Prochain arrêt, le Temple

À 44 ans, Alfredsson en sera à sa... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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À 44 ans, Alfredsson en sera à sa première année d'éligibilité au Temple de la renommée du hockey.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / En réalité, le numéro 11 est retiré depuis trois ans. À partir du moment où Daniel Alfredsson a quitté Ottawa en juillet 2013, il était acquis que plus personne ne voudrait le porter.

Il ne restait qu'à laisser un peu de temps passer pour que le capitaine se réconcilie avec la direction. Après, c'était une formalité. Il suffisait de trouver une soirée libre pour hisser la bannière au plafond du Centre Canadian Tire.

Voilà, maintenant, c'est fait. C'est officiel.

La prochaine distinction - la dernière qui manque à son tableau de chasse - pourrait être plus difficile à obtenir.

Le Temple de la renommée du hockey est enveloppé depuis toujours d'un épais nuage de brouillard. Personne ne sait trop comment on doit s'y prendre pour y entrer.

Au baseball, les règles sont limpides. Au football américain aussi.

Au hockey, c'est n'est pas clair. 

Des gens, choisis de façon arbitraire, siègent au comité de sélection. Ces gens choisissent, de façon tout aussi arbitraire, les joueurs, bâtisseurs et membres des médias qui sont intronisés chaque année.

Dans le contexte, on ne peut que souhaiter à Alfredsson de recevoir l'appel, dans quelques mois.

Je le connais juste assez pour savoir que ça lui ferait vraiment plaisir.

Et ce serait amplement mérité.

À 44 ans, trois ans après avoir disputé son dernier match dans la Ligue nationale, il en sera à sa première année d'éligibilité.

Tous ceux qui prétendent s'y connaître nous disent que Teemu Selanne sera intronisé. Le Finnish Flash demeure le dernier joueur à avoir marqué plus de 70 buts dans une saison. Aucun joueur finlandais n'a marqué aussi souvent que lui dans la LNH.

Il a surtout remporté la coupe Stanley, en 2007. Contre les Sénateurs.

Les détracteurs d'Alfredsson ne manqueront pas de souligner qu'il n'a jamais remporté la coupe.

On leur répondra que les membres du Temple de la renommée n'ont pas tous gravé leur nom sur le trophée. Tout le travail accompli par Alfredsson a permis de donner ses lettres de noblesse à une jeune franchise vaut n'importe quelle bague de championnats.

***

Durant mes premières années comme journaliste sportif, j'ai appris à connaître Hasse Alfredsson. Le père de Daniel est un homme rayonnant. Il avait toujours une bonne histoire à raconter, avec le sourire, lors de ses nombreuses visites à Kanata.

Il était particulièrement fier, en 2008, lorsque les Sénateurs ont conclu leur camp d'entraînement à Goteborg, en Suède. Il veillait sur tous les visiteurs. C'était comme s'il nous accueillait chaque jour dans sa maison.

Il était toujours aussi souriant quand je lui ai tendu la main, jeudi matin. Il m'a toutefois avoué qu'il n'était pas à son meilleur. Il a subi quelques interventions chirurgicales majeures dans les dernières années. Il s'en remet tranquillement.

Hasse était peut-être la personne la plus émue, quelques heures plus tard, sur le tapis rouge. À plus d'une occasion, on l'a vu ému aux larmes.

Son fils aîné, qui a le don d'expliquer les choses, nous a tout fait comprendre durant son discours.

« On ne se contente pas de hisser le numéro 11 au plafond, ce soir. On hisse aussi le nom Alfredsson. C'est toute ma famille qu'on honore. »

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