Pour Éric Landry, le vrai test commence

Quand Éric Landry a remplacé Mario Duhamel, les... (Martin Roy, Archives Le Droit)

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Quand Éric Landry a remplacé Mario Duhamel, les Olympiques avaient gagné seulement deux de leurs neuf dernières parties.

Martin Roy, Archives Le Droit

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CHRONIQUE / «Nous jouons à 80 % de nos capacités. » Éric Landry avait offert cette déclaration forte, dès le départ, dans la conférence de presse où il est officiellement devenu l'entraîneur-chef des Olympiques.

C'était le 23 janvier.

Deux mois plus tard, presque jour pour jour, j'ai eu le goût de revenir sur cette image forte.

Tes Olympiques, Éric... Ils ont réussi à trouver le 20 % manquant ?

« Ils ont réussi à en faire assez pour nous permettre de gagner des matches », m'a-t-il répondu, après l'entraînement de mardi matin.

J'aurais aimé qu'il me sorte un autre chiffre. J'étais un peu déçu.

« J'aimerais ça te dire que nous sommes allés chercher le 20 % qui manquait. Le problème, c'est que les séries vont commencer. J'aimerais ça que les gars aillent en chercher un peu plus. »

C'est la triste réalité. Quand Landry a remplacé Mario Duhamel, les Olympiques avaient gagné seulement deux de leurs neuf dernières parties. Ils plongeaient à vive allure vers la cave du classement. La séquence de participations consécutives aux séries éliminatoires, qui fait la fierté de l'organisation, était sérieusement menacée.

Avec leur nouvel entraîneur, ils ont remporté les deux tiers des 21 matches qui restaient. Ça leur a permis de remonter la pente, à un point tel où on peut difficilement établir qui sont les favoris et qui sont les négligés, dans ce duel de première ronde contre les Screaming Eagles du Cap Breton.

On devrait avoir droit à une vraie belle série.

Si on arrête l'évaluation là, on se dit que Landry a fait de l'excellent boulot. On a même le goût de recommander au conseil d'administration de préparer l'ébauche de son prochain contrat. Landry a relevé le défi. Il a permis à l'équipe de revivre. Il mérite une chance de poursuivre sa mission l'automne prochain.

Ce n'est pas si simple.

Il faut reconnaître que les Olympiques ont profité d'un calendrier plutôt favorable en fin de saison. Quand on regarde ça de près, on constate qu'ils ont conservé une fiche de 5-5 contre les autres formations du top-10. Ils ont surtout marqué face aux équipes de la deuxième moitié du classement. Contre elles, ils ont gagné neuf de leurs 11 rencontres.

Landry et ses joueurs n'ont surtout pas eu à se frotter aux grosses puissances des provinces maritimes.

Des observateurs sceptiques m'ont aussi rappelé qu'il ne faut pas minimiser l'impact qu'a eu Denny Lambert. Cet homme de hockey d'expérience est arrivé comme un véritable cadeau du ciel, alors que personne d'autre ne semblait vraiment intéressé par le poste de principal adjoint.

À ces gens, j'aurais tendance à répondre que les meilleurs entraîneurs sont ceux qui savent bien s'entourer et qui n'ont pas peur de faire confiance à leurs collaborateurs compétents.

On peut quand même affirmer que la véritable période d'évaluation débute vendredi.

Landry ne m'en voudra pas si je me donne quelques semaines d'observation supplémentaires avant de lui accorder mon appui.

Depuis son adolescence, quand il brillait lui-même dans la LHJMQ à Saint-Hyacinthe, il s'est forgé une réputation de gros travailleur. Il carbure aux défis. Si ça se trouve, il utilisera celui-ci pour s'affirmer encore davantage comme l'homme de la situation au Vieux-Bob.

Un autre entraîneur qu'on connaît et qu'on aime bien s'apprête à relever un gros défi au premier tour des séries éliminatoires. André Tourigny emmènera ses jeunes Mooseheads « chez lui », à Rouyn-Noranda, pour affronter les champions en titre.

Gros défi pour lui. Encore plus gros défi pour son attaquant gatinois Benoît-Olivier Groulx.




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