Chiasson satisfait en sol albertain

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À Calgary, on confie parfois un rôle à caractère offensif à Alex Chiasson.

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CHRONIQUE - À TRAVERS LA LNH / Alex Chiasson voudrait nous dire qu'il est satisfait de son rendement chez les Flames de Calgary qu'il ne s'y prendrait pas différemment.

L'attaquant se montre quand même modeste. Après tout, sa récolte de 14 points en 52 parties n'a rien d'extraordinaire. Il a surtout été blanchi à ses 10 dernières parties.

« Les statistiques ne disent pas tout sur ma saison. Personnellement, j'ai gagné beaucoup d'expérience. J'ai l'impression que j'ai recommencé à jouer comme je dois jouer », a-t-il commenté lors de son passage à Ottawa, la semaine dernière.

« Je n'aime pas évaluer mes performances en me basant strictement sur mes statistiques. Des fois, tu joues bien et tu ne reçois pas les récompenses que tu devrais. Les buts et les points ne sont pas au rendez-vous. L'important, c'est que je suis plus constant, soir après soir. Ça me suffit. »

On finit par comprendre qu'il est satisfait du sort qui lui est réservé en Alberta.

Lorsqu'ils l'ont sélectionné au tout début de la deuxième ronde du repêchage amateur, en 2009, les Stars de Dallas voulaient faire de lui un attaquant en puissance.

Cinq ans plus tard, les Sénateurs ont fait son acquisition dans une méga-transaction, convaincus qu'il pouvait jouer dans un des deux premiers trios.

Aujourd'hui, le mature jeune homme de 26 ans n'a plus à composer avec toute cette pression.

« Je suis devenu un joueur différent, dit-il. Je persiste à croire que je peux marquer une quinzaine de buts par saison. Je dois trouver d'autres façons de me rendre efficace, tout en contribuant un peu aux succès de l'équipe à l'attaque. »

À Calgary, Chiasson obtient parfois des affectations temporaires, dans un trio très offensif, avec les joueurs de grand talent comme Sean Monahan et Johnny Gaudreau. C'est plutôt rare.

La plupart du temps, on peut le trouver à l'aile droite, dans un trio à caractère défensif.

Le Suédois Mikael Backlund, un autre ancien choix de première ronde, est devenu un bon complice.

C'est déjà une nette amélioration. « Je n'ai plus à me promener d'un trio à l'autre et passer de l'aile droite à l'aile gauche », dit-il, lançant une flèche aux gens qui l'ont dirigé la saison dernière.

Un club en panne

Chiasson peut difficilement se dire complètement satisfait de sa saison quand son équipe traverse une très mauvaise passe.

Les Flames participeraient aux séries éliminatoires si elles débutaient cette semaine. Le problème, c'est qu'il reste une trentaine de matches à disputer en saison régulière. Avec au moins quatre formations qui leur soufflent dans le cou, ils ne peuvent se permettre un relâchement.

Avec trois petites victoires à leurs 10 dernières parties, ils ne peuvent pas trop se sentir à l'aise...

L'entraîneur-chef Glen Gulutzan a piqué une sainte colère, la semaine dernière, au terme d'un match à Montréal. Une colère qui n'était pas entièrement nécessaire.

« Nous sommes tous des hommes. Nous comprenons tous très bien la situation. Il y a quelques semaines, tout allait bien. Nous étions en bien meilleure position au classement. Nous avons glissé. C'est complètement inacceptable. On dirait que le moindre petit problème nous casse les jambes. Dans une ligue comme la nôtre, c'est quelque chose qui ne peut pas se produire. Il faut se battre, encore et toujours. À la fin de la journée, il nous faut obtenir de bien meilleurs résultats. »

Crawford se fait transpercer

Drew Doughty déjoue Corey Crawford... (Archives, Associated Press) - image 3.0

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Drew Doughty déjoue Corey Crawford

Archives, Associated Press

Le Québec ne comptait qu'un représentant, ce week-end, au Match des étoiles de la LNH. Ça ne s'est pas trop bien passé pour lui. Le pauvre gardien de la section Centrale, Corey Crawford, a fait face à 11 lancers. Il a laissé passer la rondelle cinq fois. Le double champion de la coupe Stanley a été capable de prendre tout ça avec le sourire.

« C'était quand même agréable... J'imagine », a-t-il répondu à l'envoyé spécial du Chicago Tribune. « Je ne pensais pas que les gars essaieraient de lancer entre mes jambières. J'ai essayé de couvrir les coins du filet du mieux que je pouvais. Je me suis trompé. Ils ont lancé entre mes jambières. » Crawford devra vite oublier tout ça et se concentrer sur sa fin de saison. Il présente une fiche assez ordinaire de cinq victoires contre quatre revers depuis le début de 2017.

La surprise de Jacques Lemaire

La Belle Province fut cependant à l'honneur, au début du week-end, lorsque la LNH a identifié les 67 joueurs qui ont complété la liste des 100 plus grands de l'histoire. Pour certains, dont Jacques Lemaire, la surprise fut totale.

« Quand j'ai été intronisé au Temple de la renommée, je pensais que ça s'arrêterait là. Je ne pouvais pas m'imaginer qu'on me ferait un plus grand honneur », a-t-il déclaré lorsqu'un reporter du Star-Tribune de Minneapolis l'a contacté. Lemaire a connu une carrière de joueur relativement courte. Il a disputé 853 matches, dans l'uniforme du Canadien de Montréal, entre 1967 et 1979.

« Beaucoup de joueurs méritants n'ont pas été sélectionnés au sein de cette liste », a noté celui qui travaille toujours dans le hockey, à temps partiel, comme conseiller spécial, chez les Maple Leafs de Toronto.

Les Islanders à New York pour y rester

Les Hurricanes de la Caroline ne sont pas la seule organisation dont l'avenir est incertain dans l'Association Est de la LNH. Les Islanders de New York éprouvent aussi des difficultés. Le commissaire Gary Bettman a reconnu ce week-end que l'équipe pourrait quitter Brooklyn et le Barclays Center. Elle ne risque cependant pas de quitter la région métropolitaine

« Ils sont déterminés à faire fonctionner le produit dans la région de New York, pour le bien des partisans qui ont toujours soutenu cette franchise », a répondu M. Bettman au quotidien Newsday, lorsqu'il a été question du travail accompli par les nouveaux propriétaires, Jon Ledecky et Scott Malkin. Un projet de construction d'un amphithéâtre dans le Queens est dans l'air.

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