La profondeur fait la différence

Les Penguins de Pittsburgh n'ont pas été écartés... (archives, Agence France-Presse)

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Les Penguins de Pittsburgh n'ont pas été écartés des séries éliminatoires depuis la saison 2006-2007. Ils ont depuis mis la main sur la coupe Stanley trois fois.

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CHRONIQUE / Les Penguins de Pittsburgh sont condamnés à l'excellence. Difficile de connaître autre chose que des saisons gagnantes quand on aligne, année après année, deux des trois meilleurs centres dans le monde du hockey.

Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont réussi à bien se positionner dans la première moitié de la saison régulière. Tout porte à croire qu'ils participeront aux séries éliminatoires pour une 11e année d'affilée.

La durée de leur parcours au printemps ne dépendra toutefois pas d'eux.

L'entraîneur-chef Mike Sullivan est convaincu que le succès des Penguins passe d'abord par la profondeur. « Nous jouons notre meilleur hockey quand nous ne dépendons pas de nos deux ou trois plus grosses vedettes », a-t-il déclaré la semaine dernière.

À l'approche de la mi-saison, la question portait sur la contribution offensive de ses acteurs de soutien. Deux ailiers américains de 24 ans, Conor Sheary et Bryan Rust, pourraient facilement atteindre le plateau des 20 buts.

« Ces deux-là font partie de nos joueurs les plus constants, je pense. Ils nous donnent tellement d'énergie sur une base quotidienne ! Ils ont marqué la majorité de leurs buts à cinq contre cinq, ce qui en dit long sur leur engagement », estime-t-il.

« Quand ces gars-là produisent, notre attaque devient vraiment équilibrée. C'est à ce moment-là que nous sommes véritablement dangereux. »

Avec la contribution des acteurs de soutien de luxe que sont Sheary et Rust, les Penguins ont entrepris la deuxième moitié du calendrier avec la deuxième attaque la plus productive de toute la LNH.

Ça se passe juste un peu moins bien à l'autre bout de la patinoire. Ils allouent près de trois buts à leurs adversaires par partie. Leur taux de réussite en désavantage numérique figure aussi parmi les pires de toute la ligue.

Sullivan sait que ça devra changer. Le printemps dernier, quand ils ont soulevé la coupe Stanley, les Penguins étaient bien plus efficaces défensivement.

Les vedettes doivent constamment être rappelées à l'ordre.

« Nous sommes constamment en conversation avec nos joueurs, dit-il. Nous parlons toujours de l'importance de prendre de bonnes décisions avec la rondelle. Le message ne change pas. Il ne faut surtout pas placer nos coéquipiers dans une position précaire parce que nous avons mal géré la rondelle dans un secteur de la patinoire où la prudence est de mise. »

« Nous sommes patients. Nous savons que la discussion ne cessera jamais. Ça va continuer ainsi en raison des joueurs qui forment notre équipe. Nos joueurs sont doués offensivement. Ils ont envie de créer de belles choses avec la rondelle. Il faut leur rappeler qu'il y a des moments où il est acceptable de prendre des chances. Il existe d'autres situations où il est préférable de faire les choses plus simplement. »

Reste à régler l'épineuse question des unités spéciales. Crosby, Malkin et les autres vedettes ne peuvent être blâmées pour tous ces buts encaissés à court d'un homme.

Comment expliquer, alors, ces difficultés ?

« L'infériorité numérique fait partie des éléments que nous pouvons améliorer », reconnaît-il d'emblée.

Sullivan veut bien viser la perfection, même s'il sait pertinemment bien qu'elle n'est pas accessible. « Il y a des soirs où on va se faire marquer des buts durant nos infériorités numériques. Il faut travailler sur notre structure et sur nos stratégies, tout en comprenant que les autres équipes vont faire de beaux jeux aussi. »

Quelques semaines sans Letang

Kristopher Letang... (Archives, Associated Press) - image 3.0

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Kristopher Letang

Archives, Associated Press

Les Penguins devront s'appuyer encore davantage sur leur groupe d'attaquants. Ils ont annoncé, lundi, qu'ils devront se passer de leur quart-arrière Kristopher Letang pendant « un certain nombre de semaines ». Le Québécois s'est blessé au « bas du corps », ce week-end, dans un match contre les Red Wings de Détroit.

En réalité, les Penguins seront privés de leurs deux meilleurs défenseurs, puisque Brian Dumoulin n'a pas joué depuis le 27 décembre. « L'adversité, ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose. L'adversité vous procure souvent de belles occasions de resserrer les liens. C'est ainsi qu'on devient une meilleure équipe », a déclaré Mike Sullivan au Pittsburgh Tribune-Review. Les Penguins ne sont quand même pas à court de ressources. Trevor Daley, Ian Cole et Olli Maatta suivent Letang et Dumoulin dans la hiérarchie.

L'Avalanche voulait Girard

L'hiver s'écoule lentement à Denver, où la pression semble très forte sur la direction de l'Avalanche. On reproche par exemple au directeur général Joe Sakic d'avoir simplement liquidé un contrat en cédant Cody McLeod aux Predators de Nashville. Sakic se défend. Il voulait vraiment obtenir les services du Québécois Félix Girard.

« Nous le voulions vraiment, a-t-il même insisté à un reporter du Denver Post. Nous avions regardé le club-école des Predators et nous l'avions ciblé. Il a du caractère, il est un leader. Il peut rendre de bons services à notre organisation à titre de joueur de troisième trio et lors des unités spéciales. » Girard vient de rejoindre le club de réserve de l'Avalanche, à San Antonio au Texas. Il va y compléter sa troisième saison chez les pros.

Parmi les Étoiles... de la Ligue américaine

Le match des Étoiles de la Ligue américaine sera disputé à la fin du mois et le Québec y sera drôlement bien représenté. Mark Barberio représentera les IceCaps de St. John's. Le vétéran des mineures Yanni Gourde sera son coéquipier au sein de l'équipe de la section Nord. Le jeune attaquant originaire de Joliette A.J. Greer portera les couleurs de la section Pacifique.

Alexandre Carrier doit enfiler l'uniforme de la section Centrale, sauf que les Predators de Nashville l'ont récemment rappelé. Il est une police d'assurance pour un long voyage. Benoît Groulx sera un des entraîneurs invités lors de ce week-end, ce qui vient en quelque sorte confirmer que son retour dans les rangs professionnels est couronné de succès.

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