L'influence de Benoît Groulx

Adam Erne (73) est l'un de ces jeunes... (Justin Tang, La Presse canadienne)

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Adam Erne (73) est l'un de ces jeunes joueurs ayant été rappelés de Syracuse par le Lightning afin de pourvoir les postes vacants.

Justin Tang, La Presse canadienne

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CHRONIQUE / Je n'oserais pas me prononcer. Je ne suis pas convaincu que le Lightning de Tampa Bay couronnera sa remontée de la deuxième moitié de saison comme il se doit, en chippant le dernier ticket pour les séries éliminatoires aux Maple Leafs de Toronto.

Dans ses matches contre Ottawa, le Lightning paraît plutôt bien.

Il ne faut quand même pas sous-estimer l'ampleur du défi. À cette période de l'année, n'importe quel entraîneur grincerait des dents s'il devait vivre une course aux séries sans un de ses meilleurs centres.

Ces jours-ci, à Tampa, quatre centres de qualité se retrouvent sur la touche. En même temps.

Tyler Johnson et Cédric Paquette sont tombés le même soir, la semaine dernière.

Dimanche, à New York, ce fut le tour de Vladislav Namestnikov.

Il y a Steven Stamkos, aussi, bien entendu. Le capitaine s'est pété un genou à la mi-novembre. Il n'a pas joué depuis.

Ce n'est pas exactement un problème nouveau.

Tout au long de la saison, l'entraîneur-chef Jon Cooper a eu à composer avec une infirmerie débordante.

Cooper a trouvé une façon se maintenir à flot. Mais Cooper n'a pas tout fait seul. Il a reçu de l'aide de première qualité et il a été capable de le reconnaître publiquement, le week-end dernier.

« Ben a fait un super travail avec notre club-école. Tous les joueurs que nous avons rappelés jusqu'à maintenant sont arrivés bien préparés. »

Ben, comme dans Groulx.

J'ai passé un coup de fil à Benoît Groulx, en quittant le Centre Canadian Tire, mardi midi. C'était davantage un appel de courtoisie qu'autre chose.

Ton équipe, le Crunch de Syracuse, occupe la première position de sa division. Tu as été invité au match des Étoiles plus tôt cet hiver. Le coach du club de la LNH te lance des fleurs. Les choses sont-elles aussi belles vues de l'intérieur ?

La réponse de l'ancien coach des Olympiques ? Oui... et non.

Les blessures au sein du « grand club » ont des répercussions dans les mineures. Quand il fait le bilan, il constate qu'il a perdu entre huit et 10 joueurs depuis le début de la saison.

Mais il continue à gagner.

Il lève son chapeau à son patron immédiat, Julien BriseBois. Le directeur général adjoint du Lightning a réussi à trouver, dans la Ligue East Coast, des joueurs de remplacement qui avaient quelque chose à lui offrir.

Encore faut-il trouver une façon d'intégrer ces joueurs.

Pour cela, il rend hommage à son équipe. Si on compte l'entraîneur des gardiens et le préparateur physique, il compte sur quatre adjoints cette saison. « Tu le sais autant que moi. Un homme ne peut pas diriger un club tout seul dans le pro », me dit-il.

À force de parler avec lui, on comprend que Cooper ne lui a pas fait ce compliment à la légère.

Groulx a su toucher la bonne corde sensible auprès de ces joueurs.

Il a su leur faire comprendre qu'ils pouvaient tous être rappelés. BriseBois et son patron Steve Yzerman ne s'attardent pas uniquement aux jeunes espoirs fraîchement repêchés comme Adam Erne. Des joueurs plus âgés comme Gabriel Dumont et Yanni Gourde pouvaient aussi obtenir leur chance, à condition de la mériter.

Dumont et Gourde se sont défoncés. Ils ont été récompensés.

Aux autres, ceux qui sont restés, Groulx a promis de meilleurs rôles, un temps de jeu accru. Ils ont répondu de façon positive à leur tour.

« Parce que tous les joueurs ici sont pareils. Ils veulent tous monter dans la LNH. »

Et toi, Benoît ? Avec cette saison dans la Ligue américaine, te sens-tu plus près du but ?

« Je suis très heureux d'appartenir à l'organisation du Lightning. Mais je ne suis pas différent des autres. Je veux monter aussi », m'assure-t-il.

Attention. Le scribe francophone va compléter sa chronique en se plaignant du traitement réservé aux partisans québécois.

Les Sénateurs ont ouvert mardi matin les portes du Centre Canadian Tire. Les écoliers ontariens en relâche - et leurs parents - pouvaient assister tout à fait gratuitement à l'entraînement matinal.

Une super bonne idée.

L'idée était si bonne qu'on se demande pourquoi la même opportunité n'a pas été offerte aux partisans gatinois, quand ils profitaient de leur relâche il y a deux semaines.

Satané scribe francophone, va. Jamais content. Toujours en train de chialer. On ne lui en donnera bien jamais assez.




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