Toutes ces choses qu'on ne sait pas

Le président des Olympiques de Gatineau, Alain Sear... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le président des Olympiques de Gatineau, Alain Sear

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Je trouvais que le sens du timing d'Alain Sear faisait un peu défaut.

Lundi, on a invité le président des Olympiques à s'exprimer sur les ondes du 104,7 FM. 

Il n'était pas content. Quelques heures auparavant, deux pannes de courant distinctes avaient forcé l'interruption d'un match. Le Québec au grand complet avait pu suivre le fiasco en direct puisque la rencontre était présentée sur les ondes de TVA Sports.

Tout ça en raison d'un problème de communication. Hydro Québec effectuait des travaux dans l'Île-de-Hull. Quelqu'un, quelque part, avait omis d'aviser les locataires du Centre Guertin.

Son mécontentement, je pouvais le comprendre. La réputation du Vieux Bob est souvent mise à mal. Celle des Olympiques en prend souvent pour son rhume par la bande. Personne n'avait besoin de ça.

Ce qui me chatouillait, par contre, c'est le fait que M. Sear profite de la tribune qu'on lui offrait pour brandir le spectre d'un éventuel déménagement.

« Si ça continue de même, on va la perdre cette équipe là », a-t-il déclaré, mot pour mot, sur les ondes.

Je l'ai donc relancé. Le moment n'est-il pas bizarrement choisi d'effectuer cette sortie, au moment même où des gens travaillent fort pour accoucher d'un projet de loi privé, à Québec, qui permettrait la construction d'un amphithéâtre tout neuf ?

Il m'a répondu.

« De votre point de vue, ça peut être vu comme ça. Je comprends. Mais il y a beaucoup de choses que vous ne savez pas. Il y a beaucoup de choses que vous ne saurez pas de moi. Je suis un homme de confiance. Je suis un homme de huis clos. Les éléments que je sais, qui m'inquiètent, je ne les partagerai pas avec toi aujourd'hui. »

J'ai insisté. Cherché à comprendre ce qu'il voulait dire.

« Les éléments que je ne peux malheureusement pas partager, que vous ne savez pas, nous inquiètent grandement. Quand ces éléments seront réglés, on va pouvoir respirer mieux », a-t-il enchaîné.

C'est quand même curieux. Ailleurs, on m'avait laissé croire que le climat dans lequel les différents partenaires se trouvaient, était relativement positif et constructif.

J'ai tenté d'en savoir davantage. Sans succès. « Je ne peux pas élaborer là-dessus », m'a finalement lancé le président.

Il faut croire qu'on va continuer de ne « pas savoir » pendant encore un moment.

M. Sear m'a quand même avoué qu'il avait un peu parlé sous le coup de l'émotion, sous le coup de la frustration au 104,7 FM. « Je ne serai jamais impliqué, volontairement, dans le déménagement de cette équipe-là », m'a-t-il juré.

D'ailleurs, il m'a réservé une autre surprise. 

Quand je suis arrivé au Vieux Bob pour le rencontrer, mardi après-midi, il tenait une grosse boîte de carton dans ses bras. La boîte cachait une gigantesque ampoule D.E.L..

Cette ampoule serait compatible avec les installations fixes de Guertin. On pourrait facilement en acheter une cinquantaine pour remplacer la cinquantaine de globes qui éclairent en ce moment la surface glacée. Les nouvelles ampoules auraient l'avantage de s'allumer instantanément. En cas de panne, dans le futur, les fans n'auraient pas à attendre aussi longtemps avant la reprise des activités.

Il n'était pas en mesure de me chiffrer l'investissement, mais il m'assure qu'il serait épongé par les économies engendrées sur la facture d'Hydro.

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