La relance... avec Landeskog et Duchene

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Matt Duchene, centre numéro un de l'Avalanche du Colorado, est sous contrat jusqu'en 2019. Il touchera un salaire de 6 millions $ US dans chacune des deux prochaines saisons.

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CHRONIQUE / Faire partie de la pire équipe de toute la Ligue nationale de hockey, c'est dur pour le moral. Surtout pour un bon vétéran, comme François Beauchemin, qui a disputé près de 100 matches éliminatoires dans la dernière décennie.

« Absolument, c'est dur. Je n'ai jamais vraiment vécu quelque chose qui ressemble à ça », de confier le défenseur sorelois de 36 ans.

« Nous sommes vraiment en train de connaître une année de... Bien... Une vraie année difficile. Je ne m'attendais pas à ça », enchaîne-t-il.

Malgré tout, il n'est pas prêt à lancer la serviette. Il reste une année à écouler au contrat qui le lie à l'Avalanche du Colorado. Il ose croire qu'il y a moyen de relancer les choses très rapidement et efficacement à Denver.

Il croit aussi que la relance peut se faire avec Gabriel Landeskog et Matt Duchene.

Beauchemin n'était pas surpris, mercredi dernier, quand il a su que les deux attaquants de talent n'avaient pas été impliqués dans un troc à la date limite des transactions.

« Je ne voyais pas comment ils pouvaient nous quitter au beau milieu d'une saison. Ce sont deux joueurs de grand talent. Ils ne seront jamais impliqués dans des transactions mineures », résume-t-il.

Duchene, centre numéro un, est sous contrat jusqu'en 2019. Il touchera un salaire de 6 millions $ US dans chacune des deux prochaines saisons.

Landeskog, l'attaquant en puissance, gagne un peu moins. Son contrat est cependant valide jusqu'en 2021.

Il faut donc comprendre qu'il est plus facile d'échanger des joueurs de leur calibre durant la saison morte, quand les directeurs généraux sont davantage disposés à jongler avec leurs enveloppes salariales.

S'il avait la chance de s'entretenir avec son propre DG, Joe Sakic, Beauchemin essaierait de le convaincre de ne pas les échanger du tout.

« Écoute... Ce sont deux jeunes joueurs. C'est certain qu'ils pourraient faire partie de la reconstruction. Landy a 24 ans. Duchy a 25 ou 26 ans. Ils n'ont pas encore atteint leur plein potentiel, mais ça va se produire dans les prochaines années. En ce qui me concerne, c'est évident qu'ils pourraient faire partie de la reconstruction de l'Avalanche. Les remplacer ? Je veux bien, mais par qui ? Quels joueurs pourrait-on trouver qui nous permettraient de s'améliorer à court ou à moyen terme ? »

Beauchemin persiste et signe. « Ce sont deux excellents joueurs. »

« Il suffit de bien les entourer. Il faut trouver les bons vétérans qui les aideront à se développer. »

Les joueurs de l'Avalanche se trouvaient à Ottawa, mercredi dernier. Ils ont suivi à la télévision, dans leurs chambres d'hôtel, les émissions spéciales de la date limite des transactions.

Quand il s'est pointé à l'aréna pour s'entraîner, en fin de journée, Landeskog était un homme soulagé.

« Nous venons de traverser une période très étrange, a-t-il reconnu. J'ai parfois l'impression que tous les joueurs de notre équipe ont entendu leur nom au moins une fois dans une rumeur de transactions. À vous écouter, nous étions tous sur le point de déménager », a-t-il déclaré, avant de s'avouer soulagé.

« J'espère conserver ma place ici, avec l'Avalanche, pendant de nombreuses années encore. »

Depuis ce jour, son club a joué trois parties. Il a subi trois défaites en temps réglementaire. Dans ces trois matches, il a marqué seulement deux buts.

Letang se fait attendre

Kristopher Letang n'a pas joué depuis le 21 février. Il a pris part de façon très limitée à une séance d'entraînement, trois jours plus tard. Un reporter du Pittsburgh Tribune-Review a récemment demandé à l'entraîneur-chef Mike Sullivan d'évaluer la durée de l'absence du défenseur numéro un des Penguins. « Il ne devrait pas nous revenir dans les prochains jours, mais nous nous croisons les doigts pour ne pas que ce soit trop long », a-t-il répondu. Les Penguins avaient déjà subi d'importantes pertes à la ligne bleue. Olli Maatta et Trevor Daley ont tous les deux raté beaucoup de hockey cette saison. Letang est quand même plus important. En début de semaine, il figurait toujours parmi les 20 défenseurs les plus productifs de la ligue. Tous ceux qui le devançaient avaient disputé entre 15 et 20 matches de plus que lui.

La balade de Yanni Gourde

La direction du Lightning de Tampa Bay a choisi de récompenser Yanni Gourde. L'attaquant originaire de la Mauricie, a été rappelé du club école de Syracuse, lundi. Là-bas, il fait flèche de tout bois. Il a marqué quatre buts et inscrit huit points à ses six dernières rencontres. « Nous avons du succès en tant qu'équipe parce que nous avons la bonne approche. Nous essayons de toujours appliquer beaucoup de pression. Notre échec avant est constant. Nous ne reculons jamais », a-t-il d'ailleurs confié au quotidien Post-Standard, samedi, après avoir réussi un doublé aux dépens des Senators de Binghamton. Cinq ans après avoir connu une saison de 124 points dans la LHJMQ, Gourde est toujours à la recherche de son premier but dans la LNH. Il a joué deux matches à Tampa plus tôt cette saison.

Le tour du chapeau oublié

L'excellente série documentaire Trajectoires reprend l'antenne ce mardi, sur les ondes de RDS. La quatrième saison mettra en vedette Martin Biron, Dan Boyle, Daniel Brière et Steve Duchesne. Le premier épisode nous permettra de revivre la carrière du Gatinois Brière. Ce dernier nous a réservé quelques histoires inédites. Il nous parlera entre autres d'un tour du chapeau réussi sur la patinoire du Centre Bell, dans l'uniforme des Flyers de Philadelphie. Il avait alors répondu au challenge d'un de ses proches. Brière parlera également de son éclosion, quelques années plus tôt, dans l'organisation des Sabres de Buffalo. Il parlera du directeur d'école qui lui avait « poliment » demandé de ne plus venir chercher ses enfants. Les autres écoliers rataient leurs autobus tandis qu'ils faisaient la file pour obtenir un autographe.




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