La recrue surnommée Moe

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À Ottawa, jeudi dernier, Anthony Mantha a marqué son premier but gagnant en prolongation.

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CHRONIQUE / À Détroit, les vétérans des Red Wings n'ont pas mis de temps à trouver un surnom original à Anthony Mantha. Dans le vestiaire, la recrue québécoise se fait appeler « Moe ».

C'est un petit clin d'oeil à Moe Mantha, défenseur à caractère offensif qui a connu un certain succès dans la LNH - à Winnipeg et à Pittsburgh, notamment - dans les années 1980.

Il n'y a pas de lien de parenté entre les deux hommes. On peut difficilement les comparer, en fait. Le seul truc qui les unit, ou presque, c'est qu'ils portent le même nom de famille.

Le jeune Mantha sait cependant une chose. Dans le sport professionnel, un joueur qui se fait taquiner par ses coéquipiers est un joueur qui est en train de trouver sa place.

Sur la patinoire, il est rapidement en train de se bâtir sa propre réputation.

À Ottawa, jeudi dernier, il a marqué son premier but gagnant en prolongation.

Trois jours plus tard, alors que tous les yeux étaient tournés vers Toronto, il a marqué deux buts et obtenu une mention d'aide lors de la Classique du centenaire de la LNH.

Ça lui fait maintenant 16 points en 22 parties. Il continue de gravir les échelons au classement des meilleurs marqueurs de son équipe.

« Quand tu te fais rappeler, les trois ou quatre premières parties ne sont pas faciles. Tu essaies de ne pas faire d'erreurs. Tu ne veux pas faire de mauvais jeux. Tranquillement, avec les points qui s'accumulent et avec Henrik Zetterberg qui me parle avant chaque partie pour me mettre en confiance, ça devient plus facile. Ça donne le goût d'essayer des choses qui sont un peu plus risquées. C'est ça qui est en train de se passer avec moi », confie-t-il.

Dans notre court entretien, Mantha a souvent parlé de Zetterberg.

Quand il a été rappelé des mineures, un mois après le début de la saison régulière, on lui a rapidement confié un rôle important, au sein du premier trio.

Là, il a pu faire connaissance avec le vétéran centre de 36 ans qui est le septième meilleur marqueur de la glorieuse histoire des Wings à Détroit.

« S'il était une de mes idoles quand j'étais plus jeune ? C'est certain. Avec Datsyuk, il formait un duo incroyable dans ses grosses années. C'est normal que tout le monde les regardait », réagit-il.

« Il joue encore très bien. Il est encore capable de mettre beaucoup de points offensivement. Il contrôle le jeu tellement bien. Il est capable de ralentir le jeu. Quand il a la rondelle, tous les autres joueurs qui sont sur la patinoire ont confiance. On sait qu'il ne va pas la perdre. On sait qu'il va trouver un moyen de compléter un bon jeu. »

« Sa vision du jeu demeure incroyable. On sait tous qu'il sait quand vient le temps de faire la bonne passe, au bon moment. »

Mantha a récemment reçu la lettre que tous les jeunes joueurs de hockey convoitent. La haute direction des Wings lui a donné le feu vert pour se dénicher un domicile permanent dans la métropole de l'industrie automobile.

Il a 22 ans. Il a passé seulement deux saisons complètes dans la Ligue américaine.

Au sein d'une organisation qui a la réputation de faire patienter le plus possible ses jeunes espoirs, ce n'est pas mauvais du tout.

Mantha n'a pas l'intention de se précipiter chez un agent d'immeubles. Il habite présentement avec ses coéquipiers Luke Glendening et Dylan Larkin. Ça lui convient parfaitement.

La stabilité passe par Savard  à Columbus

David Savard présente un des meilleurs différentiels de... (Archives, Associated Press) - image 3.0

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David Savard présente un des meilleurs différentiels de toute la LNH.

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On s'émerveille devant les succès des Blue Jackets de Columbus depuis le début de la saison.

Sans miser sur de très grandes vedettes, ce petit club sans prétention réussit à dominer la compétition.

Héros obscur, le défenseur québécois David Savard présente un des meilleurs différentiels de toute la LNH.

« Je ne suis jamais nerveux quand je dois l'envoyer sur la patinoire avec Jack Johnson. C'est probablement le plus beau compliment qu'on peut offrir à un duo à caractère défensif », a récemment confié l'entraîneur-adjoint Brad Shaw au quotidien Post-Dispatch.

Johnson, l'ancien choix de première ronde, apprécie au plus haut point le travail de son partenaire.

« Je n'ai jamais joué avec le même gars pendant plus de 30 parties avant de tomber sur David », souligne l'Américain qui fêtera ses 30 ans dans une dizaine de jours.


Couturier retrouve vite ses réflexes

L'attaquant des Flyers de Philadelphie, Sean Couturier... (Archives, Associated Press) - image 5.0

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L'attaquant des Flyers de Philadelphie, Sean Couturier

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Revenir au jeu après avoir passé cinq semaines à l'infirmerie ?

Pas de problème !

Sean Couturier a récupéré son poste chez les Flyers la semaine dernière après avoir soigné un genou blessé.

Très rapidement, son entraîneur Dave Hakstol l'a mis à l'épreuve. Le centre québécois a joué plus de 18 minutes dans chacun de ses trois derniers matches.

« Je me suis entraîné chaque jour. Si ça se trouve, je me sens mieux qu'au moment où j'ai subi ma blessure », a-t-il expliqué au Philadelphia Inquirer.

En l'absence de Couturier, les Flyers n'ont pas trop souffert.

Le Français Pierre-Édouard Bellemare s'est fort bien chargé des missions défensives. Le 1er janvier, dans un revers en prolongation contre les Ducks d'Anaheim, Couturier a marqué un gros but en plus de remporter 11 de ses 17 mises en jeu.


Une pause qui fait du bien à Duclair

« J'ai profité de nos trois jours de congé... (Archives, La Presse) - image 7.0

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« J'ai profité de nos trois jours de congé pour faire le vide», a confié Anthony Duclair.

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Anthony Duclair a enfin trouvé le fond du filet.

L'ancien des Remparts de Québec a marqué deux buts en trois parties entre Noël et le Jour de l'An.

Ce doit être un brin rassurant pour celui qui a touché la cible une seule fois en 31 rencontres auparavant.

Le secret de Duclair ? Ne pas trop penser au boulot durant la pause  des Fêtes.

« J'ai profité de nos trois jours de congé pour faire le vide. Quand je suis revenu, j'ai un peu fait comme si une nouvelle saison débutait pour moi », a-t-il dit dans une histoire publiée dans les pages du Arizona Republic. Duclair ne manque pas de soutien dans le vestiaire des Coyotes.

« Je lui ai parlé cet automne. La deuxième saison n'est jamais facile. Les attentes sont toujours plus élevées », souligne Martin Hanzal.

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