Ce bien mystérieux modèle d'affaires...

Marcel Patenaude aurait bien aimé continuer à travailler... (Martin Roy, Le Droit)

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Marcel Patenaude aurait bien aimé continuer à travailler avec Mario Duhamel.

Martin Roy, Le Droit

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On va lui donner au moins ça. Dans une conférence de presse où les visages étaient longs et la tension, palpable, Marcel Patenaude n'a jamais baissé les yeux.

Il a été capable de répondre franchement quand on lui a posé la question directement. Il aurait préféré continuer à travailler avec son ami de longue date, Mario Duhamel.

«J'aurais voulu qu'il puisse continuer. Je persiste à croire qu'il est un bon entraîneur», a-t-il assuré.

La décision de congédier le coach n'était donc pas la sienne.

Le directeur général des Olympiques nous a quand même laissé sur notre appétit, lundi. On aurait voulu comprendre mieux, ou davantage, ce qui s'est passé au Centre Guertin durant la dernière semaine.

Pour répondre aux questions les plus pointues, en conférence de presse, Patenaude s'est réfugié derrière une formule un peu creuse. Ainsi donc, un «modèle d'affaires» a été clairement établi, le printemps dernier, lorsqu'il s'est installé à Gatineau.

À force d'insister, on a fini par comprendre, en gros, ce que cela signifie. Les décisions les plus importantes relèvent du conseil d'administration, pas du DG.

Patenaude a merveilleusement bien protégé l'organisation qui l'emploie. Il a juré que cette pratique ne devrait pas nous surprendre. «C'est la norme. Ce n'est pas différent des autres endroits», jure-t-il.

Ce n'est pas entièrement vrai.

Les propriétaires de clubs sportifs ne fonctionnent pas tous de la même façon. Ailleurs, des hommes d'affaires brillants se tiennent loin du vestiaire et du terrain de jeu. Ils embauchent des dirigeants compétents et leur font entièrement confiance.

Marcel Patenaude compte une trentaine d'années d'expérience dans le hockey. Pendant près d'une décennie, il a été à la tête d'une des plus grosses organisations de la LHJMQ, à Halifax. 

Il possède les compétences nécessaires pour gérer.

En passant, les membres du conseil d'administration n'étaient pas tous présents à la conférence de presse de lundi matin. Il n'y en avait que deux: François Beaudry et le président Alain Sear.

•••

Que va-t-il se passer, maintenant?

Pour commencer, on va souhaiter à Éric Landry de connaître tout le succès qu'il mérite.

Voilà un homme qui a investi cinq années de travail, sans compter ses heures, dans le rôle souvent ingrat d'adjoint.

On lui souhaite bonne chance, mais on sait que ce ne sera pas facile.

Même s'il ne porte pas officiellement l'étiquette «d'entraîneur intérimaire», on devine que les 20 prochaines parties constitueront pour lui une période d'audition. Patenaude l'a dit, lundi. «On fera le point à la fin de la saison. D'ici là, son travail sera évalué sur une base quotidienne.»

On se souvient fort bien de ce qui s'est passé lorsque Benoît Groulx a quitté les Olympiques pour la première fois, au printemps 2008. Ç'avait marqué le début d'une période trouble. L'équipe avait eu besoin de trois entraîneurs différents pour passer à travers des deux saisons suivantes.

Groulx avait lui-même mis fin à cette triste parade. Avant d'accepter de rentrer au bercail, il avait quand même pris soin de se négocier un contrat béton d'une durée de 10 ans. Il s'était aussi approprié le rôle de DG.

Comme s'il voulait se donner tous les moyens de travailler en paix...

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