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Antoine Pruneau a enfilé le maillot avec lequel... (Sylvain St-Laurent, Le Droit)

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Antoine Pruneau a enfilé le maillot avec lequel il a connu ses meilleurs matches à l'école secondaire. Il s'est fait photographier avec des étudiants, mais aussi avec des enseignants.

Sylvain St-Laurent, Le Droit

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CHRONIQUE / Il n'était pas tout à fait midi, lundi, lorsque Antoine Pruneau a franchi les portes de son ancienne école secondaire. Pour son retour triomphal, avec la coupe Grey, ses anciens professeurs lui avaient - littéralement - déroulé le tapis rouge.

Il y a une dizaine d'années, le maraudeur du Rouge et Noir d'Ottawa a découvert sa passion pour le football alors qu'il fréquentait le Collège Laval, un établissement privé situé sur la rive nord de Montréal.

Pruneau portait le trophée bien en évidence au-dessus de sa tête quand il a défilé devant les étudiants d'aujourd'hui. 

Il portait aussi de grosses bottes Sorel et une paire de pantalons d'une couleur indéfinissable. 

Tout cela nous ramenait à l'image du grand gamin qu'il projette lorsqu'on le côtoie à la Place TD.

Quand il est monté sur l'estrade qui l'attendait, il s'est emparé du micro pour s'adresser à la petite foule. Il est alors devenu quelqu'un qu'on ne connaissait pas. Pruneau a livré un discours à la fois concis, mais drôlement inspirant. Il était devenu, tout d'un coup, Antoine le mentor.

Il ne s'était pas déplacé uniquement pour prendre des photos et pour signer des autographes.

Il a commencé par parler de l'importance de la famille. La famille au sens large. « Levez la main ceux qui font partie d'une équipe des Maraudeurs. C'est bien ce que je pensais. Vous êtes à peu près tous des athlètes étudiants. Moi aussi, j'étais un Maraudeur. Je peux vous dire une chose. Les amis que vous avez aujourd'hui vont vous suivre durant toute votre vie », a-t-il commencé.

Il a ensuite salué les quelques enseignants, entraîneurs et autres membres du personnel de soutien qu'il reconnaissait dans la salle. « Certaines de ces personnes font toujours partie de ma vie. Il y a une raison pour cela », a-t-il martelé.

Il a donc demandé aux adolescents qui l'écoutaient de bien choisir les gens qui composeront leur entourage.

Pruneau a surtout souhaité aux jeunes de trouver rapidement une passion. « Quand vous l'aurez trouvée, n'hésitez pas à vous y consacrer à fond. Donnez tout ce que vous pouvez, même si ça vous emmène à des endroits où on ne vous attend pas. »

Je l'écoutais attentivement. J'avais comme l'impression qu'il était en train de raconter sa propre adolescence...

•••

Parenthèse. Dans l'ancien temps, j'ai moi aussi fréquenté le Collège Laval. À mon époque, c'était un établissement pour garçons. Nous avions un gymnase double, une piscine intérieure et une immense cour. Des périodes de sport aménagées dans notre horaire scolaire, cinq journées sur six, nous permettaient de nous défouler.

Aujourd'hui, l'établissement est mixte. La vocation sportive demeure. Les jeunes disposent désormais de trois gymnases doubles. À la petite armée de professeurs d'éducation physique se sont greffés trois employés à temps plein chargés de s'occuper des équipes sportives représentatives.

On m'a fait visiter le vestiaire fraîchement repeint qui sert exclusivement aux équipes de basket-ball masculines compétitives.

Je me contenterai de vous dire que les jeunes de calibre juvénile sont mieux équipés que les Olympiques de Gatineau.

Il paraît qu'Antoine Pruneau était aussi un joueur de basket durant son passage au secondaire.

« En fait, j'étais un joueur de soccer. Mon père m'a vraiment poussé dans ce sport quand j'étais enfant. À mon arrivée ici, en secondaire I, mon objectif, c'était de jouer au basket. Le programme de football n'existait pas. Il a été relancé quand j'arrivais en cinquième secondaire... »

« Ils n'ont eu qu'à prononcer le mot "football" que, déjà, j'étais prêt à jouer. »

C'était le dernier message que le nouveau champion de la coupe Grey voulait lancer aux jeunes. « Ils sont chanceux. Ici, s'ils veulent lancer des projets et développer des habiletés, ils vont trouver des gens qui vont leur donner les outils qui leur permettront de réussir. »

J'aurais bien voulu lui parler de son contrat qui arrive à échéance. Le moment n'était pas vraiment bien choisi.

Il m'a néanmoins assuré que son coeur est à Ottawa. Si tout se déroule comme prévu, il n'aura pas besoin de s'imposer un déménagement dans les prochains mois.

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