Pas de défenseurs? Pas de problème!

Mark Streit évolue pour les Penguins de Pittsburgh... (Archives, Agence France-Presse)

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Mark Streit évolue pour les Penguins de Pittsburgh depuis bientôt un mois.

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CHRONIQUE / Perdre un défenseur capable d'évoluer dans le top-4, à cette période de l'année, c'est catastrophique. Imaginez un peu ce qui se passe dans le vestiaire qui est privé, d'un coup, de trois joueurs qui appartiennent à cette catégorie.

Les champions en titre de la coupe Stanley n'ont pas trop l'air de s'ennuyer de leur général Kristopher Letang. Trevor Daley et Olli Maatta ne sont pas là, non plus.

Malgré tout cela, les Penguins de Pittsburgh demeurent au plus fort de la course pour le championnat de la puissante division Métropolitaine.

Plus tôt cette saison, quand il évoluait chez les grands rivaux de Philadelphie, Mark Streit se demandait comment on pouvait continuer à gagner malgré l'épidémie de blessures.

Il s'habille en noir et jaune depuis bientôt un mois. Il ne se pose plus de questions. Maintenant, il sait.

« D'abord, la transition des Flyers à ici, c'était superbe. Tous les joueurs ont été très gentils avec moi. Je n'ai pas mis beaucoup de temps à me sentir à l'aise », dit le vétéran.

Le climat qui règne dans le vestiaire se transporte naturellement sur la patinoire. « Je crois que tout le monde est sur la même page. Le système s'applique parfaitement. Tous les jeunes jouent de façon incroyable. Les gardiens, aussi. Ils sont tous les deux incroyables. »

Sur ce point, il n'a pas tort.

Recalé dans un rôle de second plan, Marc-André Fleury a quand même trouvé le moyen de signer 18 des 46 victoires de l'équipe, cette saison. Les journalistes l'ont d'ailleurs sélectionné comme finaliste pour le trophée Bill-Masterton, qui récompense l'esprit sportif et le dévouement.

L'entraîneur-chef Mike Sullivan estime qu'un autre vétéran est responsable de la constance des Penguins.

« Sidney Crosby met la barre haute pour tout le monde. Il est le joueur qui travaille le plus fort dans toute la ligue. Il n'est pas devenu le meilleur joueur au monde par accident. Son appétit pour l'excellence est insatiable. Il est bien plus facile d'enseigner aux jeunes joueurs avec un leader comme lui », dit-il.

« On continue de gagner parce que nos bons joueurs sont surtout d'excellentes personnes. Les jeunes qui remplacent les blessés travaillent très fort. Ils ne sont pas parfaits. Nous commettons autant d'erreurs que n'importe quelle autre équipe. Notre hargne compense largement », précise le pilote américain.

Streit constitue, en quelque sorte, l'exception à la règle. À 39 ans, il n'est pas exactement une « recrue » qu'on envoie dans la mêlée en se croisant les doigts.

L'ancien du Canadien a été impliqué dans une double transaction, au début du mois de mars. Il est passé très brièvement par la Floride avant de revenir, tel un boomerang, vers la Pennsylvanie.

« Je ne m'attendais vraiment pas à être transféré au deadline, confie-t-il. Je parlais à mon agent quand les Flyers m'ont échangé. Il m'a dit "hang tight" parce qu'autre chose pouvait survenir. C'était spécial comme situation. »

En aboutissant dans une organisation qui a besoin de lui, il ne peut pas vraiment se plaindre. Il continue d'être utilisé à profusion, passant près de 20 minutes par match, en moyenne, sur la patinoire.

« Je suis bien content d'être toujours dans une vraie ville où les gens sont fous de hockey. Maintenant, je suis très content. C'est une chance unique pour moi. Même s'il y a beaucoup de bonnes équipes dans la division Métro. »

Dauphin ne fait que passer

À sa deuxième saison chez les professionnels, Laurent Dauphin continue de se promener entre la LNH et la Ligue américaine. Le dernier séjour du centre de Repentigny chez les Coyotes de l'Arizona, la semaine dernière, n'a duré que quelques heures. Le joueur qui l'avait accompagné sur le chemin de Phoenix a été plus chanceux. Zbynek Michalek, un autre ancien produit de la LHJMQ, a enfin pu jouer ses premières parties de l'année dans la grande ligue. Après avoir passé 11 saisons dans la grande ligue, le défenseur tchèque est retourné dans les mineures. « Il a été victime d'une décision d'affaires, a concédé l'entraîneur-chef Dave Tippett dans une entrevue au quotidien Arizona Republic. Il aurait facilement pu se rapporter à notre club école avec une mauvaise attitude. Il a plutôt choisi d'aider nos jeunes. »

Kucherov, le meilleur ?

Parlant d'anciennes vedettes européennes de la LHJMQ... Nikita Kucherov, ancien des Remparts de Québec et des Huskies de Rouyn-Noranda, devrait connaître une saison de 40 buts dans un circuit de plus en plus défensif. Un reporter du Tampa Bay Times s'est mis à poser une simple question. Est-il le meilleur joueur sur la planète à l'heure actuelle ? « Il joue aussi bien que n'importe qui en ce moment », a répondu l'entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto, Mike Babcock. « Il a le don de marquer de gros buts, a pour sa part souligné Sidney Crosby. Il est capable de créer de belles chances de marquer à peu près n'importe quand. » À 23 ans, Kucherov vient probablement de connaître la meilleure semaine de sa jeune carrière. En quatre parties, du 18 au 24 mars, il a marqué sept buts et récolté neuf points en quatre parties.

Pas trop tard pour Perreault

Un autre printemps qui s'annonce tranquille à Winnipeg. Les Jets devraient officiellement être écartés des séries pour une cinquième fois en six ans. Tout n'est quand même pas gâché. L'attaquant de Drummondville Mathieu Perreault est en train de conclure son parcours en force. Il a récolté une dizaine de points à ses six dernières parties. Il récompense ainsi le directeur général qui lui a consenti un généreux salaire de 4,125 millions $ US pour les quatre prochaines saisons. « La confiance ne pourrait pas être plus haute, a-t-il dit au Winnipeg Free Press après avoir marqué un but et obtenu une passe dans une victoire de 2-1 contre les Canucks de Vancouver, dimanche. On m'a donné une chance de jouer avec Mark Scheifele et Blake Wheeler, qui sont nos deux meilleurs joueurs. C'est bon pour la confiance. »




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