Y aura-t-il des transactions ?

L'Avalanche du Colorado pourrait échanger Jarome Iginla (12)... (Archives, Agence France-Presse)

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L'Avalanche du Colorado pourrait échanger Jarome Iginla (12) pour donner au vétéran une dernière chance de remporter la coupe Stanley.

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CHRONIQUE - À TRAVERS LA LNH / Impossible d'oublier le fiasco de l'an dernier. Un véritable cauchemar pour tous, dans l'industrie des médias.

C'était difficile pour les journalistes, aux quatre coins de l'Amérique du Nord, qui essayaient d'alimenter toutes les plateformes numériques. C'était encore pire pour les analystes qui cherchaient à remplir du temps d'antenne dans toutes les émissions spéciales à la télévision.

Nous vivions une date limite des transactions... sans transactions.

En fait, ce n'est pas entièrement vrai. Dans un avant-midi particulièrement drabe, deux joueurs avaient changé d'adresse. Les Penguins de Pittsburgh avaient cédé un certain Sergei Plotnikov aux Coyotes de l'Arizona. En retour, ils avaient obtenu Matthias Plachta ainsi qu'un choix de septième ronde au repêchage.

Ça soulevait des questions importantes, du genre... Qui est ce Plotnikov ? Et, surtout, comment allait-on remplir les émissions spéciales si rien ne changeait ?

Finalement, une trentaine de transactions - la plupart impliquant des joueurs de soutien - ont été conclues pour alimenter les discussions.

Qu'en sera-t-il cette année ?

Un autre beau gros pétard mouillé en perspective ?

Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, s'est montré plutôt pessimiste lors de sa plus récente rencontre avec la presse. « Je ne m'attends pas à ce qu'il y ait beaucoup d'échanges. Avec seulement quelques clubs écartés, le prix est élevé, et ceux qui sont dans la course pour une place aux séries ne veulent pas vendre », a-t-il déclaré.

Il est vrai que le classement nous semble particulièrement serré. Les deux seules formations qui accusent un retard insurmontable sont dans l'Association Ouest. Les Coyotes et l'Avalanche pourraient donc alimenter les discussions d'ici le 1er mars - en particulier, si leurs DG décident d'accorder aux vétérans comme Shane Doan et Jarome Iginla une dernière opportunité de remporter la coupe Stanley.

Sinon ?

Sinon, en ce début de semaine, sept formations de l'Ouest se battent pour les trois dernières places disponibles en séries. Six petits points les séparaient, lundi matin.

Dans l'Association Est, c'est encore plus serré. Pas moins de 10 formations avaient entre 52 et 59 points au moment d'entreprendre la semaine. Elles se battent pour deux ou trois tickets en séries.

L'expert Pierre LeBrun, qui sévit à la fois sur les ondes d'ESPN aux États-Unis, de TSN au Canada anglais et de RDS du côté francophone se croise les doigts.

« On ne connaît pas encore tous les acteurs, prévient-il. À mon avis, certaines équipes pourraient bientôt se définir comme vendeurs. Je pense aux Stars de Dallas, aux Devils du New Jersey, aux Canucks de Vancouver... Quelques équipes pourraient bien réaliser sous peu qu'ils ne sont plus vraiment dans la course. Quand il y aura plus de vendeurs, ça va provoquer certaines choses. Les prix vont baisser un peu. »

Un incitatif unique pourrait jouer un rôle de stimulant sur les marchés, dans les prochaines semaines.

L'arrivée imminente de la 31e formation de la LNH, à Las Vegas, pourrait provoquer certaines choses. 

LeBrun s'attend à ce que le repêchage d'expansion nous fasse vivre quelques « semaines folles » entre la conclusion de la finale de la coupe Stanley et le 1er juillet.

« Certaines équipes qui ne participeront pas aux séries vont peut-être commencer à préparer le terrain cet hiver », croit le journaliste.

Échos de vestiaire

Perreault dans le quatrième trio à Winnipeg

Pour éviter que les Jets de Winnipeg rejoignent les Coyotes et l'Avalanche dans le camp des vendeurs, il faudrait que certains de leurs piliers recommencent à produire. Mathieu Perreault pourrait donner le ton.

Sous contrat à long terme, le Québécois a marqué seulement quatre buts en 38 matches cette saison. Il s'est retrouvé dans le quatrième trio, récemment, après avoir raté quelques matches en raison d'une fracture à un pouce. C'est un rôle qui convient peu à un joueur qui touche 3 millions $ US cette saison.

« Il est quand même très utile à titre de spécialiste de l'attaque massive gaucher, a expliqué l'entraîneur-chef Paul Maurice au Winnipeg Free Press. Nous avons tous vu en début de saison à quel point il est difficile de faire produire l'attaque massive avec un groupe qui contient exclusivement des attaquants droitiers. »

Drouin ronge son frein chez le Lightning

À Tampa, on cherche aussi par tous les moyens à ne pas trop glisser au classement. Certaines décisions de l'entraîneur Jon Cooper sont scrutées à la loupe. Celle de laisser Jonathan Drouin sur le banc en fin de match contre les Bruins de Boston, la semaine dernière, a par exemple fait grand bruit.

« C'était plate, a reconnu l'ailier à un journaliste du Tampa Bay Times. On tirait de l'arrière par un but, c'était un match très important. C'était vraiment plate. Que voulez-vous ? Je ne prends pas les décisions à la place du coach. C'est le coach qui décide. »

Cooper s'est défendu en expliquant qu'il avait besoin d'envoyer un autre Québécois sur la glace, pour une mission spéciale. Gabriel Dumont a bien rempli sa mission, remportant sa mise en jeu contre Patrice Bergeron.

Brodeur chausse les patins avec les Blues

Une légende québécoise de la LNH est appelée à donner un coup de pouce à une autre organisation qui vit une saison difficile. Quand les Blues de Saint-Louis ont largué leur entraîneur Ken Hitchcock, la semaine dernière, ils ont aussi limogé son adjoint responsable des gardiens, Jim Corsi.

Pour le remplacer, dans le très court terme, ils ont sollicité leur directeur général adjoint, Martin Brodeur.

« Ça me donne la chance de sauter sur la patinoire. Ce n'est pas désagréable. Ça me donne l'impression de faire un peu plus partie de l'équipe, a-t-il indiqué au St. Louis Post-Dispatch. Ce n'est pas nécessairement quelque chose qui faisait partie de mes plans de carrière, toutefois. Je veux juste aider les Blues à se tailler une place en séries avant de passer à autre chose. »

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