Rendre hommage à deux grands hommes

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Bryan Murray est devenu le premier membre du nouveau «Cercle d'honneur» des Sénateurs.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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CHRONIQUE / Arriver à la fin de sa carrière. Savoir quand le temps est venu de se retirer. Tendre gracieusement le flambeau à la nouvelle génération.

Ce ne doit pas être facile pour tout le monde.

J'imagine que ça peut être particulièrement difficile dans l'ultra compétitif monde du sport.

Surtout pour ceux qui se retrouvent dans des positions de leadership. Le directeur général d'un club de hockey, par exemple. Ou le quart-arrière partant d'un club de football.

Il suffisait pourtant de tendre un peu l'oreille, durant ce mardi drôlement chargé, pour comprendre à quel point on a rendu hommage à deux grands hommes.

Trevor Harris ne pouvait se déplacer pour assister à la conférence Henry Burris. Il est retenu aux États-Unis, auprès d'une conjointe qui doit donner naissance à un enfant d'un moment à l'autre. Il a donc passé un coup de fil à TSN 1200 pour le féliciter, publiquement, en ondes.

« La saison dernière, Hank a vite compris que le monde ne tournait pas autour de lui. J'étais sur la même longueur d'onde que lui. Pour moi, comme pour lui, c'était le succès du Rouge et Noir d'Ottawa qui comptait. Nous avons tous suivi l'exemple de Hank. Nous l'avons tous suivi, sans exception. C'est ce qui nous a permis de remporter la coupe Grey », a-t-il expliqué.

Quelques heures plus tard, Pierre Dorion a pris quelques minutes de son précieux temps pour participer à une conférence téléphonique. Il devait, au départ, se contenter de commenter la transaction qu'il venait de conclure avec les Sharks de San Jose.

On lui a demandé de nous donner quelques secondes de plus, histoire de dire un mot sur Bryan Murray. Son ancien patron s'apprêtait à devenir le premier membre du nouveau « Cercle d'honneur » des Sénateurs.

« Avec plaisir, a-t-il répondu, enthousiaste. Si vous voulez, on pourrait parler de Bryan pendant des heures. »

« Si je connais du succès, un jour dans le rôle de directeur général, ce sera parce que Bryan m'a tout montré. Il y a quelque chose de spécial dans sa façon d'interagir avec les gens. Je n'avais jamais été aussi bien traité par un patron. Il ne m'a jamais fait sentir que j'étais un subalterne. Il m'a toujours considéré comme un égal. »

Henry Burris et sa femme Nicole... (Patrick Woodbury, Le Droit) - image 2.0

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Henry Burris et sa femme Nicole

Patrick Woodbury, Le Droit

Henry Burris et Bryan Murray ont un autre point en commun. Dans un monde où les postes sont rares et où les prétendants sont nombreux, ils ont tous les deux survécu à l'épreuve du temps.

Burris a su éviter les blessures sérieuses de façon à jouer jusqu'à l'âge de 41 ans.

Il a partagé son secret avec tous ceux qui voulaient bien l'entendre, mardi. « Je m'entraîne chaque année comme si je devais passer mon été à me prélasser sur une plage. J'arrive donc en grande forme, au début du camp, sur un terrain de football. »

Murray, lui, a davantage fait travailler ses méninges pour durer. Il faut du cran pour abandonner une carrière dans le monde de l'éducation afin de tenter sa chance dans le monde du hockey. Il a fait le grand saut au tournant des années 1980 sans vraiment savoir dans quoi il s'embarquait. De réussir à oeuvrer dans ce domaine, sans arrêt ou presque, pendant 40 ans, relève de l'exploit.

Détenir la certitude qu'on est allés au bout de ce qu'on pouvait accomplir, ça doit certainement faciliter les dernières années d'une carrière. Ça doit rendre la passation du flambeau moins douloureuse.




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