Henry et sa nouvelle vie

Les choses qui tracassaient Henry Burris sur le...

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Les choses qui tracassaient Henry Burris sur le terrain de football ne l'ont pas suivi sur le plateau de CTV Morning Live.

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CHRONIQUE / Depuis mardi, le réveille-matin sonne très tôt chez les Burris. Trois heures. Comme dans trois heures du matin ! Le père de famille, Henry, devra très rapidement s'y faire. La vie, après le football, sera comme ça.

Il rêvait d'une seconde carrière dans les médias et il souhaitait demeurer à Ottawa. En cette période difficile pour l'industrie, il a réussi à se dénicher un job. L'ennui, c'est qu'il devra se lever très tôt, cinq jours par semaine, pour occuper son poste de co-animation de l'émission de télévision matinale CTV Morning Live.

« Ce ne sera pas si difficile... Quand je jouais au football, j'avais l'habitude de me lever tôt, vers cinq heures. J'étais heureux quand je pouvais franchir les portes du gymnase avant six heures », me disait-il, en début de semaine.

Il voulait me convaincre que tout va bien se passer. Il cherchait peut-être à se convaincre, lui-même, jusqu'à un certain point.

« Au fond, mon objectif principal, c'était de passer plus de temps avec ma famille. À ce niveau, je serai comblé. Je n'aurai pas non plus à me soucier des partisans. Je ne risque pas de me faire huer quand je trébucherai dans mes mots. Je ne me ferai plus plaquer par des gros gars de 300 livres. C'est fini, ça aussi », a-t-il ajouté.

Pour ça, pas de doute. J'ai déjà connu des caméramans en surplus de poids. Règle générale, ils sont doux. Ils laissent les animateurs tranquilles.

Non, Burris n'a pas à trop s'en faire. Les choses qui lui causaient des tracas sur le terrain de football, c'est du passé.

À bien y penser, son prochain gros défi sera probablement de nous faire la démonstration de sa profondeur. Il sera un espèce de Gino Chouinard, anglophone et tourné vers les préoccupations régionales...

Déjà, à ses trois premières journées à l'antenne, on l'a vu mener une entrevue avec un spécialiste de la toxicomanie chez les adolescents. Il a également animé quelques chroniques culinaires.

Il me dit qu'il ne faut pas trop s'inquiéter à son sujet. Ceux qui regarderont l'émission de façon assidue, dans les prochains mois, découvriront qu'il peut faire autre chose que courir, lire une défensive adverse et lancer un ballon.

Burris ne va quand même pas complètement tourner le dos au sport qui lui a permis de bien gagner sa vie pendant deux décennies.

La nouvelle « équipe » à laquelle il vient de se joindre à titre de « joueur autonome », c'est celle de Bell Media. À Ottawa, le géant des communications possède les chaînes de télévision CTV et CTV2. Elle gère aussi quelques stations de radio. Parmi celles-ci, il y a la sportive TSN 1200, qui diffuse tous les matches du Rouge et Noir.

Le héros du dernier match de la coupe Grey a donc hérité d'un double mandat.

Il y a trois mois, Burris lançait des passes à Greg Ellingson et Brad Sinopoli.

Dans trois mois, il devra les critiquer publiquement lorsqu'ils échapperont celles de Trevor Harris. « La clé du succès, c'est de passer les commentaires de manière respectueuse », me dit-il, sur un ton sérieux.

Et il en connaît un bail sur les spécialistes irrespectueux.

L'été dernier, durant une séquence creuse du Rouge et Noir, il se croyait victime de critiques injustes de la part des panélistes de TSN. Durant une entrevue télédiffusée en direct, à la mi-temps d'un match présenté à la Place TD, il leur a gentiment suggéré d'aller se faire foutre.

« Quand un gars échappe un ballon, il faut le dire. Quand il rate un plaqué, il faut le dire. Il ne faut cependant jamais présumer des intentions et des états d'âme d'un individu sans être certain », dit-il.

Burris promet de passer beaucoup de temps au stade, parmi les autres journalistes, cet été. Il ne se contentera pas de raconter ses vieux souvenirs, quand il enfilera son casque d'écoute. Il voudra nous entretenir des dossiers d'actualité.

Le retour d'Henry Burris sur le marché du travail constitue une bonne nouvelle, aussi, pour sa famille qui cherche à s'établir pour de bon au Canada. Selon toute vraisemblance, elle s'apprête à recevoir le statut de résidente permanente. La citoyenneté devrait suivre d'ici quelques années.




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