Magasinage du temps des Fêtes

Pierre Dorion se dit très actif sur le... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Pierre Dorion se dit très actif sur le marché des échanges. Assez pour offrir un cadeau à sa formation à temps pour Noël?

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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CHRONIQUE / C'était le 2 décembre, juste avant le début du long voyage de huit jours qui a mené les Sénateurs à Pittsburgh, puis en Californie. Très en verve, dans une entrevue accordée à nos amis de TSN 1200, Pierre Dorion s'était dit « très actif » sur le marché des transactions.

« Nous avons connu un très bon début de saison. Je suis vraiment satisfait. Je ne veux surtout pas voir mon équipe chuter au classement. C'est à moi d'y voir, en trouvant des joueurs qui seront capables de nous aider. »

Deux semaines plus tard, ou presque, Dorion doit être encore plus anxieux.

Ce n'était pas le périple le plus facile de la saison. Il n'en demeure pas moins que les deux maigres points récoltés sur une possibilité de huit n'ont rien pour rassurer le directeur général qui se montrait déjà inquiet. Les 19 buts encaissés en quatre parties ont de quoi préoccuper la direction du club qui a fait de la défensive sa grande priorité pour la saison 2016-17.

Les Sénateurs conservent pour l'instant leur place en séries. Ils profitent pleinement du fait qu'ils évoluent dans une des divisions les plus faibles de toute la LNH.

Ils ne pourront pas compter là-dessus éternellement. 

Le Lightning de Tampa Bay a peut-être mal géré son début de saison, mais il demeure un club de pointe. Ce club a trop de talent, beaucoup trop de talent pour ne pas remonter à la surface.

Dorion dispose d'environ cinq jours pour discuter avec ses homologues des 29 autres équipes d'ici le gel des formations du temps des Fêtes. Sur les ondes de TSN 1200, il se disait surtout à la recherche de joueurs de soutien, toutes positions confondues.

Si on était dans ses souliers, on lui suggérerait de travailler à renforcir sa brigade défensive.

On savait depuis longtemps que c'était le manque de profondeur à la ligne bleue constituait le point faible de l'organisation. Les Sénateurs ont entrepris la saison avec le strict minimum : six défenseurs du calibre de la LNH.

Dorion savait déjà que pour survivre aux rigueurs du calendrier exigeant de la LNH, avec les blessures qui sont inévitables, une organisation doit à coup sûr miser sur sept, sinon huit joueurs capables de faire le travail.

Il a fait preuve de sagesse en renvoyant le jeune Thomas Chabot à son club junior. Il ne sert à rien de brusquer un joueur de 19 ans, si talentueux et prometteur soit-il.

Il a renvoyé les autres espoirs à Binghamton. Il devait espérer qu'avec quelques semaines de hockey derrière la cravate, un défenseur - ou deux - parvienne à se démarquer là-bas.

Les petits Senators occupent présentement le sous-sol du classement dans la Ligue américaine. Ils ont remporté seulement sept de leurs 24 premières parties.

Andreas Englund et Ben Harpur ont peut-être un avenir au sein de l'organisation. Ils ne constituent cependant pas des solutions de rechange viables pour le moment présent. En tous cas, pas pour un club qui souhaite prendre part aux séries.

« Compléter une bonne transaction n'est pas si simple, a prévenu Dorion sur les ondes de la radio, le 2 décembre. Mon fils parvient à construire de bonnes équipes en faisant l'acquisition de très bons joueurs avec son PS4. Dans la vraie vie, c'est un peu plus compliqué... »

Personne ne lui demande l'impossible, cette année à Ottawa. Un bon défenseur fiable, expérimenté, capable de donner entre 15 et 20 minutes de bon hockey chaque soir à son entraîneur. Ce serait déjà un gros plus.

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