Cette année, c'est lui le meilleur

Cette année, le meilleur au défenseur au monde,... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Cette année, le meilleur au défenseur au monde, c'est Erik Karlsson.

Etienne Ranger, Le Droit

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CHRONIQUE / Confidence. À pareille date, l'an dernier, j'ai reçu mon bulletin de vote pour les trophées individuels dans la Ligue nationale de hockey. Quand est venu le temps de choisir le récipiendaire du trophée Norris, je n'ai pas considéré un seul instant Erik Karlsson.

Je l'ai placé quelque part dans mes cinq finalistes, par respect pour sa production offensive. Il venait quand même de récolter 82 points en 82 parties. Ce n'est pas rien.

Ça ne faisait quand même pas de lui le meilleur défenseur au monde. Il y avait un peu trop de carences dans son jeu. Son manque de constance dans l'effort et, surtout, ses lacunes au niveau du leadership avaient miné les chances de son équipe tout au long de la saison.

Un an plus tard, je ne regrette rien.

Je suis cependant prêt à y aller d'une autre confidence. D'un jour à l'autre, je m'attends à ce que le bulletin de vote pour les trophées de la saison 2016-17 rebondisse dans ma boîte de réception. Cette fois, je vois mal comment je ne pourrais pas voter pour Karlsson.

Cette année, le meilleur au défenseur au monde, c'est lui.

Brent Burns a connu une très bonne saison à San Jose. Si les collègues journalistes des 30 villes de la LNH décident de se ranger majoritairement derrière lui, je comprendrai.

Karlsson, à mon humble avis, a fait bien plus que Burns dans les 12 derniers mois. Au-delà des statistiques, il a réussi à se réinventer pour atteindre de nouveaux niveaux d'excellence.

Il n'a pas tout fait seul.

Dion Phaneuf est venu lui prêter main-forte. En plus de solidifier la brigade défensive, le vétéran a pris en grande partie contrôle du vestiaire. À ce niveau, il est venu épauler le capitaine là où il avait besoin d'aide.

Guy Boucher a fait sa part, aussi. Le nouvel entraîneur a réussi là où ses nombreux prédécesseurs avaient échoué. Il semble avoir gagné entièrement la confiance de sa superstar. Depuis le premier jour de cette association, Karlsson a fait tout ce qu'il fallait pour aider la cause de l'équipe. Il a réduit la longueur de ses présences sur la patinoire. Il est devenu le meneur au chapitre des lancers bloqués dans toute la LNH. Il s'est débarrassé de sa mauvaise habitude de s'accorder une période de congé, çà et là.

Remarquez, tout ça lui sert bien. Depuis cinq ans, au moins, le mythe le plus tenace dans le monde du hockey impliquait Karlsson. Des tas de gens qui ne suivaient pas les Sénateurs d'assez près (ou qui les suivent, mais qui ne s'y connaissent pas vraiment) se plaisaient à raconter qu'il était pourri défensivement.

Ce mythe se dégonfle à la vitesse Grand V.

La cote de Karlsson est si haute que les savants analystes des grands réseaux de télévision ont même commencé à raconter qu'il pourrait se retrouver parmi les finalistes pour plus d'un trophée.

Si le trophée Norris n'était pas suffisant, pourrait-il aussi remporter le Hart ?

C'est vrai que jeudi soir, au Minnesota, les Sénateurs avaient l'air un peu perdus. Ce n'est peut-être pas une coïncidence, leur meilleur joueur manquait un premier match en quatre ans, lui qui soignait son pied blessé dans la galerie de presse.

J'ai pris Karlsson à part, récemment, pour lui parler de ces folles histoires.

- Le titre de joueur le plus utile à son équipe, Erik... Tu y crois ?

- Ce n'est pas quelque chose que je contrôle. Ce n'est certainement pas quelque chose qui me préoccupe. Notre équipe a suffisamment bien joué pour être considérée à nouveau parmi l'élite. On me considère comme un des bons joueurs de la ligue parce que l'équipe a vraiment bien joué.

- Quand même, tu dois être content ? Des gens qui cassaient du sucre sur ton dos jusqu'à l'an dernier te couvrent aujourd'hui de compliments.

- Ça fait du bien de savoir que les gens disent du bien de moi... pour une fois.

Il a beaucoup changé, mais pas complètement. Il a conservé sa charmante arrogance.

Dans la LHJMQ, les Sea Dogs de Saint-Jean ont balayé sans trop de mal l'Océanic de Rimouski. Thomas Chabot a complété la première ronde des séries au sommet du classement des marqueurs de toute la ligue. Il a inscrit pas moins de 10 points en quatre parties.

Je vous avais dit de ne pas parier contre eux...




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