Le grand Chara ne veut pas arrêter

Zdeno Chara assure que les Bruins vont continuer... (Archives, Agence France-Presse)

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Zdeno Chara assure que les Bruins vont continuer de se battre jusqu'à la fin de la saison afin de participer aux séries éliminatoires.

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CHRONIQUE / Dans quelques jours, samedi plus précisément, Zdeno Chara célébrera son anniversaire de naissance. Il rejoindra un club sélect. Avec Matt Cullen, Shane Doan et Jaromir Jagr, il formera le club des quadragénaires de la Ligue nationale de hockey.

Ça ne paraît pas. Pas trop.

Il passe plus de 23 minutes par match sur la patinoire. Il demeure donc le joueur le plus utilisé au sein d'un des clubs les plus hot du moment.

Et il n'a pas l'intention de s'arrêter prochainement.

« Il est important de se fixer des objectifs. En ce sens, je ne suis pas différent de tous les autres joueurs. Je veux jouer le plus longtemps possible », confie-t-il.

Jouer le plus longtemps possible, d'accord. Mais encore ?

Il n'y a pas si longtemps, Alex Kovalev aimait bien dire qu'il comptait gagner sa vie sur une patinoire jusqu'à la cinquantaine.

Chris Chelios avait aussi le chiffre « 50 » en tête quand il parlait de sa longévité.

Les deux ont échoué dans la poursuite de cet objectif.

Chara est un homme prudent. Un homme qui calcule constamment. Il ne veut pas commettre la même gaffe. « Je ne veux pas regarder trop loin devant. Il faut prendre les choses comme elles viennent. Je me rappelle constamment que je suis chanceux d'étirer ma carrière. Je suis content de continuer à jouer, à compétitionner. J'adore ce sport et je le respecte beaucoup. »

« C'est pourquoi je veux d'abord finir la saison en force. Je vais ensuite tout faire pour passer le meilleur été possible. Je veux arriver fin prêt pour la prochaine saison. »

La saison 2017-18 sera la dernière de son contrat.

Pas question pour le géant slovaque de parler des années qui suivront.

Ses coéquipiers chez les Bruins de Boston ne seraient quand même pas trop surpris de le voir étirer sa carrière un peu. Il pourrait facilement, selon Patrice Bergeron, soutirer un autre pacte au directeur général Don Sweeney.

« C'est assez impressionnant de le voir jouer cette année. Il ne joue clairement pas comme un gars de 39 ans, explique le Québécois. Il a toujours été notre leader. Il a toujours été un joueur d'exception défensivement. »

Vers la fin de la vingtaine, quand il s'est hissé parmi les défenseurs d'élite de la LNH, Chara misait tout sur son physique. La nature lui a fait un cadeau en lui permettant de grandir plus que tous les autres. Il a su en profiter. Il a toujours pris un soin jaloux de sa condition physique.

« Ça l'aide à suivre le rythme des jeunes qui patinent de plus en plus vite », souligne Bergeron.

Le physique tient bon. Le mental se porte bien aussi.

Au début de l'hiver, les Bruins n'allaient nulle part. Sweeney et son patron Cam Neely ont été vivement critiqués lorsqu'ils ont congédié Claude Julien, mais le changement d'entraîneur a visiblement porté fruit.

Une participation aux séries semble désormais plus que plausible pour Boston. Une belle lutte se dessine pour le troisième rang dans la section Atlantique.

C'est le genre de truc qui vous motive un vétéran.

« Nos ennuis, ce n'était pas la faute de Claude », insiste rapidement Chara.

« Son congédiement nous a vraiment servi de wake-up call. Nous sommes désormais conscients qu'il faut mieux jouer. Nous jouons chaque match comme si les séries éliminatoires étaient déjà en cours. Toutes les équipes essaient de gruger des points. Elles ont toutes quelque chose à prouver à cette période de l'année. »

Une grosse soirée pour Deslauriers

Nicolas Deslauriers ne connaît pas une grande saison. Après 36 matches, l'agitateur des Sabres de Buffalo est toujours à la recherche de son premier but. Samedi soir, il a quand même trouvé un moyen de jouer un rôle crucial dans une victoire contre les Blue Jackets de Columbus. Au début de la deuxième période, les Sabres tiraient de l'arrière par trois buts. À la recherche d'une étincelle, l'entraîneur-chef Dan Bylsma l'a inséré au sein de son premier trio. Dix-huit secondes plus tard, il a préparé le premier but de son équipe en refilant la rondelle au défenseur Jake McCabe. Ce fut le début de la remontée. « Nicolas nous a donné de l'énergie. Ce n'est pas juste sa passe, pas juste le but. Sa façon de jouer nous a revigorés », a dit Bylsma au quotidien Buffalo News. Deslauriers passe moins de sept minutes par match sur la patinoire.

Élie marque son premier but

Toujours dommage quand un jeune joueur marque son premier but dans une cause perdante. C'est ce qui s'est produit pour l'attaquant franco-ontarien des Stars de Dallas, Rémi Élie. La défaite subie à San Jose dimanche ne devrait quand même pas gâcher sa semaine. Il continue d'admirablement bien remplacer son coéquipier francophone Antoine Roussel. « Il a du talent et du caractère », explique l'entraîneur-chef Lindy Ruff au Dallas Morning News. Le vétéran entraîneur ose même y aller d'une combinaison plus que flatteuse. « Regardez Chris Kunitz, qui est le partenaire de jeu de Sidney Crosby depuis toujours. Les deux jouent de la même manière. Ils n'ont pas peur de se frayer un chemin entre leurs adversaires pour se frayer un chemin jusqu'au filet adverse. » A-t-il disputé son dernier match dans les mineures ?

Deux matches dans les gradins

Trente-trois points en 50 matches. Ce n'est pas mauvais pour une recrue. Ce n'est clairement pas suffisant aux yeux de l'entraîneur des Red Wings de Détroit. Jeff Blashill a envoyé Anthony Mantha réfléchir dans les gradins pendant deux matches, la semaine dernière. « Je veux surtout l'aider à briser de mauvaises habitudes », a-t-il indiqué au Detroit Free Press, reprenant un refrain assez connu. Mantha a fait face à la musique. Il a répondu aux questions des journalistes, quand il a su qu'il serait laissé de côté pour la deuxième fois. Il s'est aussi présenté dans le bureau du coach pour obtenir des explications. « Je suis allé faire mon tour là-bas, nous avons parlé un peu. Il m'a juste dit qu'il ne voulait pas apporter de changements à sa formation. Je ne suis pas satisfait, mais je dois garder la tête haute. »




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