Incontournable, la vente de feu?

Le directeur général des Olympiques, Marcel Patenaude... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Le directeur général des Olympiques, Marcel Patenaude

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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CHRONIQUE / Ça va peut-être provoquer une petite onde de choc, surtout chez les partisans de longue date.

Les Olympiques qui affichent une pancarte « à vendre » à l'ouverture de la période des transactions des Fêtes. Ce n'est pas quelque chose qui s'est vu souvent.

À bien y penser, c'est peut-être la meilleure chose qui pourrait arriver à l'organisation pour clore l'année 2016.

L'équipe ne parvient simplement pas à décoller. Quand elle réussit à faire un pas vers l'avant, elle fait presque obligatoirement un pas vers l'arrière. On a l'impression que les choses vont mieux dernièrement, alors que l'équipe joue pour ,500 à ses 10 dernières rencontres.

Nous sommes pratiquement arrivés à la mi-saison. Si les séries éliminatoires débutaient, la séquence de participations consécutives du club de l'Outaouais se prolongerait. De peine et de misère.

Une brève visite au Centre Robert-Guertin, jeudi, m'a permis de constater que les vétérans du club font du surplace. Ils demeurent convaincus qu'ils sont assez talentueux pour grimper au classement. Le problème, c'est qu'ils ne semblent pas capables d'expliquer leur manque de constance jusqu'ici.

Il n'est pas toujours facile de régler un problème, encore moins quand on ne le comprend pas complètement.

C'est pour ça, précisément, que je commence à croire que la vente de feu n'est peut-être pas une mauvaise idée.

Mario Duhamel et Marcel Patenaude ont peut-être ce qu'il faut pour connaître du succès en Outaouais dans l'ère post-Benoît Groulx. Il est certainement trop tôt pour les condamner après une seule demi-saison. Ils méritent certainement un peu de temps et une chance de modeler l'équipe à leur image.

Les leaders dont ils ont hérité sont issus des belles années de Groulx. Dans la plupart des cas, ils arrivent à la fin de leur stage dans la Ligue canadienne de hockey.

Individuellement, Vitalii Abramov, Alex Dostie, Zack MacEwen, Nicolas Meloche, Yakov Trenin et les deux gardiens ont de la valeur.

En complétant quelques bonnes transactions, Patenaude pourrait facilement regarnir sa banque d'espoirs et de choix au repêchage.

Ça, quand il est parti, Groulx n'en a pas laissé tout plein.

Une fois le choc initial passé, les fans de longue date devraient être capables de voir les bons côtés de la vente de feu.

•••

La firme Influence Communication, qui surveille et analyse le travail des médias québécois, vient de publier son bilan annuel. On peut y apprendre que 72 % des reportages sportifs publiés et diffusés au Québec en 2016 ont été consacrés au Canadien de Montréal. Ce n'est pas trop surprenant.

Arrivent ensuite, dans l'ordre, les Jeux olympiques de Rio, l'Impact de Montréal, les autres équipes de la LNH, le tennis, la course automobile et les Alouettes de Montréal.

N'y a-t-il pas un absent de taille ?

Onze des 18 équipes de la LHJMQ sont éparpillées sur le territoire québécois. Les Remparts de Québec règnent supposément sur son deuxième marché médiatique le plus important.

Les gens qui se creusent la tête, qui cherchent à comprendre pourquoi les assistances sont en baisse à Gatineau comme dans la plupart des marchés, devraient peut-être commencer par chercher des solutions à ce problème.

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