Pour McDavid, l'équipe passe d'abord

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S'il continue à produire à un tel rythme, l'attaquant des Oilers Connor McDavid pourrait bien devenir le second plus jeune hockeyeur de l'histoire du circuit Bettman à remporter le championnat des marqueurs.

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CHRONIQUE - DANS LA LNH / Il y a des sujets, ces jours-ci, que Connor McDavid préfère éviter dans une entrevue. Le trophée Art-Ross, par exemple.

C'est pourtant une réalité. Alors qu'on arrive à la mi-saison, le jeune prodige détient pourtant la pôle. Les vétérans Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Patrick Kane le pourchassent. S'il maintient le rythme, il deviendra le deuxième plus jeune joueur de l'histoire de la Ligue nationale de hockey à remporter le championnat des marqueurs.

«Nous n'avons joué que la moitié de la saison», s'est insurgé l'adolescent, récemment, lorsque nous avons voulu l'attirer sur ce terrain.

«La plupart des équipes n'ont même pas encore disputé leur 41e match ! C'est pourquoi je ne veux pas trop commenter. Il reste tellement de hockey à jouer d'ici la fin de la saison. Tout ce qui a été accompli jusqu'à maintenant compte, mais pas tant que ça.»

Il est vrai que les vétérans ont l'habitude de voler la vedette aux jeunes dans la deuxième portion du calendrier.

McDavid, malgré son manque d'expérience, ne démontre pour l'instant aucun signe de ralentissement. À ses trois derniers matches, il a enfilé cinq mentions d'aide.

«Il n'a pas trop l'air de ressentir trop de pression en ce moment, confirme un coéquipier, l'ailier gauche franco-ontarien Benoît Pouliot. Il a une bonne tête sur les épaules. En dehors de la glace comme sur la glace, il est un très bon leader.»

Dans le vestiaire des Oilers, on ne semble pas trop douter de ses capacités de continuer à produire à un rythme supérieur à un point par match alors que les matches deviendront de plus en plus importants.

«Il est tellement fort avec la puck ! Quand je le regarder sur la patinoire, j'ai souvent l'impression qu'il se dirige vers un cul-de-sac ; qu'il ne sera pas capable de compléter son jeu. Il me surprend toujours. Il finit presque tout le temps par se rendre là où il veut aller», s'émerveille Pouliot.

Le jeune capitaine n'affiche pas la même réserve quand vient le temps de parler des succès de son équipe.

Les Oilers, jure-t-il, sont de sérieux aspirants aux séries éliminatoires. Ils n'ont pas volé leur place dans le top-3 de la section Pacifique.

Ils y sont d'abord parce qu'ils ont trouvé un moyen de connaître du succès ailleurs qu'à la maison. Ils ont réussi à signer une douzaine de victoires sur la route jusqu'à maintenant. Dans toute la ligue, seuls les Rangers de New York ont fait mieux.

«Nous formons un groupe tissé serré», répond McDavid lorsqu'on lui demande d'expliquer les succès de sa troupe sur la route.

«En voyage, nous passons beaucoup de temps ensemble. Nous sortons ensemble, nous mangeons ensemble, nous avons beaucoup de plaisir. Quand vient le temps de jouer, nous sommes naturellement plus détendus.»

«C'est quand même bon de savoir que nous pouvons connaître du succès sur la route. Ça pourrait nous être fort utile dans le dernier droit», ajoute-t-il.

Et même un peu plus tard. Si les séries débutaient aujourd'hui, les Oilers mettraient fin à leur longue disette. Il y participeraient pour la toute première fois depuis 2006.

Ils pourraient cependant commencer sur la route et se frotter dès le départ à un club californien hyper-expérimenté.

«Tout le monde, dans le vestiaire, croit en nos chances, assure l'ancien premier choix. Nous avons déjà répondu à nos détracteurs. La table est mise pour une belle fin de saison. Nous n'avons plus qu'à compléter le travail.»

Un avertissement pour Julien

L'entraîneur des Bruins de Boston, Claude Julien... (Archives, Associated Press) - image 3.0

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L'entraîneur des Bruins de Boston, Claude Julien

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Claude Julien est l'entraîneur qui compte le plus d'ancienneté à la barre d'un club de la LNH. Ça pourrait cependant changer, si jamais les Bruins de Boston devaient rater les séries pour une troisième année consécutive. Dans une entrevue accordée au Boston Herald, ce week-end, le président de l'équipe Cam Neely s'est montré inquiet. Il estime que les Bruins ont « laissé beaucoup de points sur la table » dans la première moitié de la saison. « Nous avons un bon noyau de vétérans. Le jeune David Pastrnak progresse de façon constante. Tuukka Rask et nos défenseurs jouent mieux. J'étais convaincu que ça se passerait mieux pour nous, a révélé Neely. Je n'avais certainement pas anticipé que notre jeu de puissance aurait autant de difficultés... » Les Bruins occupent une place en séries, mais la course dans la section Atlantique s'annonce très enlevante.

Le manque de constance tue les Panthers

L'attaquant des Panthers de la Floride, Jonathan Marchessault... (Archives, Associated Press) - image 5.0

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L'attaquant des Panthers de la Floride, Jonathan Marchessault

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Les Panthers de la Floride font partie des équipes qui pourchassent les Bruins dans le but d'obtenir un des tickets qui donnent accès aux séries dans l'Atlantique. Ils ont beaucoup de mal à combler l'écart. Après un match, la semaine dernière, un Jonathan Audy-Marchessault irrité s'est vidé le coeur. « Il n'y a rien de nouveau. C'est la même chose depuis le 13 octobre. Nous manquons terriblement de constance », a déclaré l'attaquant, dans une vidéo qu'on peut voir sur le site web du quotidien Sun-Sentinel. « On dirait qu'après chaque bon match, on répond avec une contre-performance. Les bonnes équipes trouvent des façons de jouer avec constance. Ce n'est pas notre cas », se lamente celui qui parvient à se maintenir parmi les trois meilleurs marqueurs de son club.

Vlasic s'estime très chanceux dans sa malchance

Le défenseur des Sharks de San Jose, Marc-Édouard... (Archives, Associated Press) - image 7.0

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Le défenseur des Sharks de San Jose, Marc-Édouard Vlasic.

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Le lancer de Shayne Gostisbehere a dévié contre un bâton, dans le match du 30 décembre. La rondelle a changé de direction pour frapper Marc-Édouard Vlasic, en plein sous le nez. « J'imagine que je suis chanceux. Je n'ai pas perdu une seule dent, a confié le défenseur québécois au San Jose Mercury News. En même temps, je suis vraiment malchanceux. La rondelle aurait pu emprunter un million de directions quand elle a dévié contre le bâton. Il fallait qu'elle se dirige vers mon visage. La prochaine fois que je voudrai bloquer un tir, je placerai mon gant devant mon visage... » Vlasic n'a pas tardé à reprendre l'entraînement. La convalescence du Québécois ne devrait pas être trop, trop longue...

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