Qui aidera Ivanie Blondin?

Ivanie Blondin essaie de ne pas trop penser... (Courtoisie)

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Ivanie Blondin essaie de ne pas trop penser aux difficultés budgétaires de Patinage de vitesse Canada. «Mais ça représente quand même un petit stress», avoue l'athlète franco-ontarienne.

Courtoisie

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CHRONIQUE / Une dixième position à son épreuve fétiche, le départ de groupe. Pour sa dernière sortie en sol coréen, aux Championnats mondiaux de patinage de vitesse sur longue piste, Ivanie Blondin aurait sans doute souhaité mieux.

Ce n'est pas la fin du monde. La saison n'est pas terminée.

Elle a toujours la possibilité de terminer au premier rang du classement cumulatif, sur le circuit de la Coupe du monde.

Elle a bien l'intention de tenter sa chance... même si elle doit y engloutir une partie de ses économies personnelles.

Patinage de vitesse Canada traverse une période trouble. On le sait. Les difficultés budgétaires obligent l'organisme à réduire sa participation à plusieurs événements internationaux d'envergure.

Au début du mois, les Québécois de l'équipe nationale ont été secourus. La Fédération de patinage de vitesse du Québec a décidé d'offrir une aide d'urgence à ses membres. Certains d'entre eux pourront ainsi prendre part à la dernière étape de la Coupe du monde, à Stavanger, en Norvège.

Blondin n'a pas cette chance. Elle n'est pas Québécoise, mais Franco-Ontarienne.

Patinage Canada lui offrira un billet d'avion pour la Norvège. Elle sera une des rares athlètes à prendre part à une compétition internationale qui se déroulera à Hamar, les 4 et 5 mars prochains.

Si elle veut étirer son séjour pour se rendre à la Coupe du monde de Stavanger, la semaine suivante, elle devra chercher de l'aide ailleurs. En dernier recours, elle pourra toujours couvrir elle-même ses frais. Selon les différents intervenants à qui nous avons parlé, ça représente une dépense variant entre 1500 et 3000 $.

Des gens essaient de l'aider. La Fédération ontarienne de patinage de vitesse pourrait lui venir en aide. « Nous allons trouver une façon de la soutenir, de façon directe ou indirecte », m'a juré un porte-parole, dernièrement.

Rien n'est encore assuré.

Quand j'ai passé un coup de fil à l'athlète, la semaine dernière, elle me disait qu'elle faisait de gros efforts pour ne pas trop y penser. 

« Mais ça représente quand même un petit stress pour moi », a-t-elle quand même avoué.

Ivanie Blondin... (Associated Press) - image 2.0

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Ivanie Blondin

Associated Press

Elle ne veut surtout pas donner l'impression de se plaindre. Ce n'est pas dans sa nature.

Elle ne veut pas avoir l'air ingrate, non plus. Les dirigeants de l'équipe nationale l'ont toujours bien traitée. Les problèmes budgétaires de cette année affectent tout le monde. « C'est une réalité. Il n'y a rien qu'on peut faire », dit-elle.

Au-delà du classement de la Coupe du monde, Blondin veut aller à Stavanger parce qu'elle pense à tout le bien que cela pourrait lui apporter en prévision de l'hiver 2018. L'expérience acquise cette année lui sera fort utile lorsqu'elle sera de retour à Pyeongchang pour prendre part aux Jeux olympiques.

Le départ de groupe est une épreuve relativement nouvelle au patinage de vitesse sur longue piste. Il a fait son apparition sur le circuit de la Coupe du monde durant la saison 2011-12. Personne ne connaît encore les subtilités de la discipline.

« J'ai besoin d'accumuler le plus d'expérience possible avant les Jeux. Plus je prendrai de départs sur la scène internationale, plus je saurai comment ça se court. C'est une nouvelle épreuve et chaque course me semble différente. Je ne peux pas me permettre de rater une grosse course. En plus, je pense à mes commanditaires. Les gens qui ont accepté de m'aider en début de saison veulent me voir participer à des courses. »

« Non, ça n'aurait pas de bon sens de ne pas y aller. »

•••

La dernière course n'a peut-être pas été sa meilleure. Ivanie Blondin quittera quand même la Corée du Sud ravie. La construction avance à grands pas à Pyeongchang. La ville se fait belle. Tout est en place pour de superbes Jeux, croit-elle.

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