Mark Stone et le Frank-Selke

Mark Stone génère régulièrement des chances de marquer... (La Presse canadienne)

Agrandir

Mark Stone génère régulièrement des chances de marquer en subtilisant la rondelle à ses adversaires dans les zones dangereuses.

La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / À la pause du match des Étoiles, dans mon esprit, un truc est clair. Mark Stone mérite d'être considéré parmi les plus sérieux aspirants au trophée Frank-Selke.

Cette année encore, il domine la LNH au chapitre des revirements provoqués. Pis ce n'est même pas proche. Soir après soir, il génère des chances de marquer en subtilisant la rondelle à ses adversaires dans les zones dangereuses.

Nous en avons brièvement parlé, jeudi matin. Au départ, il a essayé de me convaincre qu'il n'a jamais perdu de temps à penser à ce genre de choses. Je ne le sentais pas entièrement sincère.

Il a fini par m'avouer que ce serait « un sacré bel honneur d'être considéré au même titre que tous les autres qui sont mis en nomination année après année... »

Il pensait alors à trois joueurs : Patrice Bergeron, Anze Kopitar, Jonathan Toews.

Ouais...

J'ai eu le goût de lui dire qu'il y a une raison, toute simple, pour laquelle on croise toujours les mêmes attaquants à caractère défensif au banquet annuel de fin de saison à Las Vegas.

Vois-tu, Mark, mes estimés collègues de la presse écrite remplissent chaque année les bulletins de vote pour les principaux trophées. J'en soupçonne plusieurs de tourner les coins ronds.

Il n'est pas trop difficile d'identifier les principaux aspirants aux trophées Hart, Norris et Calder. Il suffit souvent de jeter un coup d'oeil aux statistiques. Les joueurs qui connaissent de grosses saisons se détachent naturellement.

Pour le Selke, c'est un peu plus compliqué. Les meilleurs attaquants à caractère défensif sont, dans bien des cas, des joueurs qu'on remarque peu.

Dans le doute, on peut toujours s'informer. Fouiller davantage, aller plus loin. Sonder les gens qui nous entourent et qui s'y connaissent.

On peut aussi se contenter de cocher les noms de Bergeron, Kopitar et Toews sur la liste et renvoyer le bulletin à la LNH en se frottant les mains. Une bonne chose de réglée.

En ce sens, Mark, les trois incontournables que tu admires te font beaucoup d'ombre.

Face à cette confidence, Stone a joué la carte du petit nouveau qui respecte l'ordre établi.

« Oui, mais ces gars-là sont vraiment super, pense-t-il. Ils parviennent à récolter des statistiques très impressionnantes tout en affrontant les meilleurs joueurs adverses, soir après soir. C'est pour ça qu'ils se retrouvent en nomination chaque fois. »

On ne s'attendait à rien de moins de sa part.

Pour être un jour considéré au même titre que les trois autres, Stone affirme qu'il sait comment s'y prendre. « C'est simple. Il faut que les joueurs adverses n'aient pas envie de m'affronter. Tous les gars qui reviennent chaque année ont ceci en commun. On n'aime pas les affronter. »

Pour les chiffres, pas de problème. Stone se maintient encore une fois cette année parmi les 50 meilleurs marqueurs de la ligue.

Je ne serais pas surpris de le voir produire encore davantage dans la dernière portion du calendrier. Depuis quelques matches, on le voit essayer toutes sortes de passes. Ça fonctionne presque toujours. Le gars respire la confiance. Ça se voit.

« Facile d'essayer des choses quand on sait qu'on peut compter sur le soutien de ses coéquipiers. Si je fais une gaffe, cette année, je sais que mes coéquipiers seront là pour me soutenir. Ça fait toute la différence. »

•••

En 2009, lorsque Cyril Leeder est devenu président des Sénateurs, on a tout de suite noté un changement dramatique. Il préférait se tenir loin des projecteurs et travailler dans l'ombre, mais il se distinguait par sa grande classe lors de toutes ses apparitions publiques.

Ce fut encore le cas, jeudi, lors de la conférence de presse où il a fait le bilan de ses trois décennies passées chez les Sénateurs.

Il a émis un seul souhait : celui de poursuivre sa carrière à Ottawa. C'est « sa » ville. Celle où il a grandi. C'est la ville qu'il aime.

Je suis convaincu que ce sera possible.

Il demeurera, pour toujours, celui grâce à qui un club de hockey des ligues majeures existe dans la capitale.

Si ça ne suffit pas à ouvrir toutes les portes qui se trouveront devant lui...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer