Des hommes braves

Greg Ellingson a célébré son touché en faisant... (Adrian Wyld, La Presse canadienne)

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Greg Ellingson a célébré son touché en faisant un ange dans la neige.

Adrian Wyld, La Presse canadienne

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CHRONIQUE / On pourrait facilement décerner la première étoile à Kienan Lafrance, pour ses 107 verges gagnées par la course durant la première demie. Aussi, pour son immense touché qui a scellé l'issue du match.

On pourrait aussi la décerner à Tristan Jackson, pour son gros retour de dégagement qui a pris fin dans la zone des buts des Eskimos, vers la fin du troisième quart.

Ou encore au bon vieux Hank (Burris), qui a su conserver son sang-froid et qui est allé chercher deux ou trois gros premiers jeux aux moments cruciaux.

On va plutôt accorder cette distinction aux braves préposés au terrain de la Place TD. Avec leurs poussoirs à neige, ils ont travaillé encore plus fort que les joueurs. Ils ont commencé à dégager le terrain bien avant le botté d'envoi. Ils n'ont pas eu droit à un seul instant de relâche.

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, a remarqué la même chose que moi.

« Ces gars-là vont exiger une prime pour leurs heures supplémentaires. Moi,je sue à pelleter mon entrée de maison. Je peux juste m'imaginer à quel point ils étaient détrempés à nettoyer des largeurs du terrain », a-t-il balancé dans sa conférence de presse d'après-match.

Pour tous ces braves hommes, en ce lundi matin, on va poser une question toute simple aux dirigeants de la Ligue canadienne de football.

Ça prendrait quoi pour que vous acceptiez de décaler le début de la saison ?

Je sais bien que je ne suis pas le premier à vous faire cette proposition. On me dit que la question vous est posée, année après année, dans les conférences de presse qui sont organisées durant la semaine de la coupe Grey.

Ça pourrait se faire tout naturellement. Les premiers matches pourraient facilement être disputés au début du mois de juin. Les soirées sont douces agréables en juin. Les équipes canadiennes sont généralement exclues des séries de la coupe Stanley. Dans les chaumières, on rouspète. On n'a plus vraiment envie de regarder des matches de hockey à la télévision.

Si on devançait le début de la saison d'un mois, on pourrait finir ça en beauté, dans un beau dimanche ensoleillé d'octobre, quand il fait entre 12 et 15 degrés Celcius à l'extérieur.

Au lieu de finir ça dans le premier blizzard de la saison...

La première étoile va aux pelleteurs, donc.

La deuxième va aux partisans, qui ont fait fi des conditions climatiques et qui ont rempli la Place TD pour une 10e et dernière fois cette saison.

Dans leurs rêves les plus fous, les dirigeants du Ottawa Sports & Entertainment Group (OSEG) ne pouvaient pas s'imaginer que leur club de football s'enracinerait aussi rapidement dans le marché.

Le Rouge et Noir a conquis le coeur de la génération montante, celle qui n'avait pratiquement jamais connu la LCF. Il a également séduit cette insaisissable communauté francophone qui ne traversait jamais le pont auparavant.

Une petite victoire la semaine prochaine à Toronto et l'histoire sera complète.

Une conquête de la coupe Grey pour mettre un terme à une disette longue de 40 ans dans la capitale. Surtout, pour enterrer, une fois pour toutes, l'étiquette d'éternels perdants qui collent à la peau de ses joueurs de football.

•••

En fait, les fans d'Ottawa ont l'occasion de remplir un autre stade de football, cette saison.

À moins d'une semaine du match de la coupe Grey, le BMO Field est loin d'afficher complet.

Il reste des tas de billets et il y en a pour tous les budgets. Une petite recherche, dimanche après-midi, nous révélait qu'on pouvait s'en procurer pour moins de 70 $.

La LCF a lancé une campagne publicitaire, dans les dernières semaines, dans une ultime tentative de mousser les ventes. Elle vise une clientèle bien précise. Dans le message qui passe en boucle dans les pauses publicitaires, sur les ondes de CTV, on peut voir des dizaines de jeunes adultes se rendant au stade en portant les couleurs des neuf équipes du circuit sur le dos.

Après avoir enduré le vent et la poudrerie, on présume qu'un petit voyage de 400 kilomètres sur l'autoroute 401 ne devrait pas trop effrayer les membres de la #RNation.

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