Demers. Pour son âge, la façon dont il voit la game et dont il joue la game... Son plafond est élevé. »

Fleury accepte son sort

Les Penguins de Pittsburgh joueront ce mardi leur dernier match à domicile en saison régulière. On souhaite à Marc-André Fleury d'obtenir le départ. Il pourrait bien s'agir d'une dernière occasion, pour lui, de jouer devant les fans qui l'ont soutenu durant les 13 premières années de sa carrière. Le dernier match de Fleury au PPG Paints Arena n'a pas été couronné de succès. Il a encaissé cinq buts dans un revers contre les Blackhawks de Chicago. Même s'il n'a pas été facile d'apprendre à composer avec le jeune Matt Murray, Fleury dit aujourd'hui accepter son sort. « Au début, je croyais que je ne serais pas capable de m'habituer à ne pas jouer tous les soirs. Avec le temps, j'ai fini par m'y faire. On gagne. On se bat pour finir au sommet du classement. Ça me convient », a-t-il récemment dit au Pittsburgh Tribune-Review.

Belle fin de saison pour Perron

Le retour de David Perron à Saint-Louis n'a pas donné les résultats escomptés dès le départ. L'ailier originaire de Sherbooke a été blanchi dans 13 de ses 15 premières parties sous l'entraîneur-chef Ken Hitchcock. Depuis le début du mois de janvier, sous Mike Yeo, on le sent revivre. Il a connu un match de trois points, dimanche, contre les Predators de Nashville. Il est le quatrième meilleur marqueur des Blues. « J'essaie d'avoir la même approche, année après année. Je connais mes forces. Même si je ne suis pas le plus costaud, je suis très habile quand vient le temps de protéger la rondelle. Je suis capable de sortir des coins de la patinoire avec la rondelle et je ne suis pas seul. D'autres gars de mon gabarit, comme Jaden Schwartz et Alex Steen, le font aussi », a-t-il confié ce week-end au Post-Dispatch.

Gudbranson en patrouille

La première saison d'Erik Gudbranson à Vancouver a pris fin de façon abrupte, à la mi-décembre, quand il a subi une opération à un poignet. Depuis, le défenseur franco-ontarien suit un strict programme de remise en forme. Il passe toutes ses journées au Rogers Arena. Pour meubler ses soirées et ses week-ends, il s'est trouvé un hobby. Il lui arrive de sortir, en patrouille, avec des policiers de la métropole de la Colombie-Britannique. « Nous avons fait quelques sorties dans le Downtown Eastide, un quartier fascinant. Faire carrière dans les forces de l'ordre, c'était mon plan B quand j'étais petit. J'ai toujours voulu faire quelque chose de pas trop monotone », a-t-il expliqué au Vancouver Province. Gudbranson préférerait, de loin, jouer son rôle de jeune leader avec l'équipe qui a connu une saison décevante.




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