Gros bon sens

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, et le propriétaire... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Le maire d'Ottawa, Jim Watson, et le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Jim Watson a fait ce qu'il pouvait.

Il a fait son travail.

Le maire d'Ottawa l'a obtenue, sa rencontre avec la direction des Sénateurs. Ça s'est passé jeudi. On ne sait pas trop où, on ne sait pas trop quand, on ne sait pas trop comment. On sait juste pourquoi.

M. Watson a tenté d'inculquer un peu de gros bon sens aux gens qui dirigent le club de hockey.

Le match en plein air sur la colline du Parlement, c'était un beau projet. Mais c'était un projet un peu trop gros, un peu trop complexe. Ça ne pourra pas fonctionner.

Peut-on maintenant faire notre deuil de cette idée sans pour autant tout foutre en l'air ? La Ligue nationale de hockey est toujours ouverte à l'idée de leur confier l'organisation d'un match en plein air, en décembre 2017. Ce serait une façon parfaite de célébrer le 100e anniversaire du tout premier match de l'Histoire du circuit. Suffit de trouver un autre site, quelque part dans la région, où installer une patinoire sous les étoiles.

On ne sait pas trop comment ça s'est passé. Le maire n'était pas disponible pour commenter, en fin de journée.

De toutes façons, ce n'était pas nécessaire. Il a tout dit ce qu'il avait à dire durant son passage à l'émission du matin de CTV Ottawa, tôt jeudi matin. « Je ne veux pas renoncer au rêve. Nous sommes nombreux à vouloir célébrer le 100e anniversaire du premier match de l'Histoire de la LNH. Ce match avait été présenté ici même, dans notre ville. Il avait opposé les Canadiens aux Sénateurs », a-t-il rappelé.

« Nous tenons à ce que ce match soit le point final d'une année complète de célébrations dans notre ville. Puisque le gouvernement fédéral a dit qu'il n'était pas réaliste ou possible de présenter cette rencontre sur la colline, j'aimerais qu'on étudie un scénario alternatif. On va ajouter des gradins temporaires à la Place TD pour le match de la coupe Grey. On pourrait simplement les laisser en place pour accueillir une Classique extérieure de la LNH. »

« C'est une opportunité qui ne se représentera pas de sitôt. »

Bravo.

Tout est dit.

Ces trois paragraphes devraient suffire à convaincre n'importe qui de l'importance de cet événement.

La LNH s'est probablement égarée, ces dernières années, en permettant l'organisation d'un trop grand nombre de matches de saison régulière dans des stades. Celui octroyé aux Sénateurs aurait cependant un petit cachet historique. 

La LNH s'apprête à célébrer son centenaire. C'est à Ottawa, le 19 décembre 1917, que le tout premier match de l'histoire de la ligue a été disputé. Ce soir-là, à l'aréna des frères Dey, le Canadien a infligé un revers de 7-4 au club local.

Je maintiens tout ce que j'ai écrit en début de semaine. Les Sénateurs n'ont pas les moyens de regarder le défilé d'Ottawa 2017 passer sans y accrocher leur char allégorique. Dans le contexte de morosité actuelle, offrir un gros cadeau aux partisans ne serait pas une mauvaise idée.

Au-delà de tout ça, il faut se dire qu'Ottawa n'a pas assez souvent la chance d'avoir les projecteurs braqués vers elle. Quand la LNH décide de venir célébrer sur son territoire un anniversaire, au lieu de se diriger vers ses voisines Montréal et Toronto, elle ne peut pas choisir de passer son tour.

Ah. Malgré nos demandes, les Sénateurs ont choisi de ne pas commenter cet épineux dossier. Si ce mutisme leur permet de réfléchir pour ensuite prendre les bonnes décisions, on n'a rien contre.

•••

Il y a des tonnes de raisons de s'inquiéter dans les premières semaines de la saison régulière de la Ligue nationale de hockey.

Certaines sont légitimes et valables. Allouer trop de lancers à l'adversaire, par exemple. Ça, c'est un problème sérieux. Carey Price est le meilleur gardien de buts au monde, mais il n'est pas un super-héros invulnérable. À l'usure, comme n'importe quel autre humain, il finira par flancher.

D'autres problèmes me semblent moins sérieux. Un joueur dans la force de l'âge qui démarre lentement, par exemple. Derick Brassard est le premier à s'inquiéter de sa fiche. Un but après 13 matches, c'est pour lui nettement insuffisant.

Il ne devrait pas s'empêcher de dormir avec tout ça. Il va finir par en marquer, des buts. C'est une simple question de temps.

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