Une dernière pour Burris?

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«Je dois profiter au maximum de l'opportunité qui m'est offerte. Ça pourrait être ma dernière», a affirmé Henry Burris.

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CHRONIQUE / Henry Burris nous laisse tellement d'indices que ce n'est même plus drôle.

Le bon vieux quart-arrière a commencé à mettre la table dimanche, après la victoire du Rouge et Noir en finale de l'Est. Il était flanqué de ses fils lors de sa conférence de presse. Naturellement, il s'est mis à parler d'eux.

« Ma carrière de footballeur m'a poussé à passer trop de temps loin de la maison. Les garçons grandissent. Ils ont besoin de me voir plus souvent. Je dois être présent pour leur enseigner à devenir des hommes... »

Quelques minutes plus tard, en direct à la radio, il en a rajouté une couche en parlant du match de la coupe Grey. « Une victoire là-bas, ce serait comme mettre le glaçage sur le gâteau. Je pourrais célébrer cette victoire avec mon plus jeune, qui n'a jamais eu la chance de manger des céréales dans le trophée. Je pourrais aussi la partager avec le personnel administratif, les entraîneurs, tous ces gens qui mettent du temps et des efforts à développer le football à Ottawa. »

Puis, comme si on n'avait pas compris... « Je dois profiter au maximum de l'opportunité qui m'est offerte. Ça pourrait être ma dernière. »

Voilà.

Dimanche prochain, à Toronto, Burris pourrait bien enfiler ses épaulettes pour la dernière fois.

En quittant le terrain du BMO Field, au terme du match de la coupe Grey, il pourrait nous annoncer que sa carrière prend fin. Personne ne sera surpris.

On célébrera alors la fin d'une grande carrière. On se souviendra de lui comme un des trois meilleurs quarts de l'Histoire de la Ligue canadienne. 

Derrière Anthony Calvillo et Damon Allen, il complète le top-3 dans presque toutes les catégories statistiques importantes pour les passeurs.

Ici, dans la région d'Ottawa-Gatineau, on se souviendra surtout de lui pour son dernier acte.

En 2014, on lui a donné un mandat unique. À 39 ans, il devait devenir le visage d'une franchise toute neuve. On l'avait embauché pour son expérience, pour son talent, mais aussi pour sa personnalité. Avec son sourire et son attitude positive, il devait faire oublier les moments difficiles qui affligent à coup sûr les clubs d'expansion.

Personne n'aurait été capable de prédire la suite.

Personne n'aurait pu s'imaginer deux championnats de section en trois ans, encore moins deux présences en finale.

Sans oublier le titre de joueur par excellence remporté l'an dernier. Burris, faut-il le rappeler, avait été largué par deux organisations au cours des trois années précédentes.

« C'était peut-être la chose la plus difficile qui pouvait lui arriver, personnellement, mais c'était clairement la meilleure chose qui pouvait arriver au Rouge et Noir », a lancé Antoine Pruneau, à Toronto, plus tôt cette semaine.

C'était vraiment bien dit.

D'ailleurs, à cet effet...

Si Burris n'a pas encore dit explicitement qu'il compte accrocher ses crampons au terme de cette saison, c'est peut-être qu'il ne veut pas attirer toute l'attention vers lui.

Pas tout de suite, du moins.

Les coéquipiers ne sont quand même pas dupes. Ils sont bien au courant de ce qui se passe.

S'il est acquis que Burris a donné tout ce qu'il pouvait au Rouge et Noir, le moment serait bien choisi pour que le Rouge et Noir lui renvoie l'ascenseur.

Personne ne s'attend à ce que le vieux Hank renverse les Stampeders à lui seul. En fait, il faudra un gros, gros effort collectif pour venir à bout de la meilleure formation de toute la LCF.

Pruneau et les autres savent ce qu'ils ont à faire.

Burris a visiblement laissé ses gants blancs à la maison.

Dans un des nombreux événements publics auxquels il a participé, dans les derniers jours, on lui a parlé de ses démarches, complexes, dans le but d'acquérir la citoyenneté canadienne.

« Sans m'égarer dans les détails, je vous avouerai que nous avons récemment obtenu une raison supplémentaire de ne pas vouloir retourner nous établir au sud de la frontière. »

Un p'tit deux qu'il faisait référence à la récente élection présidentielle américaine.

Un jour, avant longtemps, faudra bien que le reste de la communauté d'Ottawa prête main-forte à Burris dans son dossier d'immigration.

Faudra s'en reparler, en temps et lieu.

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