Tortorella comme grand favori?

John Tortorella n'est peut-être pas le favori de... (Archives, Associated Press)

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John Tortorella n'est peut-être pas le favori de la foule, mais il porte l'étiquette de favori dans la course au trophée Jack-Adams.

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CHRONIQUE - À TRAVERS LA LNH / La course au trophée Jack-Adams a-t-elle déjà été aussi serrée ?

À moins d'un mois de la fin de la saison régulière, une bonne demi-douzaine de candidats sérieux peuvent aspirer au titre d'entraîneur-chef de l'année dans la LNH. Du jamais vu.

« C'est un trophée très difficile à donner », estime l'ancien entraîneur devenu analyste aux matches du Canadien de Montréal à la radio, Dany Dubé.

« Ce n'est pas évident parce que nous n'avons pas vraiment d'appréciation pour ce qui se passe dans les coulisses. »

Dubé et ses confrères, commentateurs à la télévision ainsi qu'à la radio, auront quand même une fois cette année la lourde tâche d'en élire un.

« Honnêtement, quand tu regardes les saisons de chaque équipe de manière générale, deux noms me semblent plus évidents que les autres », dit-il, avant d'identifier John Tortorella et Bruce Boudreau.

En réalité, on comprend que « Torto » porte l'étiquette de favori.

« C'est certain qu'il est un candidat sérieux, dit-il. Les Blue Jackets sont en train de connaître une saison historique. Ils ont atteint le plateau des 100 points pour la toute première fois. Ils vivront leur troisième participation aux séries. C'est une bonne équipe, mais je ne la voyais vraiment pas dans le haut du classement. Leurs succès s'expliquent par le brio de leur gardien, mais quand on regarde ça encore plus froidement, on se rend compte qu'ils ont presque marqué autant de buts que Washington. »

Dubé n'est pas le seul commentateur à favoriser le pilote de Columbus.

Norman Flynn, de RDS, lui accorde aussi son vote.

« Quand je pense à tout ce qui jouait contre Torto en début de saison, je dois y aller avec lui. Je sais qu'il n'est pas le favori de la foule. Il est cependant, sans équivoque, celui qui a eu le plus gros impact. Le joueur qui remporte le trophée Hart est celui qui a eu le plus gros impact avec son équipe. Pour moi, le trophée Jack-Adams devrait être remis à un entraîneur qui a eu un gros impact au sein de son club. »

« Torto a été audacieux cette saison. Il a commencé par décréter qu'il ne croit pas aux séances de patinage matinales, les jours où il y a des matches. Il a enlevé tout ça. Tu vois tout de suite qu'il est en contrôle. S'il ne gagne pas ce trophée-là cette année, il ne le gagnera bien jamais. »

Tortorella n'est pourtant pas le seul entraîneur qui connaît une bonne saison.

Boudreau ? « Le Wild connaît une bonne saison, mais il faudrait qu'il soit muselé pour l'empêcher d'interagir avec ses gardiens », indique Dany Dubé.

Todd McLellan ? « On ne réalise pas tout le temps à quel point il est difficile de diriger une équipe de jeunes », enchaîne-t-il.

Il serait facile d'oublier le Hullois Mike Sullivan, qui connaît une (autre) bonne saison à la barre des Penguins de Pittsburgh.

« Il a eu à composer avec une pénurie de blessures et il a eu à gérer un monstre à deux têtes devant le filet. Pour moi, il a fait une super belle job », dit Alain Sanscartier, d'Ottawa. 

Même chose pour Barry Trotz. « Avec l'équipe qu'il a dans ses mains à Washington, tu devais t'attendre à ce qu'il connaisse une autre bonne saison. C'était prévisible », dit Norman Flynn.

Les deux entraîneurs des clubs ontariens ? « Oui. Ils ont eu de bonnes saisons. Mais avant longtemps, si ça continue comme ça, on va finir par se mettre à parler de Glen Gulutzan à Calgary », note Sanscartier. « Ce n'est pas une décision facile à prendre. »

Échos de vestiaire

Pouliot et DD font la paire

À Edmonton, les partisans des Oilers n'étaient pas particulièrement confiants quand ils ont vu la composition de leur « nouveau » troisième trio. Benoît Pouliot a connu une très mauvaise première moitié de saison. David Desharnais n'avait pas connu beaucoup plus de succès à Montréal. À présent, les deux allaient évoluer ensemble ? Les deux anciens du Canadien ont un peu rassuré les sceptiques, marquant deux buts chacun dans leurs cinq premières parties. « La chimie se fait. Nous n'avons pas trop de mal à nous trouver sur la patinoire », a confié Pouliot au Edmonton Sun. L'expérience s'est poursuivie lundi soir. « Il est important de miser sur un bon troisième trio. C'est souvent là qu'on sépare les bonnes des moins bonnes équipes », croit l'entraîneur-chef Todd McLellan.

Pominville écope au Minnesota

Les attaquants francophones qui se trouvent dans l'ouest du Canada n'ont pas tous la même chance. À Winnipeg, dimanche, Jason Pominville a passé une bien mauvaise soirée. Il a écopé pour les récents insuccès du Wild du Minnesota. La décision du coach Bruce Boudreau se défend. L'ailier de Repentigny n'a pas marqué un seul but à ses 15 dernières parties. Elle n'a toutefois pas donné de bons résultats. Le Wild s'est incliné devant les Jets. Pour la première fois depuis son arrivée dans la LNH, Boudreau a subi cinq revers consécutifs. Il a d'ailleurs du mal à l'accepter. Les journalistes qui ont couvert ce match ont chronométré sa conférence de presse d'après-match. Il a répondu à deux questions et s'est esquivé après 28 très courtes secondes ! Le Wild jouera son prochain match à San Jose.

Bonheur retrouvé pour Bernier

La confiance de Jonathan Bernier était pratiquement au point zéro, la saison dernière, quand il a quitté Toronto. Les dirigeants des Ducks d'Anaheim ont eu la bonne idée de lui offrir une nouvelle opportunité. Ils ont été largement récompensés. Bernier a joué 32 parties et ses statistiques ne sont pas trop différentes de celles du titulaire, John Gibson. Bernier a même profité de l'absence de son partenaire pour mériter la deuxième étoile de la dernière semaine dans la LNH. « Quand tu joues beaucoup, tu vois davantage le jeu se dessiner devant toi. Tu arrêtes de penser, tu fais instinctivement ton travail », a confié le gardien lavallois au Los Angeles Times. L'autre Québécois chez les Ducks, Antoine Vermette, est finalement revenu au jeu après avoir purgé sa suspension d'une dizaine de parties.




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