Boom Boom Bélanger

Patrice Bélanger incarnera le rôle de Boom Boom... (Paul Ducharme)

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Patrice Bélanger incarnera le rôle de Boom Boom Geoffrion dans une télésérie portant sur la vie de Jean Béliveau, interprété par Pierre-Yves Cardinal.

Paul Ducharme

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Le tournage de la mini-série sur le grand Jean Béliveau a été complété la fin de semaine dernière. Comme tous ses autres artisans, le comédien gatinois Patrice Bélanger pourrait en profiter pour souffler un peu.

Il pourrait souffler... sauf que ça ne risque pas d'arriver.

Il m'a passé un coup de fil, mercredi. Nous avons passé une grosse demi-heure à parler de sa plus récente expérience professionnelle, de ces quelques journées passées la peau de Bernard «Boom Boom» Geoffrion.

Au bout de trois minutes, j'avais compris l'essentiel. Il n'est vraiment pas près de s'en remettre.

«Tu sais, il y a quelques années, si tu m'avais demandé d'imaginer quelque chose de hot qui pouvait m'arriver dans ma carrière, je n'aurais probablement pas été capable d'aller aussi loin», m'a-t-il confié.

Bien sûr, il a été question du rêve de p'tit gars.

À l'école primaire, le petit Patrice n'était pas différent des autres garçons. Il rêvait de gagner sa vie sur une patinoire. Il voulait marquer des buts et gagner la coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal.

Avant d'entrer au secondaire, il avait déjà compris que ça ne se produirait pas. Il n'était pas assez costaud et, surtout, pas assez talentueux pour atteindre la Ligue nationale. Dans la vingtaine, il a pu vivre son rêve «par procuration». Il a pu accompagner son grand ami Daniel Brière dans les grands moments de sa carrière.

En tant que comédien, il a été appelé à chausser les patins. Peu de gens s'en souviennent, mais sa carrière de comédien a débuté dans une série de publicités pour la Laiterie Château, dans lesquelles il donnait la réplique au hockeyeur Stéphane Richer.

Plus tard, on lui a confié un rôle dans la télé-série Les Boys. «Ça, c'était un gros nanane. Un gros bonbon. Quand j'appartenais à cette franchise mythique, je pensais vraiment que j'avais atteint l'apogée», dit-il.

Il n'avait pas vraiment atteint l'apogée.

Le summum, finalement, c'est de soulever une réplique de la coupe Stanley avec un gilet bleu, blanc, rouge sur le dos. C'est de redonner vie à un personnage plus grand que nature dont le numéro 5 flotte au plafond du Centre Bell.

D'ailleurs, c'était la question que j'avais le plus hâte de lui poser. Quand on joue un hockeyeur de ligue de garage, dans Les Boys, on peut se permettre de trébucher dans ses lacets, de lancer à côté du filet. On peut avoir l'air fou et quand même avoir l'air crédible.

Quand on se glisse dans les patins du Boomer, l'inventeur du lancer frappé, on ne peut pas tricher. Faut avoir fière allure.

Avoir fière allure, ce n'est pas évident avec un vieux bâton de bois, des bottines de cuir et de l'équipement des années 1960.

«On m'avait fourni une doublure. C'était Sébastien Bordeleau. Je suis allé le voir. Je lui ai dit, écoute. Je sais que tu me torches 100 fois, mais je veux qu'on t'utilise le moins souvent possible dans le tournage.»

Bordeleau est resté cloué au banc. Du moins, c'est ce que Patrice m'a juré, mercredi.

Faudra regarder Historia, à compter du 15 mars, pour voir s'il dit vrai.

***

On devine quand même que les producteurs de la mini-série n'ont pas embauché Patrice Bélanger parce qu'il est habile sur patins.

Boom Boom Geoffrion a été tout un personnage.

«Il a été, controverse en moins, le P.K. Subban de son époque. Quand la TV est arrivée, il a été un des premiers joueurs à faire des commerciaux. Lui, des entrevues, il voulait en donner.»

Il a été, à cet égard, très différent de Béliveau.

L'auteur de la série, Jacques Savoie, a été visiblement inspiré par ce contraste. Ça n'a fait que donner de l'importance au personnage du Boomer. Dans la mini-série, on le verra d'abord comme le grand rival du Gros Bill. Il deviendra rapidement un de ses plus grands alliés.

«J'espère avoir été à la hauteur de la partition. En ce sens, je suis très anxieux de voir le produit fini», me dit-il.

La pression doit effectivement être forte. Jean Béliveau est un personnage plus grand que nature au Québec. Il ne faudrait surtout pas décevoir tous ces gens qui lui vouent une admiration sans borne.

«C'est vrai. Mais je vais t'offrir une réponse de joueur de hockey. Faut pas s'ajouter de pression inutilement», me dit le comédien.

Quand je vous disais qu'il n'est pas près de redescendre sur terre...

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