Marvin le mentor

Andrew Hammond portait jeudi le masque de Marvin... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Andrew Hammond portait jeudi le masque de Marvin le Martien, le personnage fétiche de l'ancien gardien des Sénateurs, Patrick Lalime. Les deux hommes, âgés respectivement de 28 et 42 ans, se sont liés d'amitié et ont visiblement plusieurs points en commun.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / Après Mike Condon et Craig Anderson, Andrew Hammond a lui aussi reçu son masque rétro.

Je vous en ai glissé un mot en début de semaine. Dans le cadre des célébrations du 25e anniversaire des Sénateurs, cet hiver, les trois gardiens du club porteront des masques rendant hommage à leurs illustres prédécesseurs.

Contre les Predators, jeudi, Condon portait une réplique du masque que portait Ron Tugnutt au milieu des années 1990.

Depuis quelques jours, à l'entraînement, Anderson en essaie un qui ressemble à celui que possédait Damian Rhodes à la même époque.

Hammond, lui, doit faire revivre le masque le plus populaire de l'histoire des Sénateurs. Si on lui donne un jour la chance de reprendre sa place devant le filet, on assistera au grand retour de Marvin le Martien à Kanata.

Le Hamburglar jubile. Marvin le Martien, c'était le personnage fétiche de Patrick Lalime.

Le Burglar aime beaucoup Lalime. Les deux hommes se sont liés d'amitié, à la fin de l'hiver 2015, durant cette séquence complètement folle où les Sénateurs ont gagné 20 de leurs 25 dernières parties pour se qualifier pour les séries.

Lalime visitait alors souvent Ottawa dans le cadre de ses fonctions d'analyste à TVA Sports. Il s'est reconnu en Hammond. Une vingtaine d'années avant lui, il était aussi un peu sorti de nulle part pour prendre la LNH au complet par surprise.

On pouvait souvent les voir, discuter ensemble, dans le coin du vestiaire qu'occupe depuis toujours le gardien de buts numéro deux.

«Patrick, c'est plus qu'un ami. C'est un mentor pour moi», dit Hammond.

Et, quand on y pense, le mentor pourrait lui être toujours très utile aujourd'hui.

Hammond traverse une mauvaise passe.

On a tout de suite compris que l'acquisition de Condon dans une transaction pouvait lui coûter cher.

Les Sénateurs voulaient d'abord et surtout se protéger, au cas où Anderson doit s'absenter pour une période prolongée. Mon petit doigt me dit qu'ils cherchaient aussi à s'améliorer à la position de gardien de buts numéro deux.

D'ailleurs, le prochain membre de la direction qui se portera à la défense du Burglar publiquement sera le premier.

«Moi, je ne suis pas prêt à lancer la serviette», m'a lancé Lalime lorsque je l'ai contacté par téléphone, jeudi après-midi.

«Il ne faut jamais compter pour battu un gars qui a passé sa vie à se battre pour gravir tous les échelons.»

Encore une fois, l'ancien gardien de Saint-Bonaventure a une étrange impression de déjà vu.

En 1997, un an après avoir fracassé un record de la LNH en débutant sa carrière avec une séquence de 16 parties sans défaite chez les Penguins de Pittsburgh, Lalime a repris le chemin des ligues mineures.

Les circonstances n'étaient pas les mêmes, mais il a quand même été obligé de passer deux saisons entières dans la défunte Ligue internationale avant d'obtenir sa chance de rebondir à Ottawa.

Lalime n'a pas trop souvent la chance de passer au Centre Canadian Tire par les temps qui courent. S'il avait la chance de se retrouver face à face avec Hammond, il saurait fort bien quoi lui dire.

«Je lui dirais de ne surtout pas écouter tout ce que les gens ont à dire à son sujet. Dans la vie, il y a toujours des gens qui sont prêts à te prédire le pire. Dès le début de sa grosse séquence, il y a deux ans, des gens nous annonçaient déjà qu'il s'agirait d'un feu de paille. Andrew ne doit surtout pas s'arrêter à ça. Il doit continuer à faire ce qui lui a permis de connaître du succès dans le passé. Il doit continuer à se battre.»

Le message est lancé.

•••

Scène particulière au centre de la glace du CCT, juste avant le match de jeudi.

Les Sénateurs ont improvisé une petite cérémonie pour rendre hommage à Mike Fisher. On tenait à souligner son 1000e match en carrière, joué à Nashville le 3 mars dernier.

Ses vieux copains Daniel Alfredsson, Erik Karlsson, Chris Kelly, Chris Neil et Zack Smith sont venus le féliciter sur le tapis rouge. On lui a remis une toile de l'artiste de la région Tony Harris.

Celui qu'on surnommait «Fish» a quitté la capitale il y a cinq ans. À certains égards, on le traite comme s'il faisait toujours partie de l'organisation.

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