Patience à Boston

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Selon Claude Julien, David Backes (42) est un grand leader. «Il avait un 'C' sur son chandail quand il jouait à Saint-Louis. Il est une vraie, bonne personne dans le vestiaire», a affirmé son entraîneur.

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CHRONIQUE - DANS LA LNH / À Boston, Claude Julien travaille cette année avec une attaque talentueuse, mais qui manque un brin de constance.

Les Bruins traversent justement un creux de vague. Ils ont marqué tout juste huit buts à leurs quatre derniers matches.

« On se fiche bien de notre moyenne de buts marqués. Les points que nous accumulons au classement. C'est vraiment la seule chose qui compte », jurait David Krejci, lors d'un récent entretien.

Avec deux buts et 13 points en 22 parties, l'ancien de la LHJMQ fait partie de ceux qui ne répondent pas aux attentes.

En fait, c'est plutôt simple. Brad Marchand a repris exactement là où il a laissé au printemps dernier. Le jeune David Pastrnak est en train d'émerger comme un sérieux aspirant au trophée Maurice-Richard.

Les autres attaquants bostonnais traînent de la patte.

Julien cherche des solutions, naturellement. « Ce n'est pas facile pour lui. Son alignement change chaque année. Il a de nouveaux joueurs à former chaque année. Depuis mon arrivée ici, il a toujours réussi à bien jongler avec cette réalité. Ça devrait continuer », croit Krejci.

À 30 ans, le Tchèque doit faire preuve de patience.

Julien se montre assez patient envers son premier trio. Marchand et Pastrnak demeurent, pour l'heure, les ailiers de Patrice Bergeron.

À titre de centre numéro deux, Krejci doit être patient. Il est celui qui subit toutes les expériences.

« Ce n'est jamais facile, convient-il. Après chaque remaniement des trios, on cherche à établir de la complicité avec nos nouveaux partenaires de jeu. Mais ce n'est vraiment pas si mal. Je crois au potentiel des autres joueurs de notre organisation. »

L'expérience Backes

Dans un monde idéal, le rapide et créatif Krejci trouverait une façon de s'entendre - et vite - avec le robuste et expérimenté David Backes.

L'ancien capitaine des Blues de Saint-Louis est passé à la caisse, l'été dernier. Au début de la trentaine, il a paraphé un contrat de cinq ans d'une valeur de 30 millions $US à titre de joueur autonome sans compensation.

Avec trois points à ses huit derniers matches, répond-il vraiment aux attentes ?

« Il me donne exactement ce qu'on pensait qu'il nous donnerait », jure Julien.

L'entraîneur qui compte le plus d'ancienneté à la barre de son équipe jure que son vétéran est toujours capable de tenir son bout dans une ligue de plus en plus jeune, de plus en plus habile et de plus en plus rapide.

« Je ne vois pas de problème pour David dans tous ces domaines-là. Il est capable de patiner. Il est quand même habile. Il est surtout un gros joueur qui prend de la place devant le filet. Il est fort le long des rampes. Il fait tout ce qu'on le croyait capable de faire. Il est une bonne addition. »

Backes se veut, d'abord et surtout, un grand leader. Julien ne veut pas qu'on minimise l'importance de cette qualité.

« Il avait un 'C' sur son chandail quand il jouait à Saint-Louis. Il est une vraie, bonne personne dans le vestiaire. 

«Nous avons perdu un vétéran très respecté, l'été dernier, quand Chris Kelly nous a quittés. Il a laissé un gros trou que Backes est venu combler.»

Krejci confirme. «Les vétérans ont affronté David assez souvent pour connaître sa valeur. Les jeunes le respectent. Quand il parle, tout le monde l'écoute.»

«Il continue de travailler comme il travaillait à Saint-Louis. Il se donne à fond à chaque présence sur la patinoire.»

Perron bien à l'aise chez lui...

 

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David Perron

Billy Hurst, Associated Press

La direction des Blues de Saint-Louis ne regrette sans doute pas d'avoir rapatrié David Perron l'été dernier. L'ailier qui a passé les dernières années à se promener d'une ville à l'autre semble bien à l'aise. Il a inscrit deux mentions d'aide, samedi, dans une victoire contre le Wild du Minnesota. Ça lui a permis d'étirer à sept sa séquence de matches avec au moins un point. Comme si ce n'était pas suffisant, il a également marqué le but qui a fait la différence dans les tirs de barrage. Perron et le petit Jaden Schwartz ont l'air de s'entendre à merveille. «Schwartzie est tellement efficace aux environs du filet adverse, a-t-il confié au quotidien Post-Dispatch. Il a marqué deux buts contre le Wild. Il aurait facilement pu en marquer deux ou trois de plus.»

... Même chose pour Bernier

Jonathan Bernier... (Jeff Chiu, Associated Press) - image 5.0

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Jonathan Bernier

Jeff Chiu, Associated Press

Perron n'est pas le seul joueur qui connaît du succès en rentrant au bercail. Jonathan Bernier a traversé de très difficiles moments, l'an dernier, à Toronto. De retour dans la région de Los Angeles, où il a fait ses débuts dans la LNH, le gardien lavallois est en train de relancer sa carrière. Il présente une fiche gagnante. Les gros adversaires de la section Pacifique n'ont vraiment pas l'air de l'intimider. «Je ne suis pas venu ici, à Anaheim, dans le but de réchauffer le banc toute l'année. Je sais que je viens de connaître ma pire saison en carrière. Je tiens à prouver à tout le monde que je suis toujours capable de gagner ma vie dans cette ligue. Je veux surtout me le prouver à moi-même», a-t-il déclaré, dernièrement, au Orange County Register.

Boucher encaisse les critiques

L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 7.0

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L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Les méthodes de Guy Boucher ne font pas l'unanimité. Matt Puempel, l'attaquant qui a quitté Ottawa la semaine dernière après avoir été réclamé au ballottage par les Rangers, n'est clairement pas un fan. «Ici, à New York, on va me laisser jouer. On va me laisser exploiter mes forces. Les entraîneurs ici vont comprendre que je vais commettre des erreurs. Ils ne vont pas me crier des bêtises par la tête après chacune de mes présences sur la patinoire. Ça va m'aider», a-t-il déclaré au New York Post. Les Sénateurs de Boucher ont subi seulement deux revers en temps réglementaire à leurs 10 derniers matches. «Je n'ai rien à répondre à un joueur qui ne fait plus partie de mon équipe. S'il n'est plus avec nous, je n'ai absolument rien à lui répondre», a-t-il dit quand nous lui avons offert la réplique.

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