Le beau souvenir de Duchesne

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Le nom de Steve Duchesne s'est faufilé au 25e rang de la liste des plus grands joueurs des Sénateurs depuis 1992.

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CHRONIQUE / Belle initiative du diffuseur anglophone officiel de Sénateurs. En marge des célébrations du 25e anniversaire, TSN a demandé à 25 journalistes/chroniqueurs/analystes de préparer la liste des 25 plus grands joueurs qui ont porté l'uniforme depuis 1992.

J'ai pris part à l'exercice. Ce fut, disons, enrichissant.

Les 10 premiers joueurs s'imposaient. Par la suite, c'était une loterie. Dans une ligue de 30 équipes où les joueurs déménagent constamment, il n'est pas facile de laisser sa marque.

Comme dans tous les classements du genre, il y a des surprises. Je ne m'attendais par exemple pas à ce que Steve Duchesne se faufile au 25e rang. Son séjour à Ottawa n'avait simplement pas été assez long. Deux petites saisons, dans une carrière qui a duré 1113 parties, c'est bien court.

Quand on pense à Duchesne, on pense aux Kings de Los Angeles, aux Flyers de Philadelphie, aux Red Wings de Détroit...

Pas aux Sénateurs.

« Pourtant, je vais te dire une chose... J'ai vécu à Ottawa quelques-unes des plus belles années de ma carrière », m'a-t-il dit avec enthousiasme, jeudi, quand je l'ai eu au bout du fil.

« Au début, quand jouait dans le petit aréna et qu'on perdait tout le temps, c'était rough. Tout a changé pour moi quand nous avons déménagé au Centre Corel et que nous avons commencé à gagner. Pis le dernier match, contre les Sabres de Buffalo... Marquer le but qui nous a fait entrer dans les séries. Je n'oublierai jamais. C'est tout un honneur que d'être reconnu par les Sénateurs. »

Il ne fait aucun doute que le but marqué par Duchesne à Kanata, le 12 avril 1997, s'inscrit assurément parmi les trois plus importants de l'histoire de l'organisation.

J'insiste, quand même. Ce fut quand même son dernier en saison régulière à Ottawa. Quelques mois plus tard, il se joignait aux Blues de Saint-Louis.

Duchesne reconnaît que deux saisons, c'est court.

Il me fait alors une confidence. Il aurait souhaité revenir à Ottawa pour conclure sa carrière. C'est même passé près de se réaliser, en 1999.

« J'étais joueur autonome. Jacques Martin m'avait contacté pour me dire que les Sénateurs voulaient me revoir. J'étais prêt à revenir. Les Red Wings de Détroit se sont manifestés au dernier moment. Je savais que ma carrière tirait à sa fin. Je voulais, vraiment, mais vraiment gagner la coupe Stanley avant de prendre ma retraite. J'ai fait un choix. »

Ça n'a pas été un mauvais choix, en fin de compte. 

À la conclusion de son tout dernier match en carrière, le 13 juin 2002, Duchesne a pu soulever la coupe au-dessus de sa tête.

Une quinzaine d'années plus tard, il conserve quand même de bons liens avec l'organisation des Sénateurs. Il n'écarte pas la possibilité de venir en ville, pour visiter ses vieux copains, dans les prochains mois.

Le nouveau président des Sénateurs, Tom Anselmi, commence à se familiariser avec son nouvel environnement. La preuve ? Dans les studios de TSN 1200, jeudi matin, on lui a encore demandé de parler des premiers dossiers auxquels il compte s'attaquer. Il a enfin offert une réponse satisfaisante.

Le directeur général Pierre Dorion dirige une toute petite équipe aux opérations hockey. Il a besoin d'aide. Il faudra donc embaucher des hommes de plus pour lui prêter main-forte.

Bravo.

Eugene Melnyk ne sera jamais un de ces propriétaires qui dépensent sans compter. De toute façon, les équipes qui possèdent les enveloppes salariales les plus lourdes ne sont pas nécessairement celles qui gagnent le plus souvent.

Il nous le rappelle le plus souvent possible.

Il veut que le succès de l'organisation passe par le développement des espoirs. Dans ce cas, qu'il ne fasse pas les choses à moitié. 

Repêcher les bons joueurs, c'est important. Les accompagner dans les années les plus importantes de leur développement, c'est crucial.

Pour quelques centaines de milliers de dollars par année, il pourrait embaucher quelques jeunes hommes de terrain. Des hommes qui vont rendre visite aux espoirs, qui vont leur parler, qui vont leur enseigner des trucs, qui vont s'entraîner avec eux.

C'est un investissement qui pourrait rapporter à long terme.

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