Le rêve de Pyeongchang

Mark Stone n'a pas peur de s'exprimer sur... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Mark Stone n'a pas peur de s'exprimer sur la patinoire. À l'extérieur de la glace, par contre, c'est plus difficile.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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CHRONIQUE / Gary Bettman et son bras droit Bill Daly nous répètent qu'il n'y a pas de date butoir pour conclure une entente qui permettrait aux joueurs de la LNH de participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Ils nous font beaucoup rire quand ils disent ça.

Pas besoin d'encercler au crayon rouge une date dans le calendrier pour comprendre que le temps joue contre nous.

La cérémonie d'ouverture est prévue pour le 9 février 2018. Il reste officiellement moins de 11 mois avant d'allumer le vasque.

S'il y avait une date butoir, elle serait probablement déjà franchie.

MM. Bettman et Daly le savent pertinemment bien.

« Si rien ne bouge, nous n'irons pas », a lancé Daly, cette semaine, en marge de la rencontre des directeurs généraux, en Floride.

Beaucoup de gens souhaitent la présence des hockeyeurs professionnels en Corée. C'est le cas de presque tout le monde, en fait.

Si « rien n'a bougé » jusqu'ici, c'est que tous ces gens se butent à un obstacle majeur, quelque part.

Cet obstacle pourrait bien être un seul personnage réfractaire. Ce serait, possiblement, le pire des scénarios.

Je me demande si les deux cerveaux qui mènent la LNH réalisent à quel point ils pourraient regretter longtemps leur décision de retenir les joueurs en Amérique du Nord l'hiver prochain.

En bout de ligne, tout le modèle d'affaires de la LNH repose sur les épaules de ses joueurs. En fin de compte, c'est le désir de vaincre et la compétitivité des athlètes qu'on vend aux partisans, aux réseaux de télévision et aux autres commanditaires majeurs.

Mon expérience me révèle que les meilleurs joueurs sont souvent les plus compétitifs. Ceux qui ont la chance de se rendre à Pyeongchang ne veulent pas rater cette opportunité.

Fallait voir Mark Stone, la fin de semaine dernière, quand je lui en ai parlé.

Stone n'a pas peur de s'exprimer sur la patinoire. À l'extérieur de la glace, par contre, c'est plus difficile. Guy Boucher lui a ordonné de déménager dans le vestiaire, plus tôt cette saison. Il lui a demandé de s'installer au beau milieu de la pièce, dans le but de l'emmener à prendre plus de place, à s'établir davantage comme un leader.

Tout ça pour dire qu'à la seule mention de Pyeongchang, il s'est emballé. Les experts de TSN lui ont réservé une place dans leur équipe canadienne, à un an des Jeux. Il était au courant.

Il ne voulait pas en parler. Pas trop, du moins. Parce qu'il « reste beaucoup de temps » avant les Jeux.

Il ne parlait pas de Bettman, de Daly et de leur bras de fer avec tous ceux qui veulent voir les pros à Pyeongchang. Superstitieux, il sous-entendait qu'il ne sert à rien de s'emporter. Il doit surtout se concentrer sur son jeu et maintenir son niveau s'il veut conserver ses chances d'y aller.

Changement de sujet. On dirait bien que le président des Sénateurs, Tom Anselmi, commence à se faire une tête.

Il a laissé entendre à un collègue de PostMedia qu'il est prêt à considérer un changement de logo et d'uniforme.

Ce n'est pas une décision très audacieuse. À peu près tous les partisans souhaitent un changement. Le premier qui prendra la parole publiquement pour défendre ceux qu'ils portent depuis 10 ans sera le premier.

Dans les réseaux sociaux, deux clans s'affrontent présentement.

Il y a d'abord ceux qui souhaitent un retour vers le passé. Ceux-là voudraient que l'équipe retrouve les uniformes qu'elle portait à son arrivée dans la LNH, au début des années 1990.

Les autres préféreraient qu'elle adopte plutôt à temps plein les uniformes « rétro » qu'elle porte occasionnellement depuis quelques années. Ceux avec le gros « O » devant.

Selon les sondages non-scientifiques qui circulent, ces derniers seraient majoritaires.

C'est drôle. Si j'avais à choisir un camp, je pencherais vers le retour aux années 1990.

Ces chandails nous rappellent les années les plus sombres de la franchise, quand elle était la pire de toute la LNH. Ils nous rappellent aussi le petit miracle accompli par ceux qui ont doté la petite capitale d'un club sportif des ligues majeures.

Ils nous ramènent donc à l'identité d'éternels négligés des Sénateurs.

Au moment où la direction du club cherche des moyens de renouer avec ses partisans, voilà une corde sensible sur laquelle elle pourrait jouer.




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