Ryan, ex-marqueur de 30 buts

L'absence de Mark Stone est un grand coup... (Olivier Jean, La Presse)

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L'absence de Mark Stone est un grand coup pour l'attaque des Sénateurs qui a peiné à marquer des buts contre le Canadien. De son côté, Zack Smith se retrouve au quatrième rang des buteurs de l'équipe avec 16 buts.

Olivier Jean, La Presse

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CHRONIQUE / Le meilleur attaquant des Sénateurs, dans la dernière semaine ?

Bobby Ryan.

C'est Guy Boucher qui nous l'a annoncé, dimanche midi, durant son point de presse d'avant-match dans un hôtel du centre-ville de Montréal.

Comme à son habitude, l'entraîneur-chef a plaidé sa cause avec éloquence. « Bobby paie le prix. Il bloque des lancers. Il gagne ses batailles le long des rampes. Il s'implique dans le repli défensif. Il fonce au filet adverse. C'est juste malheureux. Il n'a pas été récompensé pour son travail acharné. »

C'est malheureux, en effet. Les Sénateurs ont abordé ce crucial week-end sans leur véritable meilleur attaquant. En l'absence de Mark Stone, il aurait vraiment fallu qu'il trouve une façon d'obtenir au moins une ou deux « récompenses ».

Ça n'a pas fonctionné.

Le Canadien a donc balayé les honneurs de cette série aller-retour. Il récupère un petit coussin au sommet de la division.

En quatre matches, depuis son retour au jeu, Ryan n'a pas inscrit un seul petit point.

Guy Boucher n'est pas la seule personne à effectuer une sortie pour soutenir publiquement Bobby Ryan, ce week-end.

Nicholle Anderson lui a également donné une bonne petite tape dans le dos.

L'épouse du gardien Craig Anderson alimente un blogue. Sur son site, stickbynik.com. Elle y parle surtout de son combat contre le cancer. Ça doit être thérapeutique, dans une certaine mesure.

Dans son dernier billet, intitulé « My Two Cents », elle revient sur la décision de Ryan de disparaître complètement des réseaux sociaux.

« Ça touche une corde sensible », écrit-elle, avant d'y aller d'une confidence impliquant sa famille.

Au beau milieu d'un camp d'entraînement, il n'y a pas si longtemps, Anderson avait obtenu la permission de s'absenter pendant quelques jours. Les médias avaient choisi de respecter son intimité. Certains fans, sur Twitter, remettaient en doute son désir de se mettre en forme pour la prochaine saison.

En bout de compte, Mme Anderson avait juste besoin de soutien pendant quelques jours. Elle avait fait fausse couche après 16 semaines de grossesse.

« Comment pouvait-on être victimes d'attaques aussi gratuites de la part de gens qui ne pouvaient pas savoir ce qui se passait chez nous ? », s'interroge la dame.

« Twitter n'a pas été créé pour la diffusion d'attaques personnelles », ajoute-t-elle.

Et pourtant...

Un joueur qui gagne sept millions $ US par saison et qui ne produit pas beaucoup doit s'attendre à essuyer des critiques.

Ryan doit comprendre et accepter cette réalité.

Il n'est pas le premier à passer par là.

L'ennui, c'est que les joueurs des générations passées devaient composer avec les occasionnelles huées. Ça faisait mal, mais c'était passager.

Un article négatif dans le journal ? Ça dure le temps d'une journée. En plus, on peut toujours confronter son auteur lors de son prochain passage dans le vestiaire.

Les partisans rencontrés à l'épicerie ? C'est drôle. Ceux qui osent venir leur parler n'ont généralement de que belles choses à dire.

Les réseaux sociaux changent complètement la game. Cachés derrière des pseudonymes, certains profitent de leur anonymat pour dire les pires bassesses. Pour eux, tous les coups sont permis.

Et Dieu sait que ces peureux peuvent frapper bas.

On a beau dire qu'un gars devrait s'y faire. On ne s'y habitue jamais vraiment. On peut acheter beaucoup de choses avec sept millions de dollars. On peut difficilement se procurer une armure efficace contre les trolls à la quincaillerie du coin.

Entre les fans impitoyables et les amis qui démontrent un soutien indéfectible, il y a un joueur de hockey qui doit faire face à une triste réalité.

Ryan a signé un très lucratif contrat parce qu'il a connu quatre saisons de 30 buts en début de carrière. Il n'atteindra sans doute jamais plus ce plateau.

Ryan a eu le bonheur de jouer avec un des meilleurs fabricants de jeux de la LNH en Ryan Getzlaf. 

À Ottawa, personne ne lui ressemble. Pas même un tout petit peu.

Loin d'Anaheim, Ryan ne sera jamais plus le même joueur.




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