Les défis de Boudreau

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Le Wild du Minnesota a un dossier de 8-5-1 bon pour le 3e rang de la division Centrale.

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CHRONIQUE / Nous avions été prévenus. Bruce Boudreau n'est pas trop souvent dans son assiette, ces temps-ci.

Les thérapeutes et les médecins du Minnesota ont été passablement occupés dans les premières semaines de la saison. Le Wild, qui possède la sixième masse salariale la plus élevée de toute la Ligue nationale, n'a pas vraiment le loisir de perdre des joueurs importants, trop longtemps.

Tout ça le rend maussade.

Lorsqu'il s'est présenté devant les journalistes, quelques minutes avant le match de dimanche, il semblait vivre une de ces « mauvaises » journées dont on nous avait parlé.

« Je suis peut-être plus sévère envers mes joueurs que l'observateur moyen, mais il me semble que nous sommes capables de faire mieux. Si nous avions joué correctement, nous aurions pu transformer trois de nos plus récentes défaites en victoires », a-t-il balancé d'entrée de jeu.

« La différence entre les très bonnes équipes et les équipes médiocres n'est pas toujours énorme. Dernièrement, nous flirtons avec la médiocrité. »

Boudreau savait pourtant dans quel genre de situation il s'embarquait, l'été dernier, quand il a choisi la troisième destination de sa carrière d'entraîneur-chef dans les majeures. Au moins deux équipes étaient à ses trousses.

Les Sénateurs aussi s'intéressaient à lui.

S'il avait choisi de poursuivre sa carrière à Ottawa, il aurait pu s'éviter les problèmes de plafond salarial. Il aurait aussi pu éviter la très compétitive division Centrale.

« Les Sénateurs ou le Wild ? Je croyais l'été dernier que les deux équipes avaient un très bon potentiel. En fin de compte, je n'ai pas eu besoin de réfléchir trop longtemps. L'offre formelle du Minnesota est arrivée plus rapidement et je me suis empressé de l'accepter. »

« Vous savez, pour un gars comme moi qui a passé une trentaine d'années à travailler dans les mineures... L'offre du Wild était fort généreuse. C'était, de loin, l'offre la plus généreuse de toute ma carrière. »

L'homme de 61 ans n'est pas encore très bien placé pour parler de la division dans laquelle il travaille. « Nous avons joué seulement trois de nos 14 premières parties contre des formations de notre section », soutient-il.

Il croit cependant que certains observateurs ont tendance à exagérer son talent.

Il croit qu'il n'existe plus tellement de « maillons faibles » dans la LNH.

« L'Association Est au grand complet a comblé le fossé qui existait il y a quelques années. Je ne sais pas à quel point les gens en sont conscients. »

« Il y a quatre ou cinq ans, les Capitals de Washington avaient une vraie formation complète de quatre bons trios. Les Penguins de Pittsburgh avaient quatre bons trios aussi. Après ces deux équipes de pointe, on notait un grand écart. Beaucoup de formations avaient deux trios médiocres. On ne voit plus vraiment cela de nos jours. Les dirigeants de plusieurs organisations ont fait du très bon travail. La profondeur s'est améliorée un peu partout », croit-il.

Boudreau vit quand même bien avec les irritants du milieu. Il vit bien avec son choix.

« Le Wild ressemble un peu aux Sénateurs. Il nous manque peut-être le gars qui est capable de changer l'issue d'un match. Nous n'avons pas de joueur comme Erik Karlsson. »

« Eric Staal est notre meilleur joueur jusqu'ici. Il joue exactement comme il jouait chaque soir en Caroline. »

Échos de vestiaire

Mantha et le filet adverse

Anthony Mantha disputera samedi soir son premier match de... (Photo Rick Osentoski, archives USA Today) - image 4.0

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Anthony Mantha disputera samedi soir son premier match de la saison dans la LNH, à l'occasion du duel Canadien-Red Wings.

Photo Rick Osentoski, archives USA Today

La direction des Red Wings ne pouvait ignorer les statistiques. À force de marquer des buts dans la Ligue américaine, Anthony Mantha a été rappelé par le grand club. La grande question, maintenant.

Que doit-il faire pour passer le reste de la saison à Détroit ?

« Dans les dernières années, il a compris qu'il pouvait se rendre très utile en se plaçant tout simplement devant le filet adverse », a expliqué l'entraîneur-chef Jeff Blashill au Detroit Free Press. « Anthony est un gros bonhomme. »

Mantha mesure six pieds et cinq pouces. Il est donc, officiellement, le plus imposant attaquant de son club. On ne sait pas trop ce qui lui arrivera lorsque Thomas Vanek sera prêt à récupérer son poste, plus tard cette semaine. « Il me semble plus mature, plus confiant que dans le passé, note Blashill.

Ça devrait l'aider dans l'avenir. »

Parenteau trouve sa place

Pierre-Alexandre Parenteau doit avoir surmonté sa déception du début de saison.

Se retrouver au ballottage, c'était peut-être la meilleure chose qui pouvait lui arriver. L'attaquant québécois se retrouve maintenant dans le premier trio des Devils du New Jersey. Il semble y avoir trouvé deux complices en Taylor Hall et Travis Zajac.

« Il suffit de jeter un coup d'oeil à sa feuille de route. Parenteau est toujours à son mieux lorsqu'on lui donne des partenaires de jeu de talent », souligne l'entraîneur-chef John Hynes. Le vétéran de 33 ans, qui a porté six uniformes différents depuis 2009, apprécie cette opportunité.

« J'aime jouer avec Taylor. Il a des ailes sur la glace. Travis, c'est Travis. Il prend toujours de bonnes décisions avec la rondelle », a-t-il confié au site NJ.com.

Giguère suivra-t-il Vachon ?

Pourquoi Rogatien Vachon a-t-il été obligé d'attendre une... (Archives, La Presse) - image 7.0

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Pourquoi Rogatien Vachon a-t-il été obligé d'attendre une trentaine d'années avant de rejoindre les immortels au Temple de la renommée du hockey?

Archives, La Presse

Il figurait au cinquième rang des meilleurs gardiens de l'Histoire de la LNH, avec ses 355 victoires, lorsqu'il a pris sa retraite. Il a soulevé la coupe Stanley à trois occasions. Il a été le joueur le plus utile à son équipe lors du tournoi de la Coupe Canada en 1976.

C'est à se demander pourquoi Rogatien Vachon a été obligé d'attendre une trentaine d'années avant de rejoindre les immortels au Temple de la renommée du hockey.

« Ça dépend plus souvent qu'autrement des autres joueurs et bâtisseurs qui sont en nomination chaque année », répond Bob McKenzie, qui siège au comité de sélection. Parmi les joueurs qui en seront à leur première année d'éligibilité en 2017, on trouve un autre gardien québécois qui a connu ses heures de gloire en Californie, Jean-Sébastien Giguère.

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