Une année pour rompre avec le passé

Les victoires des Champions et du Rouge et... (Courtoisie)

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Les victoires des Champions et du Rouge et Noir sont importantes parce qu'elles viennent marquer un point de rupture avec le passé.

Courtoisie

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CHRONIQUE / On va se le dire franchement. L'année 2016 n'a pas été la plus chouette.

À plusieurs égards, elle fut même plutôt moche.

On ne peut quand même pas trop se plaindre. Pour les quelques milliers d'amateurs de sports qui s'intéressent particulièrement à ce qui se passe dans la région d'Ottawa-Gatineau, 2016 a été intéressante. Faste. Marquée par deux championnats.

Vous allez peut-être me dire que la victoire sur le terrain de baseball ne compte pas vraiment. La Ligue Can-Am ne compte que six équipes. Gagner un championnat dans une ligue à six équipes ne devrait pas être si difficile.

Je ne suis pas d'accord.

En respectant cette logique, le championnat remporté sur le terrain de football n'aurait pas beaucoup plus de valeur. La Ligue canadienne de football ne compte que neuf formations.

Dans les deux cas, je ne serais pas d'accord.

Les victoires des Champions et du Rouge et Noir sont importantes parce qu'elles viennent marquer un point de rupture avec le passé.

Sur le spectre de l'incompétence, dans le dernier quart de siècle, les propriétaires des clubs sportifs professionnels d'Ottawa nous en ont fait voir de toutes les couleurs.

Les gens qui ont dirigé les Rough Riders, les Lynx, les Renegades, le Rebel et les Rapidz ont tous réussi à marquer, à leur manière, la petite histoire régionale.

Ils avaient tous un gros point en commun. Ils ne comprenaient pas la région, encore moins les gens qui y vivaient. Ils étaient aussi incapables de construire des formations gagnantes. Si bien qu'on s'était presque habitués. Les équipes d'Ottawa venaient au monde pour se faire malmener pendant quelques années avant de finalement disparaître, dans le désintérêt général.

C'est pour ça que les championnats remportés dans des circuits de six et neuf équipes ont de l'importance.

Le commissaire de la Ligue Can-Am, Miles Wolff, savait bien qu'il n'avait pas droit à l'échec. C'est pourquoi il a choisi d'investir son temps et son argent chez les Champions. 

Le championnat des séries éliminatoires fut possiblement sa deuxième plus grande victoire de l'année. La véritable réussite fut peut-être aux guichets. Le modeste club a vendu plus de 125 000 billets en 2016. Dans le monde du baseball indépendant, c'est fort respectable. Désormais, dans les bureaux municipaux, on ne parle plus de vendre au plus offrant le terrain sur lequel est construit le parc RCGT.

On pourrait dire la même chose au sujet des dirigeants du Ottawa Sports and Entertainment Group.

La séquence de matches présentés à guichets fermés à la Place TD a fait grand bruit. Surtout parce qu'une grande partie des fans qui ont célébré la conquête de la coupe Grey du Rouge et Noir, cet automne, n'étaient même pas au monde lors du dernier défilé mettant en vedette les Rough Riders !

Ottawa, ce marché qui était si mystérieux pour les bonzes de la LCF, est maintenant celui qu'on cite en exemple. Si les huit autres organisations réussissaient aussi bien à rajeunir leur clientèle que le Rouge et Noir, l'avenir du circuit serait radieux.

Reste à parler des Sénateurs, maintenant. Le capitaine Erik Karlsson l'a écrit dans un tweet, le mois dernier. « Nous allons emboîter le pas. »

Dans une ligue majeure à 30 équipes, ce ne sera pas simple.

À l'approche de la mi-saison, voir cette formation au budget modeste dans le portrait des séries est déjà encourageant.

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