À tout seigneur, tout honneur

L'ancien directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Bryan Murray... (Archives Le Droit)

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L'ancien directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Bryan Murray (photo), a finalement choisi de ralentir, le printemps dernier. Il a remis la clé de son bureau à son dauphin, Pierre Dorion.

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CHRONIQUE / Le grand jour est arrivé pour Bryan Murray. Mardi soir, avant le match opposant les Sénateurs d'Ottawa aux Capitals de Washington, on organisera une cérémonie visant à rendre hommage à l'homme de hockey.

Murray, qui est originaire de Shawville dans l'ouest de la province de Québec, sera la première personne à être intronisée dans le tout nouveau Cercle d'honneur de la capitale.

Un des piliers qui soutient le toit du Centre Canadian Tire, et qui est bien visible dans les gradins, au niveau 300, lui sera dédié. Cette cérémonie s'inscrit dans les célébrations du 25e anniversaire de la jeune franchise.

Quand est venu le temps de trouver des façons de fêter ce quart de siècle, le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, a formé un comité réunissant plusieurs membres influents de la communauté. Ces gens ont vite déterminé qu'il fallait d'abord retirer le numéro 11 de Daniel Alfredsson. Ce qui fut fait, juste avant le match du 29 décembre, contre les Red Wings de Detroit.

L'idée de créer un Cercle d'honneur a rapidement pris naissance par la suite. Murray s'est rapidement imposé comme celui qui devait l'inagurer.

Rares sont les hommes de hockey qui ont réussi à travailler pendant aussi longtemps au sein d'une seule franchise dans la LNH. Cet automne, il a entrepris une 12e campagne à Ottawa.

Il était âgé de 62 ans, au printemps 2004, quand il a succédé à Jacques Martin, devenant le quatrième entraîneur-chef de l'histoire de l'équipe.

Il quittait alors le poste de directeur général des Mighty Ducks d'Anaheim, retournant à sa première passion dans le but de conclure sa carrière. «Je croyais que je passerais quelques années derrière le banc avant de partir à la retraite pour profiter de quelques belles années», a-t-il confié récemment.

Sa deuxième saison a pris fin à Anaheim. Au terme du cinquième match de la finale de la Coupe Stanley, il a vu les Ducks éliminer les Sénateurs.

Il n'était cependant pas mûr pour la retraite. Quelques mois plus tard, il a été promu au titre de directeur général. Il a occupé ce poste pendant neuf ans. Il est demeuré en poste pendant deux ans, après avoir reçu un diagnostic de cancer. Il a continué de se présenter au boulot chaque jour, tandis qu'il recevait des traitements pour cette maladie qu'il ne vaincra jamais.

Il a finalement choisi de ralentir, le printemps dernier. Il a remis la clé de son bureau à son dauphin, Pierre Dorion. Il conserve cependant un poste à temps partiel. Dorion consulte régulièrement celui qui est dorénavant «conseiller spécial hockey».

Au fil des ans, il a été impressionnant de voir à quel point Murray a forgé des liens solides avec les joueurs qu'il a dirigés. Daniel Alfredsson lui a par exemple réservé un bel hommage lors de la cérémonie du retrait de son chandail. 

«Bryan Murray nous a permis de développer la confiance en nous dont nous avions besoin. Il nous a enseigné une nouvelle façon de connaître du succès par l'attaque. Il nous a surtout enseigné comment être une bonne personne», a-t-il dit vers la fin de son discours.

Les Sénateurs n'ont pas l'intention de s'arrêter là. Eugene Melnyk caresse maintenant le rêve de voir Murray au Temple de la renommée. «Avec son parcours, il ne fait aucun doute qu'il doit y accéder», a déclaré le proprio, au sujet de celui qui occupe le 11e rang au chapitre des victoires à titre d'entraîneur.

La glace, pas les jambières

Corey Crawford a essayé la nouvelle culotte que la LNH lui imposera, dans les matchs, à compter du début de février. Ça ne s'est pas très bien passé. Il a laissé passer quelques mauvais buts face aux Capitals de Washington. Il a été remplacé par Scott Darling avant la fin de la rencontre. Le gardien québécois ne cherche pas d'excuses, mais il est d'avis qu'on pourrait stimuler l'attaque sans réduire l'équipement des gardiens. «Si on trouvait un moyen de produire de la glace de qualité partout, comme la glace qu'on voit au Colorado, à Washington, à Edmonton... Les gars n'auraient pas de misère à marquer», a-t-il déclaré dans les pages du Chicago Sun-Times. «Dans les matchs à l'extérieur, il y a peu de buts. La glace est tellement mauvaise que les gars jouent avec la tête basse. Quand les gars gardent la tête haute, ça fait toute la différence.»

Ouellet impressionne

Tout n'est pas sombre à Detroit. Même si la séquence de participations consécutives aux séries des Red Wings est menacée, certains héros obscurs parviennent à se signaler. C'est notamment le cas du défenseur québécois Xavier Ouellet, qui a marqué un but gagnant en prolongation la semaine dernière. Le Québécois forme un solide duo avec Nick Jensen. Ce dernier, tout comme lui, a mangé son pain noir pendant un bon bout de temps dans les mineures. «Quand Jensen est à son meilleur, il est un grand patineur qui effectue de bonnes sorties de zone. Il est ultra compétitif. Quand X est à son meilleur, il effectue des sorties de zone efficaces. Il n'essaie pas de trop en faire. Il est très compétitif, lui aussi», a expliqué l'entraîneur-chef Jeff Blashill au Detroit Free Press.

Luongo et ses amis de Vancouver

Le quotidien Vancouver Province a profité du seul passage des Panthers de la Floride en Colombie-Britannique, la semaine dernière, pour rendre hommage à Roberto Luongo. Ils ont placé le gardien montréalais dans un groupe sélect avec Henrik Sedin, Trevor Linden et Pavel Bure. Luongo est flatté. Il conserve toutefois de douloureux souvenirs de ses années chez les Canucks. La défaite dans le septième match de la finale de la Coupe Stanley arrive en tête de liste. «On sait tous que je veux accomplir une chose avant de prendre ma retraite. Je veux retourner en séries et essayer, une fois de plus, de remporter un championnat», a déclaré au quotidien Sun-Sentinel le vétéran dont la carrière tire à sa fin. Il fêtera ses 38 ans en avril.

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